Tour du monde, 1892, l'' semestre, p
de 4,000 environ ; il décida leur tamouchi à venir à Cayenne, où il reçut l'investiture du gouverneur Gerville-lléache; ils habitent le plateau et rallient autour d'eux les Indiens de la montagne : « C'est sur eux que repose tout l'avenir de la race indienne dans le pays. » Il découvrit de nouvelles tribus. Coudreau voudrait que l'on s'occupât d'eux, qu'on leur donnât des écoles : on pourrait bien imiter le Brésil, qui a nommée partout des directeurs d'lndiens\
Dans un troisième voyage, de 1889 à 1891, Coudreau a exploré l'Oyapok, étudié les affluents, et a fait le levé du fleuve jusqu'aux sources. Les récits très intéressants, très vivants, de ces voyages fructueux qui se continuent se trouvent réunis dans deux ouvrages : Chez nos Indiens, quatre années dans la Guyane française, 4887-1891, Paris, Hachette, 1893; et la France équinoxiale, 2 vol. in-8o, Paris, Challamel, 1887. Dans un troisième, les Français en Amazonie, Paris, A. Picard et Kaan, 1887, il a surtout cherché à vulgariser, d'une façon très heureuse, la description des paysages amazoniens, en môme temps qu'il a rappelé les entreprises françaises sur diiïércnts points de la région équatoriale.
Everard im Thurn. — Un Anglais a fait pour la Guyane anglaise (occupée en 1815) ce que Coudreau a réalisé pour la région française ; c'est Everard im Thurn, qui a parcouru le pays pendant neuf ans depuis 1883; ses récits ont été recueillis dans les Proceedings de Londres *.
Guyane hollandaise. — Les Hollandais s'établirent à la Guyane en 1667 pour rechercher les mines d'or; leurs compagnies minérales ne réussirent guère au iviii» siècle; mais en 1874 ils ont trouvé des gisements fructueux sur le Maroni; ils se sont fait adjuger la région contestée entre l'Aoua et la Tapanahoui en 1891; on comptait, en 1888, 3,000 personnes travaillant en permanence dans les placers de l'Aoua. Le dernier explorateur hollandais est le docteur Ten Kate, qui a étudié les Caraïbes jusqu'au Maroni, où il retrouva Apatou, le compagnon de Crevaux, devenu chef d'un village de Galibis qu'il a fondé. Son voyage eut lieu en 1885-86.
Description générale de la Guyane. — « Qu'on s'imapine un pays plein de forêts el vide d'iiabilants, entrecoupé d'innombrables rivières entrelacées, larges, profondes, semées de rochers, de rapides, de sauts, où les canotiers médiocres se noient, et où les excellents font 4 kilomètres par jour ; qu'on se figure des lacis de marécages pleins de roseaux