‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 3 sur 73 · A SON ÉM. LE CARDINAL GIBBONS · texte numérisé non relu

A SON ÉM. LE CARDINAL GIBBONS

^Icnt, au grave préjudice de la paix, non pas sans toutes les âmes, mais cerUineraent un grand

j;rr i>& cette Lettre. — Z« atnèricanistes wdenl que l'Eglise doit entrer dans des voies de 'viiaiion quant au dogme et quant à la disdpHne.

n'ignorez pas, Notre cher Fils, que le livre de la ■^■Thomas Hecker, par le fait surloul de ceux qui uluit ou adapté à une langue étrangère, a suscité 1 conitoverses en raison de certaines opinions Bptopageait relativement à la méthode de vie chré- L C'est pourquoi, en vertu de la charge suprÊme de le apostolat, pour sauvegarder Timégrité de la foi et U salut des fid&les,Nous voulons vous écrire ampler toute celte question.

I c^nions nouvelles dont nous parlons reposent en r ce principe : aRn de ramener plus facilement ïctrine catholique ceux qui en sont séparés, l'Eglise r davantage il la civilisation d'une époque 1^ et, reUchant son ancienne rigueur, faire quelques s aux tendances et aux principes nouvellement s parmi les nations. Et cela doit s'entendre, à ce rut plusieurs, non seulement de la règle de vie, icoie des doctrines où est contenu le dèpùl de la

» dffgute ne peut ni être (hangi, ni être tu, comme le ^«itiU les amêtieaniites.

letfet, iU prétendent qu'il est opportun, afin de r les coeurs des égarés, de passer sous silence ■ éléments de la doctrine, corn me étant de moindre u de les atténuer de telle sorte qu'ils ne conittA plus le sens auquel l'Eglise s'es toujours tenue Eat pas besoin de longs discours, Notre cher Fils, ntrer combien un tel système doit être réprouvé ;

ETTRK DE S. S. LÉON XIII

) divinum depositum Christi Sponsœ tradîta S ter custodienda et infallibîliter declaranda

> sensus sacrorum dogmatum perpetuo est re » dus, quem semel declaravît Sancta Mater ]

> sia, iiec unquam ab eo sensu altioris intellîg

> specie et noniine rcccdendum. > (Const de cath., c. IV.)

Neque omnino vacarc cu1pa censendum est tium ittud.quocathol [endoctrinée principiaqui consulte priEtercuntur ac veluti oblivionc obsG tur. — Veritatum iiamqiie omnium, quotquot tiana disciplina complectitur, iinus atque idem a est et magister Unigenilus Filias qui est in Patris. (Joann., I, l8,) Easdem vero ad staties libet ac gantes accommodatas esse, perspîcu verbis colligitur, quibus ipsc Clirlstus apostol alloquutus ; Euntes doctte omnes génies... dccen urvare omnia quœfjmique mandavi vobis ; et i vobùcum sut» omnibus diebus usgue ad const lionem sœcuH. (Mattli., xxvill, 19 s.) Qua| idem Vaticaniim Concilium : « Fîde divina, l » et catholica ea omnia credenda siint, qua: în y DEt scripto vel tradito continentur. et ab Ea

> sive solemni judicio sive ordînario et iioiH ) magisterio, tamquam divinilus revelata cre( » proponuntur. > (Const. de Fid. cath., c. 111.), igitur ut de tradita divinitus doctrina quîdpian detrahat vci consilio quovis pra;tereat ; ïd eni faxit, potius cathr>]icos sejungere ab Ecclesia, qui dissident ad Hcclesîam transferre volet

nil enim Nobis optatîus, redeant univers!, quii

il suffît de rappeler quelle est la nature et l'origine de la riortrine qu'enseigne l'Eglise. Voici ce que dit à ce sujet '7oncile du Vatican ;

