‹ L'Amérique; anthologie géographiqueChapitre 131 sur 151 · ASSOMPTION · texte numérisé non relu

ASSOMPTION

cial. Jusqu'ici des tentatives isolées ont été faites, chacun prenant de l'oranger le produit qui lui parait devoir se prêter le mieux à ses essais, et négligeant l'élément voisin, le perdant, parée qu'il en ignore ou n'en veut pas voir la valeur; mais l'avenir amènera ici de vrais usiniers, qui créeront de toute pièce l'industrie de f orange, dans laquelle chaque élément, chaque sous-produit, sera utilisé. De l'écorce du fruit vert, de la fleur, de la feuille, on tirera les essences de Portugal, de néroli, de petit grain, sans compter l'eau de fleur d'oranger; de certaines oranges vertes, des citrons, des cédrats on fera les délicieuses confitures que tout le monde connaît; l'écorce sèche, on renverra aux fabriques de curaçao, de bitter, aux pharmacies ; de la pulpe on commencera par retirer les tartrates et les citrates bruts, qui sont demandés par les teintureries du monde entier et par une infinité d'autres industries ; puis on fera du vin qui se consommera sur place, et des eaux-de-vie pures et excellentes qui pourront rivaliser avec la cana; on fera aussi les sirops de limon, que les places de Buenos- Avres et de Bordeaux demandent en grande quantité; et enfin les orangers inutiles, on pourra les débiter pour l'ébénisterie, qui achète ce bois à des prix fort élevés. » (E. de Bourgade la Dardye, le Paraguay, Pion, p. 423-442.;

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