I. Voir auK Documents, N. xix
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ses activités, activités dont nous avons le type, quelque part qu'elles s'exercent, dans la vapeur et dans rélectricïté, les forces nouvelles des corps.
» Le moment est opportun pour les hommes de talent et de caractère entre les 6Is de l'Eglise de Dieu. Aujourd'hui la routine de l'ancien temps est fatale ; aujourd'hui les moyens ordinaires sentent la décrépitude de la vieillesse ; la crise demande du nouveau, de l'extraordinaire ; et c'est à cette condition que l'Eglise enregistrera la plus grande de ses victoires dans le plus grand des siècles historiques ( I )■ »
De telles paroles sont capiteuses, et il serait facile de nommer les publicités et les orateiil qui s'en sont enivrés.
Mais quel est donc ce nouveau, cet extraordinaire qu'il faut à l'Eglise pour répondre aux conditions nouvelles des esprits et du monde î- Où en trouver l'indication ?
M. l'abbé Klein répond à cette questîd! dans la préface qu'il a mise à la Vie du P.
I. Discours prononcé dans la cathédrale de Baltimore, le i8 octobre 1S93, à l'occasion du 25' anniversaire de la cou ctaiton épiscopale du cardinal Gibbons.
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Huker. Il nous dit où « les hommes de talent et de caractère entre les fils de Dieu » pourront trouver le guide qui les mènera dans les voies nouvelles que demande le temps présent, pour ensuite y diriger les autres. C'est dans la Vie du P. Hecker.
< Pas un livre paru depuis cinquante ans ne projette une lumière plus vive sur l'état présent de l'humanité ou sur I'évolution RELIGIEUSE du monde », que cette Vie. « Le P. Hecker a tracé et résolu en lui l'idéal du prêtre pour Xavenir nouveau de l'Eglise. '»
Observons d'abord qu'il y a dans cette réponse un mot, le mot évolution, qui se retrouve à tout instant sur les lèvres ou sous U plume des Américanîstes, quoiqu'il sonne mal lorsqu'on en vient à l'appliquer à la religion, au christianisme, à « son avancement intérieur », et à < son progrès dans le monde. ï
Car, comme nous le verrons dans les chapitres qui suivent, l'évolution que les Américanistes annoncent dans l'Eglise et à laquelle ils veulent aider est double : l'une a trait à la propagation de la foi, l'autre au progrès spirituel de ses enfants.
Dans l'ordre des choses naturelles, t'évo-
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lution est un système scientifique inventé par ceux qui veulent expliquer le monde, l'existence des choses, leur variété, leur ordre, la vie, en dehors de Dieu, de son action créatrice et conservatrice. Ce mot ne garde point ce vilain sens chez tous ceux qui s'en servent : il se trouve des chrétiens qui, tout en l'employant et en conservant quelque chose du système, placent la création à l'origine des choses, et reconnaissent l'action de la Providence au cours des temps.
Toutefois transporter l'évolutîonnisme dans l'ordre religieux est une hardiesse qui pourrait être qualifiée « offensive des oreilles pieuses. » Mais laissons le mot et voyons la chose ; car si, dans la bouche de ceux qui l'emploient, il était entendu au sens où saint Vincent de Lérins parle du progrès religieux, i] n'y aurait ■ rien à dire.
« Y a-t-il dans l'Eglise du Christ un prç grès religieux ? » demande saint Vincea|| < Certes, il y a un tel progrès, et il est graiMl etquel homme serait assez ennemi des homme assez ennemi de Dieu pour le vouloir emp cher? Mais qu'il soit tel, que ce soit vraîmeaj un progrès et non un changement. Il y a |
après quand une chose se développe en ellemême ; il y a changement quand une chose cesse d'être elle - même et devient autre. Qu'elles croissent donc, il le faut, qu'elles progressent grandement, rapidement avec le cours des âges, la science, l'intelligence, la sagesse de tous et de chacun, de chaque homme et de toute l'Eglise ! Mais qu'elles progressent dans leur nature propre, c'est-àdire dans l'unité de la doctrine et de la foi
i ... Que la doctrine de l'Eglise obéisse, il le faut, à cette loi du progrès ; qu'elle s'affermisse avec les années, qu'elle se développe avec le temps, qu'elle s'approfondisse avec les âges, mais qu'elle demeure toujours une, pure, incorruptible... 11 est très légitime qu'avec les progrès des temps les dogmes antiques de la science divine soient étudiés et travaillés ; mais les changer, les tronquer, les altérer serait un crime. Qu'ils grandissent en évidence, en démonstrations, en clarté scientifique, mais qu'ils ne perdent rien de leur première intégrité...
> O Timolhée ! ô prêtre, ô théologien ! ô docteur... n'enseigne rien que tu ne l'aies appris : nouveau dans le langage, antique dans
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la doctrine, eadem quœ didicisii doce, et cum dicas nove, non dicas nova ( i ). »
Est-ce un progrès ainsi entendu que les Aniérîcanistes appellent de leurs vœux? S'il en était ainsi, ils auraient eu tort de choisir le mot évolution pour exprimer leur pensée, au lieu de s'en tenir tout simplement au mol progrès.
< Si l'on se pique de parler avec un peu de précision, dît M. Ferdinand Brunetière {2), le mot représente ou résume tout un ensemble d'idées ; et la pire confusion qu'on puisse faire, c'est de la prendre (l'évolution) pour synonyme ou équivalent, même approximatif, des mots de mouvement ou de progrès. Qui dit progrès dit continuité, et... qui dit évolution dit précisément le contraire. « Ma théorie, disait Darwin, ne suppose aucune loi fixe de développement s. L'idée de progrès implique la stabilité du perfectionnement acquis,... L'idée d'évolution n'implique rien de semblable, et il est de son essence que ses résultais seront ton-