A SOX ÉM. LE CARDINAL GIBBONS
Lxxviii* du Synode de Pistoie, < en tant qu'elle soumet k la discussion la discipline établie et approuvée par l'Eglise, comme si l'Eglise pouvait établir une discipline inutile et liop lourde pour la liberté qui convient aux chiétiens, >
Et patirtani, dans le sujet dont Nous vous entretenons,
cher Fils, le projet des novateurs est encore plus dange-
'?UK et plus opposé à la doctrine et à la discipline catho-
,'-es. Ils croient qu'il faut introduire une certaine lîberié
:iis l'Eglise, de sorte que, l'aciion et la vigilance de
-:'.orilé se trouvant en c|uelque façon liées, chaque fi dîle
la faculté de s'abandonner, dans une plus large mesure,
j propre inspiration et à son élan personnel.
lis aifirmem que c'est là une transformation qui s'îm-.
-■ ;, h l'exemple des libertés modernes qui constituent
'.iimunéroent à l'Iieure actuelle le droit et le fondement
■- la société civile. — De celte liberté nous avons parlé
■ plement dans Nos lettres aux évêqiies de tout l'univers
i la Constitution des Etats ; et mSme Nous montrâmes
■M quelle différence il y avait entre l'Eglise, qui est de
'' t divin, et les autres sociétés, qui lomes sont de droit
j^ain, 11 importe donc davantage de noter une certaine
■ inie dont on fait un argument en faveur de cette
^né que l'on suggëre aux catholiques de prendre. Us
tnt, à propos du magiitète infaillible du Foniife romain,
. jprcs la délinition solennelle qui en a été faite par le
'<ricile du Vatican, il n'y a plus d'inquiétude à avoir de
-Ole, ei que, pour cette raison, le magistère infaillible
ni mi5 en sûreté, chacun peut à présent avoir plus
■e champ pour penser et agir.
Kirange manière de raisonner, en vérité, car s'il est une t: "séquence rigoureuse du magistère infaillible de l'Eglise, ■i que nul ne doit chercher à s'écarter de son enseiriient, mais que tous ont le devoir de s'en inspirer :nement, et de s'y soumettre, afin d'être préservés plus -jiuem de toute eneur de leur sens propre. En outre.
LETTRE DE S. S. LÉON XIII
affîrmata solemniore judicio voluît. îdcîrco voluii maxime, ut perlcula prœsentium temporum aniims catholîcorura cfficacius caveret, Liceiitia quîc passini cum libertate canfmiditur ; quidvis loquendi oblo quendique libido ; facultas denique quidiibet sentiendi littcrarumque formis exprimendi, tetiebras tam alte mentibus obfudcrunt, ut major nunc quaiii ante sit magisterii usus et nécessitas, ne a conscientia quis oftîcioque abstrahatur. — Abest profecto a Nobis ut qua;cumque horum temporum ingenium parit, omnia repudiemus ; quîn potiusquidquid indagando veri aut enîtendo boni attingitur.ad patrimonium doctrine augendum publicœque prosperitatis fines proferendos, libentibus sane Nobis, accedit. f J tamen omne, ne sotidîu utilitatis sît expers, esse ac vigere nequaquam débet, Ecclesiœ auctoritate sapientiaque posthabita.
Sequitur ut ad ea veniamus qua.- ex bis, quas atligimus, opinionibus consectarîa veluti proferunlur, in quibus si mens, ut credimus, non mala. at cette res carere suspicione minime videbuntur. — Principio enim extemum magisterium omne ab iis, qui christianjE perfectioni adipiscendae studere velint, taniquam superfluum, iraô etiam minus utile, rejicitui ampliora, aiunt, atque uberiora nunc quam e!ap-: temporibus, in animos fidelium Spirîtus Sanclcinfluit charismata. eosque, medio nemine, docti arcano quodam instinctu atque agit. — Non levis profecto temeritatis est velle modum metîri, Deus cum hominibus communicet ; id enim unïo ejus voluntate pendet, estque ipsen
in", quol=
A SON £M. le CAlîDlNAL IjmBONS. XXI
EUX qui raisonnent de U sorte, vont au rebours des Mseins de la Providence de Dieu : c'est elle, ea elTet, pu a voulu que l'autorité du Siège apostolique et son U^stëre fussent artirmés par une définition solennelle, !t elle l'a voulu prëcisémeot alin de prémunir plus eflîcattmet^t les âmes chrétiennes contre les périls du temps Irfsent.
Cetle licence que l'on prend couramment pour la liberté;
cette manie de tout dire et de tout contredire ; ce pouvoir
«afin de soutenir et de propager par la presse toutes les
ruinions, ont plongé les esprits dans de telles ténèbres,
l'usage et la nécessité du magistère de l'Eglise sont
grands aujourd'hui qu'autrefois pour prémunir contre
.: défaillance de la conscience et du devoir.
' est loin assurément de Notre pensée de répudier
-îinciement taut cequ'a enfanté le génie contemporain :
■. au contraire, toute recherche de la vérité, tout effort
s le bien contribuant à accroître le patrimoine de ia
e et à reculer les limites de la félicité publique,
f applaudissonr. Mais, pour que tout cela soit vraî-
iprofitnblé, il ne faut, en aucune façon, le tenir en
I de l'autorité et de la sagesse de l'Eglise.
I — Corollaires que les américanistes tiremt
— 11 Nous faut en venir h présent
i peut considérer comme les corollaires des
ms dont nous avons parlé, et dans lesquels, s'il n'y
I d'intention mauvaise, comme nous le croyons, les
is prises en elles-mémesapparattront bien suspectes
hi/isejtfâ torique U Saint-Esprit su/fil aujourd'hui '^igtr Us âmes et qu'il n'rst plus besoin de direction
Tool d'abord, on rejette toute direction extérieure
rame superflue et même comme plutôt gênante pour
aqni veulent s'élever à laperfeclion chrétienne ;l'Eiprit
t,dil-on, répand aujourd'hui dans lésâmes fidèles des