PRÉFACE. XVII
que son paysage se revêt de plus de grâce et de beauté. La population du Chili ne dépasse pas 1,600,000 habitants, dont les Indiens ne forment pas môme le tiers, laissant la prédominance absolue à l'élément européen et créole.
Santiago-de-ChilCy la capitale, renferme 100,000 habitants ; Valparaisoy 80,000; Coquimbo, 16,000 ; Concepcion^ 10,000.
L'Europe envoie chaque année par l'émigration un appoint de 5 à 6,000 colons nouveaux, qui se trouvent à merveille de la douceur de ce climat.
La partie du Chili occupée par la tribu des Araucans a su garder jusqu'ici son indépendance avec la foi de ses pères. Aucun conquérant n'a pu la soumettre.
Les vastes plaines qui s'étendent depuis les Cordillères du Chili ']\\s>(\}i^kV océan Atlantique forment les Provinces-Unies de la Plata, également connues sous le nom de Confédération Argentine.
Cet État turbulent est borné au sud par la Patagonie^ à l'est par le Paraguay et le Brésil, au nord par la Bolivie. Le grand fleuve qui lui donne son nom, la Plata, ou fleuve d'argent, prend sa source dans les plateaux du Brésil, et dans son parcours de 3,200 kilomètres, arrose un bassin immense et fertile. On divise en quatre espèces de régions la superficie de la Confédération Argentine, qui comprend une étendue de 175 millions d'hectares : au nord, les Llanos, ou plaines du grand Chaco ; au centre, les Vallées du Pavana et du Paraguay ; au sud, les pampas ou steppes, entrecoupés de marécages ; enfin, de grandes étendues de terrains sablonneux. Sous le rapportde la population, les Provinces- Unies de la Plata doivent être classées parmi les moins heureuses de tout le territoire américain : elles ne comptent pas plus de 1,500,000 habitants, européens, créoles et mé-
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tis; il y Taul ajouter 30,000 Indiens et 25,000 nègres et Gauchos^ occupés à poursuivre les troupeaux sauvages dans les déserts. Ouant aux Indiens, presque tous errent en liberté dans les pampas. Chaque année la république Argentine reçoit un assez grand nombre d'émigrants, qui lui arrivent de France, d'Espagne et d'Italie. On compte trois villes importantes dans la Confédération : Parana^ qui fut longtemps la ville fédérale; Buenos Ayres^ que son importance maritime et commerciale a rendue la vraie capitale du pays ; enlin Corrientes, que son admirable situation au confluent de deux grands fleuves a fait choisir comme Tentrepôt de tout le commerce intérieur.
Le petit État de rUiircuAY, qui ne comprend pas une superficie de plus de 7)0,000,000 d'hectares, ni une population de plus de 100,000 habitants, doit sa fortune a Montevideo^ sa capitale, placée entre le grand estuaire de la Plata et l'océan Atlantique.
Le PxVRAGUAY est un payseentral, que sa situation réduit à n'avoir de relations qu'avec les peuples du continent américain, par lesquels il est entouré de toutes parts^ sans nulle issue vers la mer. Il est en quelque sorte enclavé entre la Bolivie^\e Brésil ei\i\ confédération Argenline^ qui l'enserrent de toutes parts. Un admirable réseau de fleuves et de rivières lui distribue ses eaux bienfaisantes, et font de lui un des territoires les plus féconds de l'Amérique méridionale. 900,000 habitants, mélange d'Indiens, (le métis, d'Européens et de créoles, se répandent sur une étendue de 30,000,000 d'hectares. La population A' Assomptimi^ la capitale, est de 25,000 âmes seulement.
A l'extrémité méridionale du continent, entre le Chili et la confédération Argentine se trouve la Patagonie, dont ses deux voisins souhaitent vivement la colonisation à leur profit, mais qui leur a jusqu'à présent résisté. C'est une vaste contrée, mais plu-