FIN DU MOUVEMENT NÉO-CHRÉTIEN
pour les forts contre les faibles, pour les sectaires contre les chercheurs, un asile de servitude et d'ignorance...
B Nous l'avons vue résister à la loi dans la question du droit d'accroissement : nous la voyons lutter pied à pied contre le pouvoir laïque et essayer de lui reprendre par l'hypocrisie ce qu'elle n'a pu obtenir par la révolte. Dans aucun des grands problèmes sociaux qui ont agité la démocratie française en ces dernières années, les prêtres n'ont apporté leur concours loyal aus la'i'ques. Cependant, ils bâtissent des basiliques au sommet des cités modernes : à Lyon ils jettent le défi de Fourvières, et à Paris celui du Sacré-Cœur.
« Quand je montai à Notre-Dame de Fourvières, comme je considérais la mosaïque de la coupole, le bedeau galonné se rengorgea ei me dit : « Monsieur, cette mosaïque a coûté i .000 francs le mètre carré. » Je sortis, et en face je vis la Croix-Rousse où des milliers de canuts mouraient dans la faim et la saleté. J'eus plus tard la même vision au Sacré-Cœur de Montmartre.
11 Et je compris pourquoi de néo chrétiens, nous n'avions pas pu devenir néo-catholiques.
« Il n'est pas vrai que l'Eglise catholique ait bénéficié du mouvement néo-chrétien. L'Eglise n'a pas reconquis sur nous une seule âme, et nous en avons conquis beaucoup sur .elle ; voilà la vérité, tout le reste est légende et reportage(t). »
(i) Revue des Revues, ib janvier 1S97; article reproduit dans La Conscience nationale, p. 98.