MEXIQUE
Les indigènes. — Ancienne colonie espagnole (Nouvelle-Espagne), les États-Unis du Mexique forment une république latine, peuplée en grande majorité d'Indiens. D'où sont-ils venus? quelle est l'origine des populations des plateaux, qui étaient arrivées à un état de civilisation si avancé quand se produisit la conquête espagnole? C'est un problème historique qui a soulevé des hypothèses variées, et n'a pas encore trouvé de solution définitive. On ne peut pas traiter avec dédain les tribus indiennes de l'Anahuac comme celles du Nord-Amérique. Les Peaux-Rouges sont des barbares qui n'ont pas dépassé l'enfance, vivant de la pêche et de la chasse, restés par conséquent soumis aux habitudes des peuples nomades; ils n'ont pas produit d'oeuvres d'art, de monuments: on ne leur attribue même pas les constructions en terre que l'on a retrouvées en si grand nombre sur les bords de l'Ohio, du Mississipietdu Missouri. On a pu décrire leurs mœurs, mais l'histoire n'a pas à s'occuper d'eux.
La civilisation des Indiens. — Quand les Espagnols arrivèrent au Yucatan, « ils s'émerveillèrent, dit Gomara1, de voir des édifices de pierre qui n'avaient point encore été vus par delà. » On en trouva d'autres sur le plateau de l'Anahuac, et, tout en tenant compte des exagérations des conquérants, on ne peut contester que les Indiens avaient construit des villes, des palais, et surtout des monuments religieux de grandes dimensions; nous pouvons en juger par ce qui reste des imposantes pyramides de Cholula. Plus au sud, dans le Téhuantépec et dans l' Yucatan, les Espagnols trouvèrent plus tard des ruines de cités grandioses, recouvertes par la végétation puissante de la forêt tropicale. On distingue trois centres de civilisation indienne : 1° l'Yucatan, qui fut le siège de la civilisation maya, dont donnent une haute idée les ruines de Palenqué, Uxmal, Chichen, etc. ; les villes y étaient construites en pierres, décorées de sculptures; 2°rAnahuac, où s'élevaient les grandes cités de Cholula, Toula, Tenochtitlan ou Mexico et plusieurs autres ; 3° le Nouveau-Mexique et l' Arizona, où l'on a retrouvé
i. Francisco Lopez de Gomara, né à Séville, fut chapelain de Cortez. Il a écrit une longue chronique, qui est surtout l'histoire de Cortez. La première édition de la Cronica de laNueva Espana parut à Médina en 1553.
s quadrn titulaires ft plul généralement d'accord ces trois groupes furent vint du nord ctapparte-
les pueblos avec de grandes construction
sieurs étages formant pyramide. Ou es
pour supposer que les monuments de
construits par le peuple des Toltecs, qui
□ait a la nation nalnia; il envahit le Mei
l'occupa jusqu'au xtvc. San liiMoi'ieu, Veyt.ia lllixloria anti^aade
Mexico), place lit fond a [ion de leur capitale Tu la ' à l'année 713. Ils
furent de grands constructeurs, et le nom de Toltec resta syno-
cytrie d'architecte.
Les Àltecs. — Vinrent ensuite les A/tecs., qui s'arrêtèrent sur les bords d'un lac, où ils fondèrent Mexico eu 1323. C'est là qu'ils virent, perché sur un cactus, un aigle royal d'une grandeur et d'une beauté extraordinaires. Cette apparition leur indiqua l'emplacement de la nouvelle ville, qui fut Mlle sur les rochers du lac. L'aigle et le cactus ligurent encore dans les armes île la ville moderne. Les Aztccit furent iwiivemés pur .|--s rois élus, mais on drivait toujours les choisir dans la même famille; sous les derniers règnes le litre de roi fut remplacé par celui d'empereur.
L'aristocratie coin prenait trente grands caciques. Le but de leurs institutions était de favoriser le métier des armes. Mexico (ou Mextli) signifie htibilulioii il u dieu de la r/uerre; ce dieu s'appelait " Huitzilopoclilli », et possédait de uoiiiiireiix temples ou leocallis. Ou avait conservé le souvenir d'une autre divinité, le dieu de l'air, « Quetzal coati » (ce nom signilie serpent couvert ils plumes); d'après la légende il avait une peau blanche, une lougue taarbe; exilé, il devait revenir par l'est. Celte tradition favorisa la conquête espagnole: Curie/ put se faire passer pour le dieu Quetaalcoatl auprès des populations qu'effrayaient depuis longtemps des présages sinistres'.
