‹ L'Amérique de demainChapitre 53 sur 167 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Avoine,

Pommes de terre.

Orge,

Graine de lin,

Seigle,

Riz,

Sarrasin,

Foin,

61 420 000 tonnes.

valant

Tabac,

645 213 000 livres.

valant

Houblon,

Les laitages sont estimés à 800 millions de dollars, le coton à 650 millions, la volaille et les œufs à 600 millions, les animaux de boucherie à 1 milliard 270 millions.

Le total complet de ces divers produits de la ferme est coté à 7 milliards 412 millions de dollars, c'est-àdire, lisez bien, à plus de 37 milliards de francs ; c'est seulement la septième partie (1 milliard 55 millions de dollars) qui va à l'exportation, mais elle suffît pour amener du dehors aux Etats-Unis la petite somme approximative de 5 milliards 300 millions de francs, plus que la lourde indemnité de la guerre franco-allemande. De pareils chiffres, qui correspondent aux réalités, nous aideront à comprendre pourquoi les Etats-Unis se sont trouvés de force à dominer si vite la crise qui les atteignait à la fin de 1907, comme à peu près tous les dix ans, sur les terrains financiers et industriels. Lés résultats de 1908 ont été plus brillants encore, et l'agriculture américaine y a atteint le chiffre, unique dans son histoire, de 40 milliards de francs, exactement 7 milliards 778 millions de dollars.

Omaha ne se laisse pas absorber totalement par la préoccupation de sa richesse matérielle, estimée

à près de 2 milliards. Comme toutes les autres villes d'Amérique, elle donne une grande place à l'éducation, et elle met au service d'environ 30 000 élèves, 11 collèges, 67 écoles publiques ou privées. Me trouvant là en pleines vacances, au commencement d'août, je n'y ai pu voir fonctionner l'enseignement; mais des circonstances favorables m'ont fait connaître l'institution la plus importante de la ville, l'université Creighton, qui est, comme celles de Saint-Louis et de Georgeto^vn près de Washington, entre les mains de la compagnie de Jésus. Ce fut dans son grand hall que j'eus à donner une conférence organisée par les Chevaliers de Colomb sous la présidence de l'évêque. Les relations qui s'ensuivirent avec le P. Dowling, recteur de l'Université, un éducateur et un publiciste de talent, m'auraient permis, si j'avais disposé de plus de temps, une enquête approfondie. Je pus, du moins, visiter l'installation matérielle des diverses écoles et en conclure que les Facultés catholiques de France pourraient, à ce point de vue, envier leurs sœurs du Nebraska. Les sciences et les lettres, notamment, occupent, à l'entrée de la ville, un vrai palais entouré de jardins; et quant au droit, à la médecine (complétée d'un grand hôpital), à l'art dentaire et à la pharmacie, ils s'enseignent, au milieu de la cité des affaires, en des établissements distincts et tous pourvus, comme bibliothèques ou laboratoires, des instruments de travail les plus perfectionnés.

Un des traits qui distingue l'université Creighton, remarquable aussi à bien d'autres égards et notamment pour son souci de maintenir la culture classique, c'est la gratuité d'une partie de son enseignement : les étudiants de lettres et de sciences ne paient aucun droit d'inscription. On devine bien que, pour rendre possible cette mesure ou simplement pour fonder un si vaste établissement catholique en

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