DE LA DEUXIÈME ÉDITION
Des calamités sans exemple ont frappé noire pays ; il ne m*appartient pas d'en rechercher ici les causes ; je dirai seulement qu'on trouverait peut-être la principale de ces causes, celle qui a engendré toutes les autres, dans cet entraînement pour les jouissances matérielles, que je déplorais déjà dans la préface de la première édition de ces Éludes, comme étant incompatible avec la conservation des forêts, et qu'on remarque non seulement chez les hommes illettrés, mais aussi, il faut bien l'avouer, chez ceux qui, parleurs richesses, leur éducation et leurs lumières, sont appelés à diriger les autres. « Plus d'États ont péri parce qu'on a violé les mœurs, que parce qu'on a violé les lois * », et il no faut pas beaucoup connaître Thistoire pour savoir que, de tout temps, la décadence des nations a été déterminée par la corruption des hautes classes. On reproche au prolétariat ses convoitises matérielles! Et celles des gens qui possèdent, sont-elles plus excusables et moins