PAR LES PARLEMENTS ET LA PRESSE
DANS une Lettre pastorale, écrite en 1878, Mgr Martin, évêque de Natchitoches.
' ^ux Etats-Unis, considérant la conjuration LHiichrétienne qui, à l'heure actuelle, s'étend ^ lu monde entier, disait :
^b < En présence de cette persécution d'une ^Kliversalité jusqu'ici inouïe, de la simultanéité I de ses actes, de la similarité des moyens I qu'elle emploie, nous sommes forcément ame- ' nés à conclure l'existence d'une direction donlëe, d'un pian d'ensemble, d'une forte organisation qui exécute un but arrêté vers lequel lout tend.
» Oui, elle existe cette organisation, avec son but, son plan et la direction occulte à laquelle elle obéit, société compacte malgré sa dissémination sur le globe ; société mêlée à toutes les sociétés sans relever d'aucune,
société d'une puissance au-dessus de toute puissance, celle de Dieu exceptée. Société terrible, qui est pour la société religieuse comme pour les sociétés civiles, pour la civilisation du monde, non pas seulement un danger, mais le plus redoutable des dangers. >
Cette société compacte quoique disséminée sur le globe, cette puissance au-dessus de toute puissance que Mgr Martin ne fait que désigner, nous avons cru pouvoir la nommer et montrer l'instrument créé par elle dans le but d'organiser partout la conjuration contre le christianisme. Déjà nous avons vu quelle est la nature de son action et par quels moyens elle s'efforce de dissoudre partout et la patrie et la religion pour établir son règne sur leun ruines.
Nous devons considérer maintenant auxiliaires qu'elle a su se donner.
Le but de \ Alliance-hraélite-UniversA est, avons-nous dit, d'amener les hommes| tous les pays à renoncer à tout ce qu'il ; de positif dans la religion qu'ils professei afin d'arriver à les enrôler tous dans une catll licite nouvelle : <i l'Eglise de la libre-pensl religieuse. % Ce serait une religion vagil
i ET LA CONJUR.\TION ANTICHRÉTIENNE. 67
I indéterminée, sans autre dogme et sans autre Hnlte que ceux qu'il plairait à chacun d'adop' Hrt : religion universelle, puisque tous s'y rencontreraient dans le néant de la foi, comme les vrais catholiques sont unis dans la confes- Mon d'un même symbole et dans la possession commune de toutes les vérités qu'il a plu à Dieu de nous révéler.
Non seulement les juifs ont formulé cette prétention, mais eux-mêmes, en grand nombre, sont entrés dans cette voie : ils ont renié I leTalmud, ils se sont débarrassés de toutes les entraves judaïques, ils font profession de iibre-pensée, pour < se faire plus facilement accepter » et pouvoir entraîner les autres dans ce qu'ils appellent un < Israélitisme libéral et humanitaire. >
< Nous sommes, disent-ils, le type absolu de la démocratie religieuse : chacun de nous est le juge suprême de sa foi. '% {Arc/i. /sr., XV, p. 677, ann. 1867.)
Suffisante pour leur donner les moyens de se faire accepter, leur transformation ne l'était point pour servir d'exemple et entraîner à leur suite ; ils ont organisé dans ce but XAlUancehraéiiU' Universelle : <ï Pénétrer dans toutes
les religions... faire tomber toutes les barrières qui séparent, voilà la grande et belle mission de notre Alliance. Marchons dans cette voie, fermes et résolus. »
Quels complices l'Alliance recherche- 1 -elle pour l'aider à atteindre ses fins i*
D'abord elle agit auprès des rois et des parlements et s'applique à exercer sur eux « cette singulière, infatigable et si mystérieuse înflii ence > que M. des Mousseaux signalait déjà en 1869 (i).
Que leur demande-t-elle avant tout et pardessus tout ? La laïcisation.
Il n'est personne qui ne voie, qui ne puisse voir l'effort prodigieux qui est fait depuis un siècle pour tout laïciser, c'est-à-dire pour enlever à toute chose et à tout homme tout caractère religieux. Déjà, à l'origine même de la Révolution, de Maistre avait remarqué que c'était là son caractère essentiel. < Examinez, disait-il, toutes les entreprises de ce siècle, vous les verrez (ces hommes de la Révolution) constamment occupés à les séparer de la divinité (2). » Il serait trop long de
t. Voit aiiï DocUMtMTS. N. xn.