OUTRE -MER
Léon XIII accentua ses directions politiques et sociales. Elles furent fidèlement suivies et répétées par un homme de talent, que sa naissance semblait attacher au parti royaliste : le comte Albert de Mun. Son adhésion, qui ne souleva que quelques protestations, montra la ruine définitive des anciens partis(i).
Des catholiques et des royalistes continuaient chaque jour à faire leur paix avec la République et les libres-penseurs prenaient un ton radouci pour parler de l'Eglise. Dans ce rapprochement les Etats-Unis semblaient servir de modèle et d'idéal. Un écrivain, M. Paul Bourgct, dont un récent roman. Le Disciple^ paru en juin 1889, avait contribué à créer le mouvement néochrétien, entreprit le voyage d'outre-mer pour étudier la démocratie dans son pays d'origine. Il n'oublia point d'aller scruter « la pensée d'un des hommes les plus grands de notre âge, dit-il, l'admirable archevêque de Saint-Paul ». L'enquête fut rassurante et, à son retour, M. Bourget en publia solennellement les résultats :
« Les temps sont venus où le christignisme doit accepter toute la Science et toute la Démocratie, sous
(1) Voyez : de Mun, Discours prononcé à la réunion des membres de la ligue catholique de Saint-Etienne, le i8 décembre 189Î. Léon Xlll l'approuva par une lelirc du 7 janvier
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