ORAISON FUNÈBRE
dément, d'une tendance séparatiste à l'égard de l'autorité centrale ecclésiastique, et enfin de diminuer les pratiques de la vie chrétienne et surtout de la vie religieuse. » 11 ajoutait :
« Grande fut la surprise générale lorsqu'on vit, ■ après la condamnation pontificale les principaux fauteurs américains de ces nouveautés les repousser à l'envi et déclarer, avec une extrême désinvolture, qu'ils n'avaient jamais eu rien de commun avec elles. Mais alors, quelles étaient donc la signification ei la portée de l'acte pontifical ? Aurait-il peut-être frappé sur des fantômes et condamné des erreurs imaginaires, que personne n'aurait professées ? »
La conclusion de Mgr Péchenard était néanmoins consolante :
« Cette tempête passagère, mais grave et menaçante, aura du moins servi à mettre en lumière aux yeux du monde, la supériorité du catholicisme, comme religion sociale, sur les autres communautés chrétiennes, et la grandeur providentielle du rôle confié par Notre Seigneur Jésus-Christ à son Vicaire sur la terre.
H L'orage commençait à gronder, les flots se soulevaient, une partie de Féquipage s'effrayait. Le Souverain Pontife, comme autrefois Jésus sur le lac de Génésareth, s'est levé, il a étendu la main, Il a dit une parole et le calme s'est fait immédiatement. Rome a parlé, la cause est finie ei, nous en avons le ferme espoir. Terreur est finie aussi.