‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 29 sur 73 · I. Voir aux DOCUMENTS, N. XV · texte numérisé non relu

I. Voir aux DOCUMENTS, N. XV

I. Conférence donnée le jour de l'Assompiion dans une paroûse de U Flandre, par M. l'abbé Lemire. Voir La Croix /k S'srdAxi 17 août 1898,

presse libérale à tous les degrés, presse impie,, presse révolutionnaire — d'un bout du monde à l'autre, et tous les jours, avec un ensemble merveilleux, agit sur les esprits pour les déchristianiser. Chacun de ces journaux sait admirablement mesurer la dose de venin qu'il doit présenter à ses lecteurs selon la classe où il les recrute, celle à laquelle ils appartiennent par leur culture intellectuelle et leurs dispositions morales.

Dans les thèses qu'ils développent, dans les faits qu'ils rapportent, dans la manière dont ils les présentent, vous trouverez toujours l'esprit des « principes modernes j dont < le développement et la réalisation , au dire d'Israël luï-même, sont la plus sûre garant» du présent et de l'avenir du judaïsme, et condition la plus énergiquement vitale poi l'existence expansïve et le plus haut dévelo] pement du judaïsme. »

L'inoculation quotidienne de ces cipes » dans les têtes catholiques, inévitable effet de transformer peu à peu vrai chrétien, sinon en fidèle, du moins > catéchumène de cet < Israélitisme libéral de cette < religion universelle > qui doit pei

ET LA CONJURATION AMTICHRÉTIENNE. Sj

mettre < l'accom plissement des destinées d'Israël >

il est facile à chacun de voir si cette transformation commence à s'opérer en lui ; il n'a qu'à s'interroger sur l'Église et à se demander quelle idée il s'en fait actuellement.

Esl-il encore intimement convaincu et pénétré de ces vérités :

Que Dieu a fondé de ses propres mains une société spirituelle dans laquelle tous les hommes sont appelés, et qui seule possède toutes les vérités révélées et tous les moyens de salut ;

Que cette société est parfaite en elle-même, ayant reçu de Dieu même une constitution qui lui est propre, sur laquelle la société civile ne peut rien ; que cette société a le droit de se régir par ses propres lois, et que toute entrave, toute contrainte essayée contre elle, de quelque part qu'elle vienne, est criminelle, sacrilège, impuissante à créer aucun droit ?

C'est à détruire ces notions dans l'esprit 'ics catholiques que s'acharnent tout ceux qui, — le sachant ou ne le sachant point, — tra- '. aillent à la grande œuvre.

L'Américanisme viendrait-il» lui aussi, prête à cette œuvre un concours qui n'est certaine ment point dans ses intentions, mais qi pourrait résulter de la poursuite d'un bie illusoire ? Ce que nous avons déjà dit peu le faire craindre.

Il est bon d'examiner la chose de plus prèi

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