‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 28 sur 73 · I. Voit aux Documents, N. xni · texte numérisé non relu

I. Voit aux Documents, N. xni

3. Dans les deux mondes, des lois pour la. laïcisaiion des écoles ont i\€ faites ou complétées, plus radicales ici, là moins exclusives. Comment expliquer, en dehors de !a conju. talion antichréiienne, un tel accord pour une chose si monstrueuse et dont les effets ont été bientôt si funestes que plusieurs États se sont bâtés de corriger leur tégislaiion sur ce point ?

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C religion universelle », de ce nouveau catholicisme qui doit permettre l'accomplissement des destinées d'Israël.

Les juifs comprennent si bien l'importance de l'école neutre pour préparer l'établissement de leur Israélîtisme humanitaire que, de même qu'ils se font eux-mêmes libéraux et librespenseurs pour pouvoir exercer plus efficacement leur prosélytisme en faveur de la religion de la libre-pensée, ils préfèrent faire élever leurs propres enfants dans l'indifférence à l'égard de leur propre religion, plutôt que de renoncer à tenir les enfants chrétiens dans, cette atmosphère d'indifférence et de neutra^ lité.

Ce qui s'est passé, l'an dernier, à Vieni à cet égard, est bien instructif.

Le Conseil scolaire de la capitale de l'e pire autrichien, portant atteinte à la loi neutralité, ordonna, il y a quelques mois, l'in» titution d'écoles confessionnelles, c'est-à-di« d'écoles juives pour les juifs, d'écoles chi lionnes pour les chrétiens. Cette résolution ' fut approuvée par le Conseil provincial et mise à exécution à la rentrée des classes l'année scolaire iSgS-iSgg.

Cette mesure, semble - 1 - il, devait être accueillie avec une égale joie par les juifs et par les chrétiens. Mais non, elle a, selon l'expression de la Voce de Trente répondant à la Neuc Frète Presse, « mis sens dessus dessous les tribus d'Israël. » A peine la résolution eut-elle été volée par le Conseil municipal de Vienne, que la presse juive fit le possible et l'impossible pour que le Conseil provincial lui refusât son approbation. Et lorsque, à la rentrée des écoles, la séparation se fit entre enfants juifs et enfants chrétiens, les juifs convoquèrent une grande assemblée pour protester contre cette mesure et demander au gouvernement de rétablir l'état de cho.ses .antérieur.

L'on vit, dans cette assemblée, éclater le dissentiment que nous avons signalé entre juifs orthodoxes ou traditionalistes et juifs libéraux ou réformateurs. Ceux-ci, qui se sont débarrassés eux-mêmes de toutes les entraves judaïques et ont repoussé le Talmud, afin de se faire accepter et de travailler plus efficacement à pénétrer dans toutes les religions pour établir sur leurs ruines un Israélilîsme libéral et humanitaire, veulent que les

enfants chrétiens soient élevés dans la neutralité religieuse, afin de pouvoir les enrôler dans « l'Eglise de la libre-pensée religieuse (i) :> ; et il ne leur répugne point que les enfants juifs soient élevés de même, comptant sur l'instinct de la race, qu'ils estiment indestructible, pour l'accomplissement des destinées d'Israël. Ils ont donc parlé en faveur de i l'interconfessionnalité » des écoles, mot très bien fait pour marquer le but qu'ils veulent atteindre non seulement dans l'enseignement, mais partout, dans toutes les directions de la vie politique, sociale et religieuse ; l'interconfessionnalité, c'est-à-dire la confusion de toutes les religions en un tout informe préparant les voies à la «. Jérusalem du nouvel ordre > qu'ils veulent « substituer à la double cité des Césars et des Papes. î

Veut-on la preuve qu'en France, la loi de neutralité des écoles n'a point d'autre but dans la pensée de ceux qui nous l'ont imposée et dans celle de plusieurs de ceux qui en urgent l'application ?

Un inspecteur d'Académie, M. Payot, vieij de publier un livre intitulé : Avant d'entr] I, Voir aux Oocumknts, N. 3C1V.

ET LA C0NJUR.\T10N ANTICIIRÉTIENNE,

lANS LA VIE, Aux insiittiieurs et insiUiitriees,

tsetls et dirtcHon pratiques.

