Rapport à la Société nationale d’agriculture
quelconque de son salaire pour lui constituer d'office une rente viagère, qu’il ne touchera d’ailleurs que s’il est vivant à soixante-cinq ans, constitue en réalité un impôt sur le travail ».
M. Jay au contraire écrivait en 1895 que « l’assurance ouvrière contre la vieillesse sera obligatoire ou ne sera pas (1), » et M. Robin se persuadait que, facultative, la retraite ne profiterait qu'aux hommes énergiquement économes, c'est-à-dire à ceux qui justement n'ont besoin de personne pour épargner (2).
Dans l'enceinte parlementaire, tandis que MM. Fernand de Ramel, Audiffred et quelques autres jugaient l'obligation « humiliante etcontraire à lasaine morale »,MM. Viviani Millerand et Guieysse s’en faisaient maintes fois les apôtres convaincus.
Nous verrons bientôt que c’est eux qui finalement, en violation de la volonté très formellement exprimée par les groupements consultés, triomphèrent (3).
S'ils ont triomphé, c'est que leurs arguments paraissaient posséder cette puissance de conviction qui s’attache à tous ceux dont on ne peut critiquer ni la pondération, ni la base posilive. Leur substance ? Nous la trouvons admirablement résumée dans le Dauloz périodique de
1910 (4 partie, p. 65.) Elle porte sur ce que, l'impré-