Compère-Morel. Journal Officiel du 44 décembre
maisons où parfois quinze personnes et plus, des deux sexes et de tout âge, couchent les unes près des autres. »
Plus ou moins accentués, ces regrettables inconvénients se retrouvent un peu partout dans les campagnes de France. Le couchage est fort négligé au point de vue moral et matériel « Chacun a bien son lit, soupirait Batisto Bonnet en 1894, mais ceux de planches ne sont pas les meilleurs, à cause des punaises, de la poussière et des débris de paille ; les autres, au contraire, formés de traverses de saule, ont moins de vermine, moins de débris de paille, moins de poussière et sont ainsi beaucoup plus sains. » (1) Et M. Augé-Laribé déclare : « Même dans les grands domaines du Midi, où toutes les constructions sont récentes, le bâtiment réservé aux domestiques comprend seulement, au rez-de-chaussée, une grande salle servant de réfectoire, et au-dessus, directement sous le toit, un dortoir avec de la paille répandue sur le plancher, et le long des murs une planche pour supporter les vêtements. Nous avons. pu voir, dans un grand domaine, un domestique malade ainsi couché dans la paille et recouvert de vête-
ments entassés (2). »
$ 3. — Des améliorations légales nécessaires
Voilà de véritables abus. Il importe de les faire cesser
partout où ils se manifestent. Qu’une loi intervienne pour