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Augé-Laribé, le Problème agraire du socialisme

2. Les causes coutumières de résiliation les plus courantes sont : pour le patron, l'inconduite notoire de l'employé, son infidélité constatée, son insubordination habituelle, sa mauvaise santé ; pour l’employé, les mauvais traitements, la privation de nourriture, la maladie, l’excès de travail.

tandis que chez nous cette grève est considérée comme un droit-liberté, en plusieurs pays elle se trouve prohibée de façon rigoureuse, En Hongrie, par exemple, les autorités ont le devoir de ramener par la force au chantier tous les ouvriers grévistes ; en outre, les meetings ayant pour objet la cessation concertée du travail sont formellement interdits, et les employés qui se présentent sans leurs outils ou sans leurs auxiliaires se voient punis d’un emprisonnement de soixante jours et d’une certaine retenue sur leur salaire (1). En Prusse, les ouvriers de la campagne qui s'entendent pour refuser tout travail sont passibles d’un an de prison en vertu de la loi du 24 avril 1854 (2). Au Danemark, toute personne qui, par des promesses ou de quelque autre manière, incite des ouvriers étrangers à ne pas remplir leurs engagements, doit être condamnée à 50 ou 1000 couronnes d'amende, sans préjudice de dommages-intérêts que peut lui réclamer l’employeur lésé (3). En Roumanie enfin, si l'employé refuse d'exécuter ses obligations, son patron peut, avec le concours du maire et d'un conseiller communal, engager d’autres ouvriers au compte de celui qui se dérobe (4).

Ainsi donc dans les principaux pays agricoles la grève est interdite. En France, au contraire, elle est permise et

bien des exemples nous en ont été offerts. Dans la Brie,

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