‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 45 sur 73 · L'ÉDIFICE TOUT ENTIER EST A RAJEUMJ · texte numérisé non relu

L'ÉDIFICE TOUT ENTIER EST A RAJEUMJ

et à mettre en harmonie avec les goûts et | besoins des générations qui viennent (2). »^

1 . Les habitudis de VinUrMction. Oi eccUsiasIique, le$ Uois t

2, On se iromperaii s boutade : ils expriment Le même abbé Dabry, dans le N" du 3 février 1899 de s joaroal La Vie catholique, applaudissant ; H. l'abbé Lemire prononça à la Chambre dans la séance du

tilles de Vaction, et la méthode fille donc ici, avec ViirgaïUtatit* du programme.

: voyait dans ces idée arrêtée, un but poursi

L'on sait comment le froid de l'autorité vint prévenir au congrès de Reims la fermentation de ces idées, fermentation qui se produit nécessairement en toute assemblée d'hommes livrés ï eux-mêmes.

L'on sait aussi que cette même autorité, surprise une première fois, ne permit point une seconde expérience.

Le yournal des Débats a appelé le congrès ecclésiastique de Reims « le plus grand acte de l'Eglise de France depuis le Concordat >. II pouvait se faire qu'il en fût ainsi, car si les congrès ecclésiastiques étaient devenus périodiques, comme c'était l'intention manifestée des organisateurs, ils eussent transformé l'Eglise de France plus radicalement que ne l'avait fait le Concordat : leur initiative ne .tendait à rien moins qu'à en faire une Eglise .presbytérienne {2).

En annonçant, il y a un an, l'inutilité de ses

31 janvier, sur le budget des cultes, écrivait : € Il faut lire ce discours. Nous le donnons in txUnso en supplément, ainsi que la réponse du Président du Conseil qui rend si pleinement hommage à ce qu'il y a d'élevé, de libéral et, disons-le, de libérateur, dans les hautes paroles de l'abbé Lemire. Cal U premier coup de pioche parlé au système ecclésiastique suranné 4t tS03. > I, Voir aux Documents, N.xxxi.

efforts pour obtenir la réunion d'un secornl congrès ecclésiastique, € le président de !i commission d'initiative » engageait ses parti sans à suppléer au défaut d'un congrès ecclésiastique national par des congrès restreints. Ces congrès se font ici et là plus ou moins périodiquement ; le moment de leur réunion est ordinairement le temps des vacances, afin que les séminaristes puissent venir s'y éclairer. L'on sait quel est là-dessus le sentiment de Mgr l'Archevêque de Cambrai ; il la manifesté à la retraite ecclésiastique, et la Semaine religteust a été autorisée à le faire connaître : « Ce sont là des initiatives prises en dehors de tout droit

> Il n'appartient qu'à l'autorité de vous convoquer pour délibérer sur les questions qui luij sont réservées. Elle le fait dans les conférence réglementées par les statuts diocésains. Ed dehors de cela, chaque ecclésiastique peu! présenter à son évêque ses pensées, ses diffi cultes, voire même ses respectueuses observa tions. Mais nulle partie Droit canon n'autoriai rien d'analogue à ce qui est actuellement tenté

> Vous avez mieux à faire, Messieurs, quTi vous rendre à de telles invitations, que d'aile délibérer sur des questions qui sont en dehor

de la compétence de ceux qui les proposent ; c'est de prendre part, avec un empressement toujours plus grand, aux retraites du mois, oîi vous étudiez devant Dieu les moyens de vous rendre de plus en plus conformes à votre divin modèle, »

Dans le même temps, Mgr l'évêque de Nancy publiait dans la Semaine religieuse de son diocèse l'avis suivant :

< Nous demandons à tous les ecclésiastiques de notre diocèse de ne prendre part, jusqu'à une nouvelle décision, sous une forme quelconque, à aucun cong^rès. à aucune réunion ou assemblée générale d'œuvres, quelles qu'elles soient, sans une autorisation donnée par l'intermédiaire de la Semaine reiigieuse, ou sans une autorisation personnelle accordée par Nous ou par MM, les Vicaires généraux.

T> Par un sentiment de charité, nous ne publions pas les motifs de cette mesure ; ils sont d'ailleurs connus de l'ensemble du clergé. Ils ressortent manifestement de certaines publications et de certains faits récents. »

A toutes les époques de l'histoire de l'Eglise.

des nouveautés plus ou moins dangereuses ont

k-cherché à se faire jour dans l'Église, mais à

toutes les époques aussi, il s'est trouvé des évêques pour remplir les devoirs de leur charge : la vigilance sur ces nouveautés, le jugement à porter sur leur caractère, la répression de celles qui peuvent être nuisibles.

Et toujours aussi le Souverain Pontife a rempli avec fidélité le ministère que lui a confié Notre-Seigneur Jésus-Christ de paître et les agneaux et les brebis elles-mêmes. L'on sait que le Saint-Siège fit imposer au premier et unique congrès ecclésiastique un présida nullement attendu, et qu'il avait rendu î Em. le cardinal Langénîeux « responsable de ce qui s'y ferait (i).

Il n'y a donc point de craintes à concew de ce qui se passe aujourd'hui, parce l'Eglise est toujours vigilante. Des individuel tés pourront se perdre. — et cela est malha reusement arrivé, — l'Eglise ne sortira de cS nouvelle épreuve que plus pure, plus bellft plus forte. Et il n'y a point non plus à sesqj daliser, puisque ce que nous voyons actuq ment, c'est l'histoire de tous les siècles pré( par le divin Sauveur lui-même.

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