Ce livre est offert aux jeunes hommes et aux jeunes filles des écoles pour apprendre, à ceux qui aspirent à l'honneur d'être instituteurs ou institutrices, ce que l'école normale va faire d'eux, et ce qu'ils devront être et faire lorsqu'ils seront chargés de l'éducation de la jeunesse française.

Ce qu'ils vont devenir à l'école normale au point de vue de la foi, leur est dit sans détours aux pages 1 1 et 1 2. « L'enfant arrivé de son village non pas croyant (car qu'est-ce qu'une croyance qui n'a jamais subi de discussion?) (i), mais croyant croire, cesse peu a PEU DE CROIRE, et... il souffre de ce changement, si considérable en apparence, de son point de vue sur le monde... Cette crise est beaucoup plus pénible quand elle se produit sur les jeunes filles. »

Voilà les parents bien et dûment avertis

1 . La foi est nne vertu surnaturelle, infuse dans l'âme du baptisé, germe qui îe développe par la correspondance à la grike. lille se fortifie avec r.lge par ta prière, l'étude et l'espérance. Mais elle n'a nul besoin de discussion pour être ce qu'elle est, c'est-k-dire pour répandre dans l'âme les divines lainières.

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par un homme qu'ils ne peuvent récuser, urtl inspecteur d'Académie, qui a vu, qui a constaté ce qu'il dit, et qui n'en est point autrement ému.

Mais ce n'est point à cela que nous voulons nous arrêter ; nous ne le savions que trop, et il suffit de prendre acte de l'aveu.

Ce qui suit met en pleine lumière le but visé par l'institution de l'école neutre, et monJ tre son identité avec le but poursuivi paifl X AlUance-Israéliie- Universelle. 1

Après avoir dit que les élèves des écolen normales y perdent infailliblement la foî.l M. l'inspecteur Payot dit qu'il est nécessaire de remplacer la foi « par une très forte culture morale indépendante de tout enseignement confessionnel. »

11 ne nous dit point, et pour de bonnes raiv sons, par quels moyens il produira < cette forte culture morale » en mettant de côté tout enseignement, tout frein, toute pratique tirés de la religion.

Mais, prenant le langage de V Alliance- Israélite- Universelle, il dit que cette culture morale est aussi une foi, une religion, mai&g une religion supérieure à toutes les autres, 0H

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dans laquelle toutes peuvent et doivent se onfondre :

« Nous devons nous placer à un point de vue supérieur aux religions particulières et .^ui n'impose à la raison et à la plus absolue liberté de penser, aucun sacrifice.

> A côté, et nous ne craignons pas de dire au-dessus des religions qui divisent les esprits, il y a place pour une religion vraiment universelle, acceptable pour tous les esprits pensants et qui renferme les religions particulières, comme le genre renferme les espèces.»

I N'est-ce point mot pour mot le langage des airc&iî'es Israélites ?

Les choses étant telles, on comprend qu'en Amérique comme en Europe, le clergé ait fait les plus grands sacrifices pour élever, à côté de l'école neutre officielle, l'école libre religieuse. Mais, chose qui ne peut évidemment s'expliquer que par l'ignorance absolue du but poursuivi, l'un des chefs de l'Américanisme a tenté de faire disparaître les écoles confessionnelles dans son pays. Rome a dû lervenir, et le préfet de la Propagande a se à tous les évêques d'Amérique une

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ieiire où il est dît : f Quelques personnes ont cru à tort que les écoles officielles n'offrent pas de danger, et que les enfants catholiques peuvent y être envoyés. Mais le fait que de tels établissements excluent de leur programme la vraie religion, cause un grand préjudice à cette religion elle-même. >

Avec la ici scolaire, combien d'autres lois poursuivent dans toutes les directions de l'activité humaine ce qu'ils appellent « la laïcisation ^ ! Il n'est pas téméraire d'attribuer l'inspiration de ces lois à la même influence et à la poursuite du même dessein.

Il faut que les Ordres religieux, qui sont le rempart de l'Eglise catholique, disparaissent : de là les lois faites pour amener leur ruine bref délai ( i ).

