Numéro de janvier-février 191r
être appliquée dans l’agriculture d’une manière stricte et générale ». (1) Il n’en est pas moins décidé à reconnaitre que certains travaux, notamment le pansage des animaux, sont obligatoires le dimanche comme les autres jours ; mais ce qu'il voudrait, c’est qu'on ne püt exécuter aucun travail ce jour-là dans les champs. Plus ambitieux même et faisant compte rigoureux, il émet l’idée nouvelle qu’en compensation des heures passées à soigner les animaux le dimanche, l’employé devrait réclamer à son patron un congé annuel ou mensuel en rapport avec le temps durant lequel il aura travaillé.
Bien des fois il nous est arrivé de contrôler sur place, auprès des ouvriers agricoles, l'exactitude avec quoi Dumont reproduit la pensée unanime des domestiques et salariés de l'agriculture. Tous, sans aller jusqu’à demander un repos compensateur pour les menus travaux du dimanche, aimeraient bénéficier au même titre que les ouvriers urbains de la loi de 13 juillet 1906, adaptée aux besoins de leur profession. Revendication bien naturelle, mais à laquelle cependant deux gros obstacles empêchent
de donner complète satisfaction.
$82.— Les obstacles au repos hebdomadaire
Le premier de ces obstacles tient à la nature du travail
agreste; le second vient des ouvriers eux-mêmes.