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La solution du problème est tout autre. Il s'agirait non pas d'opérer une pression brutale sur les individus, mais de les inviter à effectuer les modifications les plus urgentes, et de les y inciter au besoin par des subventions forfaitaires ou proportionnelles aux dépenses consenties. Il s'agirait aussi de répandre la connaissance des lois sur les habitations à bon marché, que nos paysans ne possèdent pas mieux que la loi des XII Tables. La leur signaler, la . leur expliquer serait tout à fait méritoire. Leur dire que les articles 9 et 12 de la loi du 12 avril 1906 éxonèrent les habitations à bon marché de l'impôt des portes et fenêtres et de la contribution foncière pendant douze années à compter de leur achèvement, déciderait peut-être quelques petits agriculteurs à bénéficier de pareilles dispositions (1), mais ici encore l'intervention du législateur serait indispensable pour amplifier la loi et la rendre d’une application plus générale.
C'est donc au législateur qu’à nouveau, nous ferons appel, car lui seul peut entreprendre la tâche devant laquelle trop d'hommes reculeraient. L'œuvre est socialement nécessaire, elle est humainement utile. A la collectivité de s’y adonner avec laide de ses représentants !
1. C’est ce que pensaient les membres du Congrès de la mécanique agricôle, qui, le 22 février 1911, émettaient le vœu qu’on fit connaître
aux intéressés, par tous les moyens possibles, les lois de 1908 et de 1909 sür la propriété et le bien de famille.