‹ L'américanismeChapitre 6 sur 120 · L IMMIGRATION · texte numérisé non relu

L IMMIGRATION

diverses nationalités dans la même congrégaiion où les préjugés et les différences de coutumes ei de langage devenaient cause d'antagonisme et fréquemment de dissensions. Ce fut un mal sérieux dans un temps où l'Eglise luttait pour conquérir un point d'appui sur le sol américain. Alors les prêtres appartenaient eux-mêmes à quatre ou cinq nationalités différentes. Elevés dans diverses parties du monde ils ne pensaient point de même sur. beaucoup de points non essentiels. L'organisation ecclésiastique était imparfaite.

(I Les cinq ou six évêqdes du pays, séparés par de grandes distances se voyaient rarement les uns les autres, et les particularités individuelles des préires n'étaient souvent ni restreintes ni contrôlées par un fort gouvernement central (i). o

Ce furent principalement des prêtres français qui prêchèrent le catholicisme aux Etats-Unis, et quand des secours pécuniaires les aidèrent ce fut de l'argent français.

Le clergé des autres pays ne se préoccupa guère de la mission américaine que quand leurs compatriotes commencèrent à y émigrer dans de grandes proportions. Mais, lorsque les prêtres irlandais et allemands devinrent plus nombreux aux Etats-Unis, le clergé français garda une grande influence. Elle dura toute la première partie du siècle et ne fût peut-être pas heureuse.

(1) Life of Archbishop M.-J. Spalding, p. 324-327.

ivCtlD^le

Page 1