‹ L'américanismeChapitre 36 sur 120 · TOLÉRANCE SCIENTIFIQUE · texte numérisé non relu

TOLÉRANCE SCIENTIFIQUE

En toutes matières, !e clergé des Etats-Unis a toujours voulu quelque chose de « prêchable ». Il l'a eu, quitte à présumer de Rome la permission de faire les transpositions nécessaires, tout en ne cessant de protester de son obéissance et de sa loyauté.

A la fin du XIX* siècle, un archevêque américain de passage à Paris disait au nonce que si les directions pontificales continuaient encore deux ans du train dont elles étaient parties, il n'y aurait plus moyen de prêcher le catholicisme outre- mer. — Qu'a répondu le nonce? demandat-on à l'archevêque. — « / dont care » répartit ' le prélat, et il passa à un autre sujet.

M. de Tocqueville remarquait que toutes les sectes américaines apercevaient le christianisme sous le même jour. Elles n'ont point changé et au commencement du XX'^ siècle, elles le considèrent encore dun point de vue simple, général, positif. Cette manière de l'envisager semble devoir diminuer aux Etats-Unis l'inten-

tions ont duré un an; mais moyennant quelques légères corrections, Rome finit par accorder la permission sollicitée.

La manifestation théologique faite par un prêtre dans The Independent, 19 mars 190Î, A root-trouble in catliolicism, mé paraît un cas trop isolé pour qu'il soit légitime d'en tirer des conclusions ; mais elle est assurément trèspropre à entretenir lesinquiétues des intégristes sur l'orthodoxie du clergé catholique aux Etats-Unis.

nii,GtH>^le

Page 1