‹ L'américanismeChapitre 25 sur 120 · LE CONGRÈS CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

LE CONGRÈS CATHOLIQUE

a contribué également aux meilleures relations qui viennent de s'établir [i). »

Les déclarations les plus intéressantes prononcées au congrès eurent trait aux questions politiques.

Walter Smith, de Philadelphie, donna une étude sur « le gouvernement civil et le citoyen catholique» ; Edgar Gans, de Baltimore, sur « la position de l'Eglise catholique vis-à-vis des institutions sociales, civiles et politiques des Etats-Unis». Les deux rapporteurs remarquèrent la défiance qui règne dans une large partie de la nation au sujet de l'attitude de l'Eglise catholique et des citoyens catholiques à l'égard des institutions républicaines. Ils s'efforcèrent de représenter «la véritable doctrine catholique» sur les relations de l'Eglise avec la société et le gouvernement civil. L'Eglise, dirent-ils, n"a de relations directes avec aucune forme de gouvernement. Elle ne regarde cependant pas l'Etat avec indiiîérence. Elle s'adapte avec toutes les formés de gouvernement, en maintenant que le gouvernement civil n'est pas un simple contrat social, mais qu'il est ordonné par Dieu et dépend de lui. Il y a une toi qui dépasse tout ce qui peut émaner d'un gouvernement humain.

(c) Correspondant, lo janvier 1894, p. 5.

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Avec l'Eglise, Dieu est le seul véritable souverain et la source de tout pouvoir. La souveraineté de Dieu vient de lui comme un dépôt. sacré et on doit user de ce dépôt pour le bien public. Le gouvernement constitué, en établissant et en faisant exécuter les lois, n'est qu'un écho de la voix du roi des rois ; obéir au gouvernement, c'est obéir à Dieu lui-même. Telle est la dernière sanction de la liberté humaine. « Nous ne prétendons pas seulement qu'un homme peut être catholique et bon citoyen américain, mais que s'il est un bon catholique, il est le meilleur et le plus loyal des citoyens. » L'Eglise catholique, elle seule a bien prêché et bien défendu la vraie liberté. Au lieu de trouver de l'hostilité dans la puissante influence morale qu'exerce l'Eglise, l'observateur sincère découvrira dans son enseignement et dans ses tendances la plus forte sauvegarde des institutions américaines, pour leur permanence et leur stabilité.

Parmi les autres déclarations faîtes sur le même sujet, on remarqua également celles de Mgr Foley, évèque de Détroit :

« Il n'y a pas de-plus grande folie que dédire que le but de l'Eglise catholique est d'essayer de renverEer la nation pour rétablir une hiérarchie papale. Nous ne demandons pas de changements, bien que nous

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devenions de plus en plus forts chaque année. Nous ne demandons qu'une chose, c'est que jamais, de quelque manière que ce soit, on n'unisse l'Eglise et l'Eiai, c'est que jamais on ne vote de loi qui empêche une créature humaine d'honorer Dieu selon les exigences de sa propre conscience (1). »

Deux jours sur cinq, au congres catholique, furent consacrés à la question sociale et la présence de Mgr Satolli rehaussa l'importance de ces discussions. Dans le discours qu'il prononça, il dit que le congrès social idéal fut tenu par le Christ au Sermon sur la Montagne. Lorsque le Christ apporta sur terre, du sein de son Père, les grandes vérités, l'humanité fut surélevée et entra dans un nouveau chemin de bonheur. Il apporta à la nature le don supplémentaire du surnaturel. Le suivre dans son œuvre est le devoir des catholiques. Qu'ils restaurent parmi les hommes la justice et la charité. L'Amérique est un champ spécialement béni par la Providence. « Allez en avant tenant d'une main le livre de la vérité chrétienne et de l'autre la constitution des Etats-Unis. La vérité chrétienne et la liberté américaine vous feront libres, heureux et prospères (2). «

(1) Barrows, II, p. 1409.

(1) n Go forward, in one hand bearing ihe book of Christian iruth, and in ihe olher ihe Constiiniion of the Uiiiied

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