Découverte du continent. — Les premiers Espagnols qui abordèrent au continent mexieaiu furent les soldats de Elcriiandez de Cordova, qui étaient partielle Cuba pour aller chercher des esclaves indiens aux iles Ualiaina; ils furent poussés parla tempête sur la côte de l'Yucatan, prés d'un cap que Cordova appela Catoche, d'après les premiers mois indiens qu'il entendit [eum:i: ealoch, venez A la maison) ; il fut bien aeeueilli à Cam pèche, maïs dut livrer un combat à l'otain-ltan (aujourd'hui (.;lnini|"'d'ju; ; il revint a Cuba, où il lit part au gouverneur Velas-quei de son importante découverte. Le voyage de Cordova eut lieu enWil Velasquez s'empressa, l'année suivante, d'y envoyer son parent Jean de Grijalva, qui toucha à l'Ile Cozumel et contourna le Yucatan ; ce fut lui qui donna au
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pays le nom de Nouvelle-Espagne. Il entra dans le fleuv e qui a conservé son nom; son compagnon, Pedro de Alvarado, donna le sien à un autre fleuve plus au nord. Grijalva s'arrêta à l'endroit où fut bâtie plus tard Vera-Cruz, et entra en relation avec les indigènes; il revint à Cuba avec de nombreux objets en or que le» Indiens lui avaient donnés.
Hernando Gortez. — Du moment que la contrée nouvelle renfermait de l'or, les Espagnols résolurent d'y fonder une colonie. Velasquez prépara une expédition qui fut confiée à Hernando Cortez : il partit de Cuba le 11 février 1519. L'histoire de l'expédition de Cortez constitue une merveilleuse épopée, dont il faut suivre le développement dans l'historien américain qui a réuni dans un récit captivant les chroniques espagnoles et indiennes, W. Prescott. Rien n'y manque : à côté du héros qui joint l'habileté au courage, se place l'aimable figure de la princesse indienne Marina, qui servit d'interprète et donna les plus utiles renseignements. Cortez était parti avec 11 navires, 553 soldats, 16 chevaux et 10 pièces de campagne; après avoir fondé Villa-Rica de Vera-Cruz, il détruisit sa flotte, s'assura des alliés à Cempoalla, battit les Tlascalans, puis les décida à le seconder; à Cholulail entra sur le territoire de Montezuma, et signala son passage par un épouvantable massacre de toute la population. L'entrée à Mexico eut lieu le 8 novembre 1519; les Espagnols furent bien accueillis par l'empereur, qui trahit alors son passé glorieux par une inexplicable lâcheté ; ils restèrent plusieurs mois à Mexico, puis nous voyons Cortez obligé de venir repousser un lieutenant de Velasquez, Pamphile de Narvaez; il triomphe grâce à son habileté, rentre dans Mexico, où il trouve la population soulevée par un acte de violence d'Alvarado; Montezuma meurt des blessures reçues au moment où il haranguait son peuple. Se produit alors la retraite lamentable qui ramène les Espagnols à Tlascala, et qui est marquée par le massacre épouvantable de la noche triste, sur une chaussée des lacs. Le siège de Mexico dure de longs jours et exige des opérations très savantes, un blocus complet par l'occupation des trois chaussées; on ne peut réussir qu'en détruisant tous les édifices et en comblant les canaux avec les débris. Mais la destruction de Mexico, la prise de Guatimozin, qui fut arrêté au moment où il s'enfuyait sur une pirogue, suffirent pour assurera Cortez la soumission de toutes les tribus de l'Anahuac; les Espagnols atteignirent bientôt l'océan Pacifique, parcoururent la Californie, et Alvarado alla occuper l'Amérique centrale.
