LE NON ÉCONOMIQUE ACTUEL
; Les remorquents à grappins, qui prenaient appui sur fe fond du fleuve, ont disparu. Le touage est employé par une compagnie, entre l'Isère et l’Ardèche, sous une forme spéciale; pour éviter que le câble ne se couvre de graviers, le câble est enroulé dans le toueur, qui le déroule en destendant, et, aussitôt, l'enroule de nouveau en remontant.
La traction normale, sur le Rhône, se > fait par des remorqueurs, dont la puissance varie de 700 chevaux, pour les plus anciens, à 2.000 pour les derniers. La « France », qui à commencé son service le 13 avril 1913, put à son premier voyage, pendant une crue donnant un courant de 3 à 4 mètres par seconde, traîner un chargement de 1420 tonnes en trois cha- Jands, de Beaucaire à Lyon, soit 274 kilomètres, en 48 heures; il lui fut possible d'admettre ensuite des chargements de 1.500 tonnes. Ces remorqueurs sont coûteux lorsqu'ils parcourent la partie calme du fleuve, notamment en aval d'Arles, car ils sont alors trop puissants pour le travail qu'ils ont à faire.
Sur la Saône, le régime plus calme de la rivière permet l’emploi de petits remorqueurs à hélice.
Le coût du transport sur le Rhône, en 1909, alors qu'une seule compagnie, en fait, faisait les transports, paraissait être d’environ0 fr. 023 par tonne kilométrique. L'aménagement intégral du Rhône, d’après la Chambre de commerce de Lyon, permettrait de faire tomher ce chiffre à 0,015 et même à 0,012 par tonne kilométrique.
TROISIÈME PARTIE L'AMÉNAGEMENT DU RHONE AVANTAGES ÉCONOMIQUES TRAFIC INTERNATIONAL