Quelques chiffres suffiront pal
indiquer l'importance et sur
g-rcs rapides de lii culture des fruits.
En 187;, Importation desfruits
Tut de 182,000 boites : on !B87 elle
des fruits frais élait de 1,833,300 li
res :en 1SSB, de Si raillions;
SUS on en a cipedié 17 niillio
n 1709 trouvèrent déjà dans l
pays des ceps de vignes sauvages.
ani donnaient des grappes de
grandes, uisis ai g ras. C'était peut-ctr
nada, a la Louisiane et à la Nouvelle
Bim-itTU, et que les botanistes ne
encore qu'imparfaitement. Los miss
nnnaires ont introduit dans la
.igné {»«.« «m/m.), dont le, Grec»
nt étrangère au nouveau conti
de bon »in rions les lillages do Sa
-llii'go, rian-Junu-Opistran,.,
de table. La culture de la vigne s'est surtout développée à partir de 1880.
« Je traverse le pays de Calistoya, un des plus riches en vignes. J'en ai déjà vu beaucoup la veille, j'en vois davantage; je remarque surtout qu'on se dispose à planter dans de vasles proportions. Que feront-ils de tant de vin? Ils n'en boivent pas. Déjà les caves sont encombrées, et les propriétaires ne trouvent pas à l'écouler ; ils le donnent, rendu à San-Francisco, pour dix-huit sous le gallon, c'est-à-dire les quatre litres et demi. Encore un point noir pour nous à l'horizon : cet excédent de production parlira pour la France, et déjà le vin de Californie en connaît la route. Il ne faut pas se faire d'illusions, ce vin est de très bonne qualité ; j'en ai bu d'excellent, aussi bien du blanc que du rouge ; seulement, dans les hôtels on le paye de cinquante sous à un dollar la bouteille, quand le vigneron le vend quatre sous le litre. Le plant qui réussit le mieux et fait le meilleur vin est lezinfandel1 ; le burger est un bon plant de raisin blanc. Les Américains cultivent aussi le concord, qualité exécrable , et puis des plants français : le carignan, le pineau, le malvoisie, le minion, le chasselas, ce dernier pour la table.
L'an dernier (1885), la récolte du vin, en Californie, a produit vingt-cinq millions de gallons.
Toutes les vignes sont cultivées à la charrue, les ceps espacés de 2 mètres environ sur lm,30; peu sont accompagnés d'échalas, et dans ce cas leséchalas sont très courts et n'empêchent pas les rameaux de courir. La végétation n'a rien de luxuriant ; on taille à la mode beaujolaise, et la production m'a semblé belle, sans être extraordinaire. Il faut cependant que la terre soit bien fertile, s'il est vrai que des propriétaires qui ont payé près de 6,000 francs l'hectare fassent d'excellentes affaires, malgré le bon marché des produits et la cherté de la maind'œuvre. Ce qui manque le plus aux Américains, c'est l'expérience pour la fabrication des vins. Les plus riches font venir des vignerons de France et les payent de 100 à 150 dollars par mois, c'est-à-dire de 6,000 à 9,000 francs par an ». (L. de Cotton, A travers le Dominion et la Californie, Retaux-Bray, 1889, p. 183.)
« La vigne se multipliant de plus en plus, les vendanges de 1888 ont produit 9 millions de kilogrammes de raisins;
1. C'est peut-être le zierfandler ou silvaner autrichien, une sorte d'aramon.