‹ L'Amérique Centrale et MéridionaleChapitre 5 sur 33 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

l'enserrent dans nno complète circulation de chemins liquides, tandis que son système orographique est aussi riche que compliqué.

Les peuplades sans nombre qui roccupaientau moment delà conquête ont successivement accepté — ou subi — le joug de leurs vainqueurs, et le souverain actuel ne trouve plus dans son immense empire que des sujets soumis.

Toutes les richesses que Dieu a départies à Thomme se trouvent concentrées, pour ainsi parler, sur ce point privilégié du ^globe. Le Brésilien peut cultiver la surface du sol ou creuser ses entrailles : partout il trouvera la richesse.

De nombreuses provinces se groupent autour de Rio-Janeiro^ la florissante capitale. L'empire tout entier, fondé dans le premier quart de ce siècle, raffermi après les premières convulsions de la formation, marche d'un pas régulier dans les voies de la civilisation.

Enclavées dans T Amérique méridionale au nord-est du Brésil, les trois Guyanes, francahe^ anylaheol hollandaise^ sont, avec la Patagonie^ VAraucanie et la Terre-de-Feu les seules portions de l'Amérique méridionale qui n'appartiennent point à la race latine ; petites, peu importantes, les Guyanes ne sont, à vrai dire, que les postes avancés de l'Europe nord-occidentale, et ses sentinelles perdues, en face des races méridionales, absolues maîtresses de cette portion du nouveau monde.

Revenant vers l'ouest nous trouvons, entre l'océan Pacifique et les Cordillères, la bande de terrain étroite et longue, connue sous le nomdeCiuLi, qui mesure 2,200 kilomètres du nord au sud, et de 2 à 400 de l'est à l'ouest. Stérile et sauvage au nord, là où il confine avec le désert d'iiarama, à mesure qu'il s'avance vers le sud, \e Chili voit s'accroitre sa fécondité, en même temps

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