francs
Une somme valoir de 15 TA a été ajoutée au coût destravaux, * ainsi que 3 °/, pour frais généraux.
Le devis ne paraît pas comprendre le coût de l'aménagement des ports, sauf un bassin-port dans la section de Givors au Pont-de-l'Isère, prévu pour 601.377 francs.
Les travaux prévus, autres que les souterrains, écluses et ouvrages déjà cités, se composent des terrassements, travaux à
- exécuter pour assurer lescommunications sur routes et chemins, pour l'écoulement des eaux, pour la déviation et rectification des voies ferrées, travaux d'étanchéité, de protection, de consolidation et d'assainissement des tranchées et remblais.
M. Armand, dans son rapport au Conseil supérieur des travaux publics, publié en juin 1919, évalue la dépense de son projet d'aménagement par barrages et dérivations à la somme de 495.150.000 francs si les écluses sont de 12 mètres, et à celle de 511.375.000 francs, si les écluses sont de 20 mètres. Au tarif d'après-guerre, M. l’Inspecteur général de la Brosse porte la dépense de l’aménagement de cette partie du Rhône à 750 millions.
L'exposé des motifs du projet de loi sur l’aménagement du Rhône, voté par la Chambre des Députés le 16 octobre 1919,
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apprécie comme Pordre de grandeur de la dépense à pré voir, en majorant de 100 2}, les prix d’avant- -guerre et en ajoutant au prix de Rs intérêts intercalaires, les frais accessoires, les dépassements possibles. Ces prix s’entendent avec un ou deux barrages et une dérivation entre la frontière
et Seyssel, 8 dérivations éclusées en amont de Lyon, 12 déri- vations éclusées de là à la mer, des usines hydrauliques à
chaque dérivation, et des ouvrages permettant - le passage de chalands de 1200 tonnes. L'évaluation comprend encore les travaux nécessaires pour l'aménagement agricole de 260.000 hectares de terrain à irriguer, avec les canaux phases et les stations de pompage.
. La dépense, ainsi calculée, serait de 240 millions pour l’irri= gation. Pour la navigation, elle serait de 188 millions pour l’amont de Lyon, 100 millions pour l'aval, total 288 millions. L'aménagement de l'énergie coûterait 616 millions pour l’amont de Lyon, 925 millions pour l'aval, total 1541 millions. Le collecteur d'énergie unissant les usines génératrices et la ligne de transport de force à Paris coûteraient 200 millions.
Le total général est donc de 2 milliards 269 millions, soit deux milliards et demi avec les frais accessoires et les intérêts intercalaires pendant la construction.
191. Economies proposées par MM. Le Vallois et Chambaud de la Bruyère. — M. le commandant Le Vallois estime, sans que nous ayons à ce sujet de chiffres précis, que son projet de canal à très longs biefs serait beaucoup moins coûteux que le canal à écluses de l’administration. Il propose d'établir 4 ou 5 biefs seulement sur les 270 kilomètres qui séparent Lyon et Arles, et 4 ou 5 plans inclinés avec élévateurs à bateaux, d’une hauteur de 30 à 40 mètres chacun environ.
Il ne semble pas que la réduction de prix obtenue par la suppression des écluses et de leurs accessoires puisse être bien considérable, puisque le devis des Ponts-et-Chaussées ne comprend ces travaux que pour moins de 33 millions; etil faut tenir compte du coût des ascenseurs sur plans inclinés.
D'autre part, il est possible que les très longs biefs de ce projet permettent d'adopter un tracé plus facile et moins coûteux que celui de l'administration, peut-être en évitant une-partie des tunnels.
Nous avons vu que M. Chambaud de la Bruyère estime que son projet coûterait 300 millions, soit environ 200 millions de moins que le projet de l’administration. Mais nous avons résumé‘ l'argumentation de la Chambre de Commerce de Lyon