L'indépendance du Mexique. — Pendant trois siècles les Espagnols surent conserver dans la soumission les nombreuses populations indiennes; on a beaucoup critiqué leurs procédés de colonisation, leur avidité dans l'exploitation des mines d'argent, dont les plus riches furent celles de Potosi, découvertes en 1548; il faut reconnaître cependant qu'ils ont su contenir les Indiens sans les exterminer. La révolte éclata en 1808-1810, quand les habitants
HISTOIRE DU MEXIQUE delà Nouvelle-Espagne fnreut iiiii'itx renseignés sur la faiblesse de leur métropole : ils refusèrent de reeunnatlre Joseph Bonaparte. L'insurrection eut pour chefs les cures Hidalgo (surnommé le Renard) et Morelos;ellc prit fin en 1821, et depuis la proclamation de l'indépendance le Mexique a «niim toutes les formes de gouvernement : il a formé un empire avec Iturhide, une république fédérale en 1821; la république deviut unitaire en 1835, pubs la constitution fédéral isle lut rél.iiblieeu IK-iti; de nouveau supprimée en lSri3, elle fut reconnue en 1830; ou peut dire que l'histoire intérieure du Mexique soi'L'.-iiinc dans eelle des révolutions provoquées par le général Saula-Auua. Au milieu de ces (roubles, les Étrangers sou lf rirent dans leurs intérêts; la France intervint deux fois: en 153S pour réclamer des indemnités, en IKfil pour protester contre un déeret [du 17 juillet) qui supprimait le payement des intérêts de la dette aux étrangers. Celle dernière guerre aboutit & un désastre : Maximilieu périt lusillé !i Unerelaroen IKË7,et Juarez rentra vainqueur dans Mexico le là juillet (1867)1.
Le Mexique eBt régi par la constitution de 1857, qui présente beaucoup de ressemblance avec celle des États-Unis : le président est élu pour quatre ans; le Congrès comprend une chambre des députés et un sénat. D'après le recensement de 1SS0, le Mexique a 11,393,712 habitants; les trois villes les plus peuplées sont Mexico, 440,000 hab. ; Guadalajara, 103,000 ; Puebla, 100,000.
Explorations modernes. — La géographie du Mexique nous a été révélée par Humboldt, qui lit un long séjour dans la Nouvelle- Espaguc en 1803 et 1804. Apres la proclamation de l'indépendance arrivèrent les voyageur.- anglais, rpii ibeieliéient surtout a exploiter le pays : UErLi.oon eu IK22 !•• Mci-'i/ttu en IXîïl, trad. franc, 2 vol. in-8", Paris, 1824); WaMj en 1825-27; Lyon en 1826; SaMY, qui s'occupa surin ut des piVljni'iea de perles de la Californie, 1S2:J-2S ; les naturalistes Schibiie et DtrPK en 1S27-2S; le botaniste Hxlleb ; Caeil Neueï, I8:i[l-32, qui publia à Paris eu 1S46 un Voyage pitloreique et ai'dn-nhi'jiijui', iu-f"; l'Améi'n-aiu Jusiaii Gheqo; l'Allemand Joseph Bl'bkaht, dont le voyage dura de 1825 à 1834: il en publiala relation (Aufenlhid! ii lui ll-hmi i» Mf-t-ico) en 18311 : Burkart est mort a Bonn eu 1814. On fonda une société de géographie a Mexico en 1839, et la France organisa en 1BK0 une commission scientilique du Mexique, qui publia seule rue ut trois volumes.
Les antiquités. — L'étude des antiquités forme une science spéciale : eu 1786 le roi d'Espagne ordonna de faire une nouvelle étude
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des ruines de Païen que connues sous le nom de casas de piedras; on en chargea le capitaine Antonio del Rio (1787). La description ne fut publiée qu'en 1822 à Londres1. Palenqué fut ensuite visitée par un Français, le docteur Fr. Corroy, en 1819; il appela Palenqué la Palmyre américaine. Les autres villes du Yucatan furent plus sérieusement explorées par Stephen, Emmanuel de Friedischtal, Norman, de la Nouvelle-Orléans. Un Français a résumé et complété toutes les études sur les villes disparues du Mexique et du Lucatan : c'est D. Charnay; pour lui Palenqué n'était pas un centre d'habitation, mais un lieu de pèlerinage, une terre consacrée pour les sépultures : on n'y trouve que des temples et des tombes8. M. Charnay soutient encore cette thèse que les grandes villes n'étaient pas en ruine au moment de la conquête espagnole3.