I. Le p. Hccker disait que 4 les commuDautés monastiques ne seront vraisemblablemenl plus le type dominant de la perfection chréiiennc. i El l'un de ses disciples, l'abbë DuCresne : < La ïanclificalion dont les cloStres ont été jusqu'ici les principaux foyers, seia répandue bien davantage en plein monde et dans la masse du peuple chrétien. > La francmaçonnerie fait des lois pour détruire les Ordres religieux, et les Américanistes disent : Bienlôl la religion pourra se passer d'eux. A la consécration de l'évêque de Sioux-Palls, Mgr Ireland prêcha un sermon dirigé conire les Ordres relhgieux, qui lui attira, quelques jours aptes, en présence cardinal Satolli, de la part du R. D' Richard, S. J., ane

Il faut que l'influence acquise par le clergé I^ar tant de siècles de bienfaits soît annulée : '•i il est chassé de toutes les positions qu'il occupait, de tous les conseils où il pouvait faire entendre sa voix- II faudrait que les sources du sacerdoce se tarissent : de là la loi du 'ccrulement des ecclésiastiques. Il faudrait que l'exercice du culte fût rendu impossible : de là la loi sur les Fabriques et ces sourdes menées de l'administration qui ont petit à petit enlevé à la paroisse et au diocèse la propriété des églises et des cathédrales, des cures el des évêchés, pour la transférer aux communes et à l'État. Il fallait enfin introduire le désordre dans la famille pour la détacher de l'Eglise : de là la loi du divorce et les encouragements donnés à la débauche sous toutes ses formes.

En même temps que l'ceuvre, — «la grande œuvre de l'humanité », — comme dit XUni-

E[i'ique. Ici même, en France, lots de l'élection de M. l'abbë -ayraud, on a dû rétablir les principes de la théologie et du ■rùii canon sur la nature des obligations que créent les . tiii solennels de religion. Sur ce point, comme sur beaucoup ! autres, les Américanisies d'ici et de là-bas. s'ils ne s'entendent, agissent et parlent sous l'intluence d'un même

vers Israélite, est poursuivie par voie législative, il était nécessaire d'agir sur l'opinion. Cette mission a été donnée à la presse. Parmi les supériorités que M. des Mousseaux reconnaît aux juifs, il met en bon rang celle-ci : « supériorité dans l' art professoral du sophiste, habile à mêler aux doctrines du théologien et du publiciste les subtilités où l'esprit s'égare, le venin des doctrines enivrantes qui pervertissent les individus et font tomber les peuples en démence (i). & En France, en Europe, dans toutes les parties du monde, les juifs ont créé ou acquis les journaux les plus influents, ils ont des hommes de leur race dans toutes les rédactions ; et par un moyen ou un autre, directement ou indirectement, ils font trop souvent entrer jusque dans les journaux catholiques des faits, des idées, des appréciations qui favorisent l'exécution de leurs plans.

Nous n'avons nullement l'intention d'incriminer qui que ce soit, mais seulement de toucher du doig la justesse de ces obseï lions.

N'a-l-on point vu, tors de la dernière campagne électorale, des journaux caiholiqui

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Il ET LA CONJURATION ANTICHKÉTIENNE. 8[ tonner le conseil de voter pour des candidats , francs- maçon s déclarés, de préférence à tels ca- Iiholîques pratiquants ou hommes d'œLivres( i )? N'a-t-on point vu, au cours de cette même campagne, un prêtre. M, l'abbé Dabry, rédacteur d'un journal dirigé par un autre prêtre, M, l'abbé Garnier, y dire que « les récriminations purement catholiques doivent cesser, > que, < depuis vingt ans, aucune atteinte n'a été portée à la liberté essentielle de l'Église en France ? >

Ceux qui, depuis vingt ans, ont fait et appliquent les lots que nous rappelions plus haut, ont un suprême intérêt à ce que les organes écoutés des catholiques disent et répètent : « Depuis vingt ans, aucune atteinte [l'a été portée à la liberté essentielle de i Eglise ; » ou : « Tranquillisez-vous ! la politique libérale et le respect de la religion sont à l'ordre du jour. Vous n'avez rien à craindre : Brisson a un programme modéré ( i ). »

Nous serions infini si nous voulions dire les mille moyens par lesquels hi presse —

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