‹ L'Amérique; anthologie géographiqueChapitre 52 sur 151 · UNIVERSITE LELANO STANFORD JUNIOR · texte numérisé non relu

UNIVERSITE LELANO STANFORD JUNIOR

« Elle est située à deux heures de chemin de fer au sud de San-Francisco, dans la riante vallée de Sanla-Clara; Leland Stanford, ancien gouverneur de la Californie, a consacré à sa fondation trente millions de dollars. Les bâtiments sont luxueux, l'installation est magnifique; mais dans cette université bisexuelle il n'y a guère que les étudiantes qui étudient ; les étudiants sont plus friants de sport que de science. Éclairage, chauffage, ventilation, la spacieuse bibliothèque ne laisse rien à désirer, à cela près que les casiers vides y sont plus nombreux que les livres. Sur les 23,000 numéros du catalogue, 16,000 sont classés au chapitre Chemins de fer. On y trouve une collection complète de vieux indicateurs, documents précieux pour l'étudiante qui voudrait faire une thèse sur la marche comparative des trains dans le monde entier. Le musée est une extravagante collection de croûtes, acquises et pieusement admirées par M. Stanford. La salle d'honneur contient ses reliques, enfermées en des châsses de verre, et particulièrement deux de ses parapluies, l'un en alpaca, humble témoin de ses laborieux commencements, l'autre en soie croisée, à pomme d'or, symbole des grandeurs où il était parvenu. En sortant de la Stanford University, le voyageur-touriste Seippel a écrit sur son calepin : « Rien ne peut s'improviser, dans l'ordre de l'esprit, uniquement à coups de dollars. » Cette réflexion très judicieuse consolera les idéalistes qui n'ont qu'un faible espoir de devenir millionnaires. » (G. Valbert, Revue des Deux Mondes, 1er mars 1897, p. 210, compte rendu du livre de M. Seippel, Terres lointaines, Voyage autour du monde, Lausanne, 1897.)

« Son aspect n'a rien d'universitaire : avec ses bâtiments

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