‹ L'américanismeChapitre 52 sur 120 · M. FÉRIÉS · texte numérisé non relu

M. FÉRIÉS

évêques irlandais des Etats-Unis. Sous le pseudonyme de Saint-Clément, il mena une vive campagne contre eux dans la Vérité française {i). La grave situation dans laquelle se trouvait justement l'Université de Washington au moment de la destitution du recteur Keane piquait vivement la curiosité et permettait à l'ancien professeur de communiquer des notes avidement lues. Pour donner le change sur l'auteur, en postscriptum à son troisième article, Saint- Clément supposait un interview avec « le docteur Périès, aujourd'hui prêtre du clergé de Paris, qui remplissait il y a quelques mois la charge de professeur de droit canon à Washington et qui a donné récemment sa démission «. Le docteur s'était borné à faire « le plus grand éloge n de « la prudence et de la modération » du cardinal Satolli, sans vouloir « s'étendre davantage sur la crise du catholicisme américain, pour ne pas risquer d'offenser des susceptibi-

[0 Voici la liste des articles publiés par M. l'abbé Périès dans la Vérité FyançaUe en 1896 : 2[, a3, 14, ^o oclobre, 5, 7, 9- '4, '9, i3, 36, 38 novembre, 4, 8, 23, 33, 28 décembre. Dans un anicle reproduit de la New Era de Londres par La Vie Catholique du il juin 1899 et intitulé L'auteur réel de l'Américanisme, on lit '. " C'est cet ex 'professeur, M. Périès, qui a été en France l'instigateur de ce qu'on a vulgairement appelé la campagne aniiaméricaniste (au moins dans sa première période]. " Voy. Vérité Française, 3 juillet, ei Vie catholique, 4 juillet.

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lités qu'il respecte et des amitiés qui lui sont chères (i)». De son côté, La Vérité Française déclarait M. Saint-Clément « notre correspondant pour les questions religieuses d'Amérique {2)».

Ceux qui avaient montré de l'hostilité à iWgr Ireland et à sa prédication au ralliement goûtèrent beaucoup la manière dom il fut traité, avec ses amis, dans La Vérité Française.

Il se forma dès lors un parti véritablement antiaméricanisie. Voyant les tiraillements politiques et religieux s'accentuer en France et en Angleterre (3), entendant expliquer longuement, à propos de L'Eglise et le siècle et du Congrès des religions, que le libéralisme est un péché, la plupart des néo-chrétiens perdirent toutes leurs espérances. Quelques-uns semblèrent même prêts à faire immédiatement volte-face pour combattre l'Eglise. M. Henry Bérenger changea d'attitude :

« L'Eglise de France, dit-il, prétend demeurer ce qu'elle esi depuis quatre siècles et plus : un asile

(3) Anicle du 9 novembre.

(3) Le rapprochement qui s'était opéré entre catholiques et it. La Revue Anglo-Romaine sus- [ novembre iSg6, après une année

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