CHEZ MONSEIGNEUR IRELAND
Un homme célèbre qui ne perd pas à être vu de près. — Simplicité et activité. — Une Église prospère. — Les missionnaires français au Minnesota depuis le dix-septième siècle. — Origines de la ville et du diocèse de Saint-Paul. — Le jubilé de 1901 : cinquante ans de catholicisme dans le Nord-Ouest. — Pose de la première pierre de la cathédrale (1907) : fêtes religieuses et civiques. — Séparation modèle. — La liberté et la religion alliées naturelles. — Visite à un survivant des temps héroïques. Le véritable self made man.
Mgr Ireland, quand j'arrivai chez lui au sortir d'Omaha, venait de poser la première pierre d'une cathédrale, à Saint-Paul, et il s'occupait de réunir les fonds pour en bâtir une autre, ou plutôt une procathédrale, à Minneapolis.
Quel que soit l'intérêt de la ville de Saint-Paul, l'universelle réputation dont elle jouit est due surtout à son archevêque, et c'est principalement le désir de le voir chez lui, au milieu de ses œuvres et parmi ses concitoyens, qui me détermine à accepter de grand cœur son invitation. Il ne me suffît pas de l'avoir rencontré maintes fois en Europe, il y a quatre ans à Washington, tout récemment à Chicago. J'aspire, — et j'oserai en convenir maintenant, l'épreuve ayant été plus que favorable, — j'aspire à constater qu'il est aussi grand de près que de loin, aussi dévoué à son propre diocèse qu'au bien général du catholicisme. Tant d'hommes célèbres n'ont, si j'ose le