‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 49 sur 91 · Paul Dupont, l'Assurance contrele chômage · texte numérisé non relu

Paul Dupont, l'Assurance contrele chômage

tain. Quelques-unes ont valu à leurs créateurs les plus graves mécomptes, pour cette raison surtout que les fonds n'en peuvent être suffisants que moyennant un sacrifice pécuniaire hors de proportion avec les facultés des affiliés.

C'est pourquoi, dans certains endroits, les ouvriers agricoles trouvent plus simple et plus sûr de demander du travail à l’industrie pendant la saison d'hiver. MM. de Lavergne et Paul Henry (1) citent en exemple les ouvriers du Jura, qui s emploient dans les fabriques de montres et d’horloges quand les champs n’ont plus de travail à leur fournir; les ouvrières des pays du Nord et du Centre, qui font de la dentelle pendant la morte-saison; les journaliers de l'Est, qui font de la vannerie.

Parmi les personnes qui ont été les plus ingénieuses dans leur plan de lutte contre le chômage, il est indispensable de citer M. Pavlovsky, dont les Annales du Musée social ont mentionné, en 1906, une conférence des plus hardies : «Les chômages des ouvriers de la campagne, disait-il, constituent une sérieuse préoccupation dans bien des régions de la France. On a cherché divers moyens d'en atténuer les effets, sans y arriver toujours. Or, en profitant de la différence des saisons entre l'Europe et l’Amérique du Sud, principalement la République Argentine, qui, par son climat et ses cultures, se rapproche davantage de l'Europe, on pourrait arriver, peut-être, à suppri-

mer complètement les chômages. En effet, tandis que la

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