Amérique centrale. — L'Amérique centrale avait été rattachée par les Espagnols à la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne ; elle formait la capitainerie de Guatemala. L'affranchissement eut lieu en 1821; la division en cinq républiques devint définitive le 17 avril
Projet de canal interocéanique ; isthme de Téhuantépec. —
Dès 1523 Charles-Quint recommandait à Cortez de chercher un détroit qui abrégerait de deux tiers la navigation de Cadix aux Indes orientales; c'est ce que Charles-Quint appelait el secreto del estrecho. Cortez crut d'abord à l'existence d'un canal naturel, d'après une carte que lui avait donnée Montezuma où figurait l'embouchure d'une grande rivière; il la fit explorer par Diego Ordoz : c'était le Guasacoalco de l'isthme de Téhuantépec. Cette rivière est navigable, mais elle ne communique pas avec le Pacifique ; en 1551 Lopez de Gomara proposa la création d'un canal, en choisissant l'isthme de Téhuantépec, les lacs du Nicaragua ou la rivière Chagres. En 1715, les créoles d'Oajaca présentèrent un mémoire au vice -roi pour obtenir l'autorisation de percer l'isthme; l'Espagne refusa. En 1767 le vice-roi Bucarelli chargea l'ingénieur Cramer de faire des études ;
i. Les planches ont été dessinées par Fr. de Waldeck, voyageur et artiste qui est mort à Paris en 1875 dans sa cent dixième année. — L'analyse de cet ouvrage est dans le Recueil de voyages et de mémoires publié par la Société de géographie de Paris, in-4», 1825, il, p. 180.
2. « Les ruines trouvées dans Yucatan sont presque exclusivement des constructions élevées dans un but religieux, et leurs formes colossales montrent combien grand était le pouvoir des prêtres et des chefs, et aussi combien la masse du peuple était superstitieuse et sensible. «(LindesayBrinc, On the ruined cities of central America, Journal of the royal geogr. Soc, vol. XLIl, p. 354-368.)
3. Voir Comptes rendus de la Société de géographie de Paris, 1883, p. 273.
elles n'eurent aucune suite. Les cortés espagnoles avaient décrété le projet en 1814; la guerre d'indépendance arrêta tout. Le projet le plus sérieusement poursuivi fut celui deD. José de Garay (1842), qui vendit son privilège à une maison anglaise. En 1890 le congrès vota une concession définitive; mais le capitaine Rob.-W. Schufeldt constata qu'il faudrait 140 écluses pour ce canal, qui aurait 240 kilomètres de longueur. L'idée fut abandonnée. On a construit depuis une ligne ferrée.
Isthme de Panama. — Les projets de canal par le golfe Darien et l'Atrato, par l'isthme de Panama et par le Nicaragua, sont très nombreux. Humboldt écrivait à propos de Panama ces paroles, qu'une expérience malheureuse a réalisées : « Il parait, d'après l'ensemble des renseignements que j'ai pu me procurer, que l'on doit abandonner l'espoir d'un canal de sept mètres de profondeur et de vingt-deux ou vingt-huit mètres de largeur qui traverserait l'isthme de Panama de mer en mer... L'élévation du terrain forcera l'ingénieur à avoir recours soit à des galeries souterraines, soit au système des écluses. Par conséquent les marchandises destinées à passer l'isthme ne pourront être transportées que dans des bateaux plats incapables de tenir la mer1. »
Canal de Nicaragua. — Beste la route du Nicaragua, largement alimentée par les grands lacs et marquée par le fleuve Saint-Jean*, Cest la route préférée ; les Anglais essayèrent de s'en emparer en 1780; ils organisèrent une expédition dont fit partie Nelson. Ayant été repoussés, ils s'établirent à Belize, sur laquelle ils avaient des droits depuis 1763. La colonie de Belize est devenue le Honduras britannique en 1868. Les Américains des États-Unis se firent donner une concession en 1826; Guillaume 1er, roi des Pays-Bas, avait résolu d'employer sa fortune personnelle à la construction du canal, mais fut empêché parla révolution de 1830. Les Anglais revinrent à la charge, et le prince Louis-Napoléon, exilé en Amérique, dressa le plan d'un canal qui devait aller de Greytown à Healejo. « La Providence, disait-il, parait avoir indiqué cette coupure du Nicaragua comme présentant les difficultés d'exécution les moins formidables. » En 1850 Vanderbilt commença sa fortune en faisant passer les émigrants en Californie par les lacs, où il fit construire des bateaux à vapeur. Ces bateaux remontaient jusqu'à la Virgen, et de là on gagnait par uue route qu'il fit construire la côte du Pacifique. Vinrent ensuite les projets de Belly, de Thomé de Gamond (aboutit a Salinas), de Menocal et Blanchet. Ce dernier fut présenté en relief dans l'exposition du Nicaragua a Paris en 1889; il aboutit à
i. Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, édit. 1825, in-8°, I, 227-22*.
