‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 38 sur 73 · I. Voir aux DOCUMENTS, N. XXII · texte numérisé non relu

I. Voir aux DOCUMENTS, N. XXII

les maintenir dans la foî de leur baptême et de leur première communion. Le curé américain dont nous avons déjà parlé, écrivait dans la lettre que nous avons citée : € Si tous les émigrants catholiques aux Etats-Unis avec leurs descendants étaient restés fidèles à leur foi, les catholiques devraient se compter par le nombre d'environ vingt-six millions, tandis qu'il n'y en a, en réalité, qu'environ dix mil-J lions (i). > I

Le zèle du P. Hecker et de ses disciples se porta ailleurs : prolestant converti ayant appartenu à toutes les sectes religieuses et politiques, il se tourna vers ses anciens coreligionnaires pour les amener au bercail où il avait eu le bonheur d'entrer lui-même. Personne ne soa'^ géra à l'en blâmer : dans l'Eglise de Dieu, y a diversité de vocations et de dons.

Non seulement il s'appliqua à la conversioi des protestants et il y appliqua sa Congi galion, mais, dans son zèle, il crut de i devoir de stimuler l'Eglise entière, et meta de lui tracer de nouvelles voies d'apostolal pour arriver plus promptement à la réalîsatia

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du vœu de Notre-Seigneur : unité de troupeau, dans un même bercail, sous un seul Pasteur.

Ces voies nouvelles conservent-elles dans leur nouveauté la rectitude nécessaire ? C'est ce dont il est permis de douter.

< Je voudrais, disait le P. Hecker, ouvrir les portes de l'Eglise aux rationalistes ; elles me semblent fermées pour eux. Je sens que je suis le pionnier qui ouvrira la voie. Je me suis &u51é dans l'Eglise comme en contrebande. > Page 348(1).

Son biographe, expliquant ces paroles, ajoute : « II aurait voulu AUOLIR LA douane. ■faire l'entrée de l'Eglise facile et large à tous ceux qui n'avaient conservé que leur raison pour guide. >

Mgr Keane ne parle pas autrement. Dans un article publié dans le Bulletin de l'Institut catholique de Paris, il disait : t Puisqu'un trait distinctif de la viission de V Amérique est,

r.\R LA DESTRUCTION DES BARRIÈRES et des

hostilités qui séparent les races, le retour à

r.Voir, Vit du P. Htckcr, p. 147-150, comment en effet c'est bien en contrebande que lui et Brownson se sont faufilés dans l'Eglise catholique.

l'unité des enfants de Dieu longtemps divisés, pourquoi quelque chose d'analogue ne pourrait-il pas se faire en ce qui concerne les divisions et les hostilités religieuses ? Pourquoi les congrès des religions n'aboutiraient-ils pas à un congrès international des religions où tous viendraient s'unir dans une tolérance et une charité mutuelles, oîi toutes les formes de religion se dresseraient ensemble contre toutes les formes d'irréligion ? »

Et dans son discours au Congrès scientifique international des catholiques à Bruxelles {septembre 1894), le même, après avoir donné au « monde entier ? < la leçon > de patriotisme que nous avons déjà rapportée, ajoutait : < II y avait la même leçon à donner sur le terrain religieux... La religion, c'est la charité ! Lors même que nous ne pouvions nous entendre . sur les croyances, n'était-il pas possible da s'accorder sur la charité? Ce serait déjà beaufl coup de donner cette leçon mente aux c/ifl^Ê tiens : que, pour aimer Dieu, il n'est pas néce^l saire de haïr son frère çui ne F aime pas comme ' nous; que, pour être fidèle à sa foi. îl n'est pas nécessaire de demeurer en guerreavec ceux qL'I

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