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Nous ne parlons pas, naturellement, du temps de guerre

plique que par nant de ue voies commerciales, à quoi il faut sans doute ajouter une bonne organisation économique de ces voies.

57. Nécessité de développer le commerce extérieur et le transit français. Voies de transit à créer. — Ces résultats ont frappé les économistes et les commerçants qui ont nettement vu quelle devait être la riposte. Il suffit de prendre une carte du monde, notamment en projection de . Mercator qui a l'avantage de donner sensiblement des lignes droites pour trajets directs sur la sphère terrestre, pour voir que c’est par la France que devrait passer, d’occident en orient, le grand transit commercial à destination de l’ancien continent. D'autre part, Marseille doit normalement avoir l'avantage sur Gênes pour le commerce de la Méditerranée à destination de la France et des Iles Britanniques.

De nombreux projets, basés sur cette idée que la France doit être une grande route de transit, ont été élaborés; il faut songer à les réaliser. Le tunnel de la Manche se fera certainement, ouvrant une voie de fer pour les voyageurs et les marchandises exigeant une grande vitesse. L’absurde concentration des chemins de fer français à Paris, et l’absence de grandes lignes transversales formant lignes de grand transit a soulevé d’énergiques protestations; il faudra bien que l’on arrive à aménager la ligne du « 45° parallèle » Bordeaux-Lyon-Tgrin, sur laquelle se greffera, à Lyon, la ligne « Suisse-Océan » par Genève!. Le projet de chemin de fer de Saint-Amour à Bellegarde ou à Valleiry, auquel se joint le projet de percement des Alpes à travers le massif du Mont-Blanc, permettrait, par sa réalisation, de conserver au territoire français une partie importante du trafic, à destination d'Italie, absorbé par le Simplon.

Le « British Chamber for French Riviera » vient de lancer un projet pour aménager une ligne Nice-Digne-Grenoble-Faucille- Lons-le-Saunier-Besançon-Nancy-Mézières-Namur-Anvers.

Depuis de longues années, le canal du Midi devrait être accessible à des bâtiments considérables, sinon à des bâtiments de mer. 11 faut que la Loire et sa jonction au Rhône

4. En janvier 1919, le Ministre des travaux publics a approuvé le programme présenté par le Conseil supérieur des travaux publics au sujet de l'amélioration des relations par chemins de fer entre Lyon et les ports de l'Océan. Dès maintenant, les réseaux intéressés sont mvités à améliorer l'exploitation entre Lyon, d'une part, et, d'autre part, Bordeaux, La Rochelle-Pallice et Saint-Nazaire. Voir l’intéressant article, donnant de nombreux détails techniques, de M. A. Pawlowski, dans la Nature du 5 avril 1919. Le 15 avril 1919 a été créé un express Bordeaux-Milan.

soient aménagées, de manière à permettre une ein importante el régulière.

Mais il faut aussi, et, peut-on dire, il faut s surtout que le Rhône devienne une grande artère navigable pour le trafic français et pour le trafic international. ce

Sans qu'il faille, par des exagérations, créer une crise des voies commerciales en les aménageant en trop grand nombre, il est permis d'être hardi : le tunnel du Gothard, inauguré le 21 mai 1882, devait donner, d’après les prévisions, un rendement kilométrique de 48.000 francs; or, en 1894, le rendement atteignait 60.000 francs. Le Rhin aménagé a donné des résultats étonnants dont nous parlerons plus loin. Et il ne s’agit pas seulement d'enrichir une compagnie de transports; il faut détourner le trafic afin de permettre, par l'établissement d’une nouvelle voie, en somme payée par des clients étrangers, l'envoi des produits nationaux à l'étranger et l’arrivée de produits étrangers dégrevés d’un prix de transport excessif.

Nous devons, car nous le pouvons, développer après la guerre le commerce français. Nos alliés sont disposés à nous aider à ce sujet. Ils savent ce que nous valons et s'intéressent à notre commerce. Dès 1916, à deux reprises, les missions économiques du Canada et des Etats-Unis ont parcouru la France, en ont étudié la productivité, les besoins et les capacités économiques. Le 10 janvier 1919, une mission d'ingénieurs américains a été reçue à Lyon par l'Association industrielle et la Chambre de commerce. Cette mission s’est beaucoup intéressée à la question de l’aménagement du Rhône.

Les transports ne sont pas tout; l’agriculture est une grande industrie française; le Rhône, les fleuves, les ruisseaux de France, mieux employés pour l'irrigation, peuvent féconder notre sol.

Enfin, nos fleuves, le Haut-Rhône surtout, nos torrents, nos rivières, peuvent nous donner la houille blanche et la houille verte, permettant un développement immense de l’industrie. IL faut aménager ces forces, coordonner leur utilisation et organiser le « réseau général des forces naturelles. »

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