VI. — Sociétés de Secours mutuels de l'A, Z. P
Etant donnée pareille facilité, pourquoi dans tous nos centres ouvriers ou ruraux nos adhérents ne se grouperaient-ils pas pour constituer entre eux une mutualité qu'ils feraient approuver et qui prendrait le titre de « Société de secours mutuels deV Action Libérale Populaire de ... »
L'administration ne peut faire aucune difficulté pour leur accorder l'approbation demandée. L'^. Z. P. est,
en effet, une association déclarée, parfaitement en règle avec la loi, et ses membres peuvent organiser entre eux une société de secours mutuels au même titre que le peuvent les membres d'une société de tir, de gymnastique ou de toute autre association légalement déclarée. Déjà, en plusieurs endroits, nos amis ont eu Texcellente idée de prendre une initiative de ce genre, et leurs efforts ont été couronnés de succès. C'est ainsi, par exemple, que notre Comité d'Auneuil, dans l'Oise, a organisé l'année dernière, d'après nos conseils, la « Société de secours mutuels de V Action Libérale Populaire du canton d'Auneuil ». Le 3 septembre 1904, les statuts de la société ont été approuvés par un arrêté du ministre de Tlntérieur; cet arrêté était signé : Emile Combes (1). L'exemple est probant ; il établit la parfaite légalité de la manière de procéder préconisée par. nous. Il nous suffira, de le signaler pour que nombreux soient les Comités qui s'empressent de l'imiter (2).