‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 83 sur 91 · Réforme sociale, 16 février 1911, p · texte numérisé non relu

Réforme sociale, 16 février 1911, p

années de son existence dans une aisance d'autant plus grande qu'il se sera montré plus économe et plus prévoyant.

Sans doute, et nous nous répétons ici, la loi du 5 avril 1910 n’est pas parfaite, Il serait même invraisemblable que ses auteurs eussent eu la prétention de la faire telle du premier jet. Que de griefs on lui a faits! Prélèvement fixe malgré la variabiliié des salaires, nécessité de nouveaux fonctionnaires épuisement par l'obligation de la faculté d'épargne des salariés, chiffre de retraite trop faible, allocation de la pension à un âge trop avancé, toutes les critiques se sont acharnés contre elle.

Et quelques-unes son judicieuses. a) Rien n’est plus exact que l'affirmation suivant laquelle une amélioration notable serait possible sous le rapport de l’âge d'entrée en jouissance, À soixante ans, la mortalité n'est que de 8,30 0/0, tandis qu'à soirante-cing ans elle est déjà de 8,60 ; à soixante-huit de 9,18 ; à soixante-dix de 9,56 ; à soirante-douze de 10,49, à soixante-quatorze de 11,54; à soixante-quinze de 12,14 ; à soirante-dix-huit de 15,10 : à quatre-vingt-deux de 20,1, et à quatre-vingt-quatre de 22,9 0/0 (1). Dans ces conditions,on devine l'intérèt qu’il y aurait pour le petit cultivateur, propriétaire ou salarié, à ce que l’âge de la retraite fût abaissé : car non seulement la mortalité est plus forte à soixanle-cing ans qu'à soixante,

mais encore les chances de longue vie, à cette époque,

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