2. C'est un tremblement de terre de 1663 qui aurait rendu impraticable pour la navigation le Saint-Jean, que le» Espagnols avaient utilisé jusque-là pour arriver au lac. — « Beaumarchais avait formé un volumineux dossier relatif à un canal interocéanique par le Nicaragua ; il est dans ses papiers inédits. » (Lictilhac, Revue des Deux Mondes, !•*■ mars 1893, p. 155.)
Ï3ii L'AMÉRIQUE
Port-Brito et a 272 kilomètres de longueur. En 1887 s'est formfe uiiecompagnie américaine. Maritime canal Company of Nicaragua, qui n'est fait accorder le droit exclusif de percer un canal entre les deux mers. Les travaux ont ciinuiK'iiei; saur bruit ]■■ 22 octobre 18S9; 1,0(10 ouvriers secondés par de puissantes machines y oi travaillé, sous la direction de l'iiifréuieur Heuocal.jusqu'Ma fin df !8M1; on a construit une diwueà l'rmh'-jucliui'f; du Saint-Jean pour empêcher l'ensablement. Sur la rive gauche du canal on a fond* une ville qui deviendra peut-être, comme l'avait prévu Louis-Napoléon, la Constantin ople du nouveau monde ; elle a été inauguré; le 1" janvier ISSU : elle s'appelle Amvrica'. -Mais la Compagnie i fia liquider en 1S91. Ou travaille depuis 1804 a en reconstituer uni nouvelle, et les travaux n'ont pas encore été repris.
« Tout ce que faisaient les Tidlees ''tait cveellent, délicatel plein de grâce : leurs édifices abondaient en ornements; el ce n'est pas seulement à Tollan, à Xocotitlan, que l'on a découvert des restes exquis provenant des ïoltecs, tant en édifices qu'en autres produits; on en trouve dans toutes les parties de la Nouvelle- Espagne; pat-lout "ii a découvert de leurs oeuvres en poteries, fragments de terres cuites à tous usages, jouets d'enfant, joyaux et mille autres objets fabriqués par eus; c'est qu'en réalité les Toltecs s'étaient répandus dans tout le pays... Les Toltecs furent les plus célèbres entre fous les peuples de l'Analiuau par leur civilisation et leur habileté dans les arts, si bien que, dans les siècles suivants, on donnait le nom de toltec comme titre d'honneur à tout artiste d'un mérite transcendant.
En fait d'art, les Toltecs s'adonnaient à la sculpture, à ta musique et à la peinture; dans l'industrie ils avaient fait des progrès extraordinaires; ils fondaient l'or el l'argent au moyen de moules; ils donnaient aux. métaux toutes les formes qu'ils voulaient; ils avaient d'excellents joailliers, des lapidaires, des peintres el des charpentiers qui, chacun dans snn métier, imitaient toute espèce d'animaux, de plantes et d'oiseaux, et sculptaient les ornements les plus divers pour les personnes, les maisons et les temples. » (D. Chahnaï, là Anciennes Vit/os -lu ttouraiu mmi'le, Paris, Hachette, p. 82.)
1. S*rondstiei)*™Uél* décrétés par nua loi du 17 octobre 1890; clleejfsïti