‹ L'américanismeChapitre 63 sur 120 · LES JÉSUITF.S EN CHAIRE · texte numérisé non relu

LES JÉSUITF.S EN CHAIRE

Aucune des personnalités mises en cause n'était nommée, mais qui ne les eût reconnues dans leur habile peinture ! Peut-être cependant le sermon n'en était-il pas moins un excès de zèle. L'intervention du cardinal Perraud .avait empêché l'Index de condamner la brochure de M, Blondel. j^ quoi bon la dénoncer en chaire? Pourquoi conclure à son sujet par: « l'Eglise vous crie : Pelage et hérésie »? On n'avait pas à craindre qu'il fît, comme M. Bellac, tourner des tètes dans le noble faubourg. Le cas de M. Brunetière était plus grave: son aphorisme plaisait singulièrement aux jeunes clercs et au monde né. Le Parlement des Religions permettait des effets oratoires sur la récente « apostasie a de M. Charbonnel et sur le danger de confondre le catholicisme avec le fétichisme. Quant au P. Hecker, peut-être eût-il été plus délicat de n'en point parler dans une église desservie par une société très sympathique à ses idées, et devant des séminaristes américains qui s'agitaient ostensiblement sur leurs chaises et faisaient mine de vouloir se lever (i).

Le dimanche suivant, le P. Bernard Gaudeau (2), de la Société de Jésus, prêchait à Sainte-

(1) Sur ce sermon, voyez Le Peuple Français ex La Véiilé Française, 10-11 novembre.

(1} Professeur de dogmatique à riiistitut catholique de Paris.

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