‹ L'américanismeChapitre 5 sur 120 · I. IMMIGRATION · texte numérisé non relu

I. IMMIGRATION

bre d'orphelins dont l'Eglise était incapable de se charger tombaient chaque année aux mains des protestants qui les élevaient dans leur propre foi. Nous devons ajouter que les Irlandais, le peuple à qui l'Eglise des Etats-Unis doit plus qu'à tous les autres, rencontraient des difficultés spéciales dans l'accomplissement de la mission que Dieu leur a donnée. L'évêque England expose ainsi comment ils furent un obstacle au progrès de l'Eglise. * L'Angleterre, dit-il, a malheureusement bien réussi en attachant du mépris au nom des Irlandais dans toutes ses colonies. Lorsque les Etats-Unis rejetèrent son joug beaucoup d'autres causes se combinèrent pour continuer d'attirer sur les Irlandais catholiques la raillerie des orgueilleux, le dédain des vaniteux et les ennuyeuses dissertations de ceux qui se croient sages.

« Ce qu'une coutume plus que séculaire a rendu habituel ne peut pas être effacé dans une année... Quand une race a été une fois dégradée, si injustement que ce soit, et à quelque degré que nous puissions être identifiés avec elle sur plusieurs points, nous désirons montrer que la similitude n'est pas complète. Vous pouvez bien être Irlandais, mais pas catholiques ; vous pouvez bien être catholiques, mais pas Irlandais. Il est clair que dans l'un et l'autre cas vous n'êtes pas un Irlandais catholique!!! Mais quand la grande majorité des catholiques aux Etats- Unis était Irlandaise d'origine ou de race, le préjugé régnant contre les Irlandais catholiques portait contre la religion catholique, et ce préjugé fut beaucoup plus nuisible qu'on ne le croit généralement. »

B Une autre source de trouble a été le mélange de

ivC.tH>t^le

Page 1