La doctrine de la foi, que DiEti a révélée, n'est pas

• orne un système philosophique susceptible d'être per-

[cctioané par l'esprit humain ; mais comme un dépôt

divin, contîtf à l'Epouse du Christ pour le garder fidfcle-

ment et l'interpréter inrailliblement... Le sens que notre

Sainte Mère l'Eglise a une fois déclaré €lre cxlui des

dogmes sacrés, doit être perpétuellement conservé, et

)imais il ne faut s'en écarter sous le prétexte ou l'appa-

T?pi-e d'en mieux pénétrer la profondeur. (Const. Z>e Fidt

H ne faut pas croire non plus qu'il n'y ait aucun péché

r.i le fait de ce silence par lequel on omet de parli-

et on relègue dans l'oubli certains principes de la

;mne catholique. Car toutes ces vérités, quelles qu'elles

■■.-nK., qui forment l'ensemble de la doctrine chrétienne,

;ni qu'un seul et même auteur et docteur, h Fils untgue

-■ nt dam k sein du Ptre (Jean, I, i8.) Que ces vérités

lijnt adaptées à toutes les époques et à toutes les nations,

-!i résulle mmifestement des paroles pjr lesquelles le

iiisT lui-même s'est adressé à ses apôtres : « AlUs,

■iptez tovUs (es nalions..., hur apprenani à garder loul

■:itje 1VUS ai mandé ; tl poid que jt suis aixc vous tous

'.a Jours Jusqu'à la consommation des siieles. (Math, xxviit,

tgs.) k C'est pourquoi le Concile du Vatican dit encore :

( Il faut croire de foi divine et catholique tout ce qui est

ynienu dans la parole de Dii;u écrite ou tranimise, et

; i'Eglise nous propose comme devant être cru révélé

. Dieti, soit par ses définitions solennelles, soit pat son

iizistère ordinaire et universel. (Consl. De Fidt eath.,

I ^ue l'on se garde donc de rien retrancher de la doctrine I nous vient de Diru ou d'en rien omettre, pour quelque ■'\\{ que ce soit; car celui qui l'oserait faire, tendrait

LETTRE DE S. S. LÉON XIII

ab ovili Christi vagantur longius ; non alio tamen itinere quant quod Chrîstus îpse monstravït.

Disciplina autem vîvendi, qu^e catholicis hominîbus datur, non ej'usmodi est, qus:, pro temporuin et locorum varîetate, temperationem omnem rejicîat — Habet profecto Ecclesia, inditum ab Auctore SUD, clemens ingenium et misericors : quam ob caussam, inde a sui exordîo. id praestitit libens, quod Pauius Apostolus de se profitebatur : Omnidus omnia factus stim, ut ovines facerem salvos. (I Cor. ix. 22.) — yEtatum vero prjEterltarum omnium historia testis est, Sedem hanc aposlolicam cui non magisteriucn modo, sed supremum etiam regimen totius Ecclesîse tributum est, constanter quidem in eodtm dùgmate, eodem sensu eadeitique senlentia (Conc, Vat., ibid. c. IV.) hcEsisse ; at vivendi dîscîplinam ita semper moderari consuevisse, ut, divîno încoUimî jure, diversarum adeo gentium, quas amplectitur, mores et rationes numquam neglexerit. Id si postulet animorum saius, nunc etiam facturam quis dubitet? — Non hoc tamen privatorum hominum arbitrio definiendum, qui fere specie rccti decipiuntur ; sed Hccle^iia; judicium esse oportet : in eoque acquiescere omncs necesse est, quicumque Pii VI decessoris Nostri reprchensionem cavere malunt. Qui quîdem propnsitionem lxxviii Synodi Pistoriensis i. Eccle- » sia; ac Spirituî Dei quo ipsa regitiir injuriosam

> edixil, quatenus examini subj'iciat dîsciplinam ab

> Ecclesia constitutam et probatam, quasi Ecclesia 1^ dîsciplinam constitucre possit ïnutilem et ont k sioremquam Hbertaa christiana patiatur. >

lesiaa

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