‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 52 sur 91 · Henry Girard, la Réforme sociale, 1* avril · texte numérisé non relu

Henry Girard, la Réforme sociale, 1* avril

2 Rocquigny, loc. cit., p. 26.

8. Les registres prévus par la loi de 1904 ne sont obligatoires que dans les communes qui ont plus de 10.000 habitants.

4. C’est ainsi que la Section des ouvriers agricoles au ministère hongrois de l'Agriculture tient double liste des ouvriers en quête de travail et des patrons en quête d'ouvriers. On n’a qu’à lui demander des adresses d'employeurs ou d'employés.

5. Projet de loi relatif à la création des bureaux interrégionaux de placement pour les ouvriers agricoles.

tint —

rentes l'Autriche, le Canada et plusieurs États de l’Allemagne.

L'amélioration serait plus complète encore si les registres communaux devaient faire mention sommaire du passé de l’ouvrier, surtout quand il s’agit de domestiques, afin que l'employeur sache qui on lui propose. Ce passé serait connu par la simple lecture d’un livret individuel où chaque patron devraitinscrire toutes mentions utiles. Ce serait une garantie tacite de moralité, analogue à celle qu'exige des ouvriers dont il veut bien s'occuper le Syndicat français de la main-d'œuvre. Le système fonctionne dans le royaume de Roumanie, où il semble donner d'excellents résultats. Pourquoi ne l’acclimaterait-on pas en France ? Les bons ouvriers seraient les derniers à s’en plaindre et les mauvais auraient tout avantage à devenir meilleurs, sous peine de ne pas trouver facilement du travail (1).

Nous pensons donc que la loi consentirait une heureuse amélioration aux patrons comme aux ouvriers agricoles en créant ces livrets individuels de travail, en instituant un service communal de placement et en subventionnant les sociétés mixtes qui se donnent pour but la suppression du chômage ouvrier.

1. Baudrillart, en 1885, rapportait dans son Enquête rurale que plusieurs patrons réclamaient l'institution obligatoire de ces livrets. Divers conseils généraux, ceux du Calvados et de la Seine-Inférieure

entre autres, ont plusieurs fois émis le vœu que cette institution fat légalement créée.

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