Adam Smith, Wealth of Nations, t.I,1. I, ch. VIII, p. 8o
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dans l’ordre des choses ; et quand le patron y déroge on peut, à moins qu il ne s'agisse d'un philanthrope d’une espèce bien rare, être sûr qu’il y est poussé par la nécessilé.
Telle est bien la pensée de M. le professeur Souchon qui, le 45 mars 1910, dans un discours prononcé au Musée social, affirmait que « les cultivateurs ne consentiront à leurs employés des augmentations de salaire que s'ils y sont contraints par des grèves » (1).
Prophélie vraiment bien sombre. à la réalisation de laquelle Iltalie nous fournirait peut-être un moyen d'échapper. Ce moyen, que bientôt nous étudierons plus en détail à propos du minimun de salaire, consiste à créer des commissions mixtes de patrons et d’ouvriers chargées d'établir, d’un commun accord, le taux du salaire agricole. C’est ce qu'ont essayé les paysans italiens de la province de Foggia ; nous rechercherons tout à l'heure s’il y a lieu
de suivre leur exemple.
$ 3. — La protection légale des salaires agricoles
Le salaire présente une telle importance pour l’ouvrier soit urbain 'soit rural, qu'une étude le concernant serait nécessairement incomplète si elle ne s’occupait de sa
protection légale, Il ne suffit pas en effet pour l'employeur