MOTIFS VRAIS DE LA CONDUITE DE I/ANGLETERRE
Le caractère des conclusions légitimes, c'est qu'elles se déduisent d'elles-mêmes et qu'il n'y a qu'.à les signaler. Ainsi, partout dans cette étude et sans que je fatigue le lecteur en le répétant, la puissance merveilleuse des principes éclate aux regards. Si l'Europe leur eût obéi, si l'Angleterie les eût écoutés, quelle transfiguration de la politique suivie! Aussitôt les situations redeviennent simples, les questions difficiles se résolvent, les chances de guerre s'éloignent, les crises perdent leur violence, le niveau moral s'élève.
Et en même temps, ne l'oublions pas , les intérêts reçoivent la satisfaction à laquelle ils ont droit. Rien n'est bienfaisant comme la justice , rien n'est utile (je souligne le mot) comme la droiture; entre les principes ^t les intérêts l'opposition n'est jamais réelle.
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C'est ici l'idée fondaïuentale que je voudrais voir se dégager de mon ti'avail , quoique je ne songe certes pas à l'établir doctoralement. Que de. fois déjà nous avons été amenés à le constater : on a cru servir le commerce en foulant aux pieds les principes , et on l'a desservi; on a cru gagner de l'argent, et on en a perdu; on a cru abréger la crise, et on l'a prolongée ; on a cru amener la paix, et on a marché vers la guerre.
« Plus nous éviterons d'intervenir, moins la lutte durera; » ce mot n'a pas été inventé par des théoriciens de cabinet, il nous est venu des hommes pratiques, des grands fabricants anglais. Ils se sont aperçus, peu à peu, qu'une guerre pour le coton ne donnerait guère de coton et n'aiderait pas au rétablissement des consommations américaines. Des deux souffrances commerciales de l'Europe, le manque de coton et le manque de débouchés, elle ne calmerait guère la première et exaspérerait assurément la seconde.
Ceci m'amène à examiner de plus près s'il est vrai, comme on l'a prétendu, que les intérêts de l'industrie et du commerce aient été le mobile à peu près unique de l'Angleterre tlans la politique qu'elle a suivie pendant une année à l'égard des États-Unis. On a beaucoup parlé de coton,, de calicot! Qu'il y ait eu du calicot dans cette affaire, je ne le mets pas en doute; mais il y a eu autre chose; des raisons, sinon plus
considérables du moins plus élevées, ont contribué . pour leur juste part à déterminer l'attitude du peuple anglais. Il n'est que juste de le montrer; cela est juste et cela est salutaire, car mieux on se connaîtra, mieux on se comprendra, et mieux aussi se calmeront les animosités réciproques.
Quant au coton, je suis loin de croire qu'un gouvernement sage ne doive tenir aucun compte des considérations de cette nature. Dans un pays où le travail du coton fait tourner trente millions de broches et fait vivre près de quatre millions de travailleurs, ce serait une étrange magnanimité que celle qui le prendrait de haut avec les souffrances de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants. Intérêts matériels tant que vous voudrez! Ils se traduisent en misères physiques et morales. Le coton devenu rare finit par être regardé du même œil que le reste des vivres dans une garnison affamée. Voici des ouvriers qui ne travaillent plus que trois jours par semaine, deux jours, un jour peut-être; d'autres ne travaillent plus du tout et n'ont d'autres ressources que les dons de la charité.
Hâtons-nous de le dire , cette charité est admirable et la résignation des ouvriers ne l'est pas moins. Euxmêmes ont reconnu la nécessité d'introduire dans les manufactures les journées réduites, le short times; ils n'ont murmuré ni contre leurs maîtres, ni contre les États-Unis, et nous avons vu en quels termes ils se sont adressés aux Américains.
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Le gouvernement n'a qu'à suivre leur exemple. Tout en ne négli<i;eant rien (c'est son devoir) pour adoucir et abréger la crise, il doit comprendre que supporter une telle crise pour une telle cause, ce serait accomplir un immense progrès. Il y a là de quoi tenter les meilleures ambitions de l'Angleterre. On répète sans cesse que ce siècle est le siècle du coton, que le coton gouverne, que le coton est- roi ; eh bien! il s'agit de démontrer qu'il n!en est rien. Aux prises avec la tentation la plus redoutable qu'une nation manufacturière puisse rencontrer, il serait beau de la regarder en face et d'aller dioitson chemin.
Les États-Unis, sous ce rapport, donnent un grand exemple à l'Europe. Leurs fabriques de Lowell ne souffrent pas moins que celles de Manchester ou de Mulhouse. Il n'importe : le devoir a parlé, une noble cause doit être soutenue , on acceptera la souffrance, toutes les classes s'imposeront des privations étendues, et un grand peuple se relèvera.
L'Angleterre, on peut le croire, aurait plus aisément consenti à prendre sa part en sacrifice, elle aurait admis de meilleure grâce la beauté du but vers lequel marchent les Américains, si l'adoption malencontreuse d'un tarif nouveau n'était venue discréditer comme à point nommé l'administration naissante de M. Lincoln.
C'était à l'heure des triomphes du libre échange: libre échangiste moi-même, et libre échangiste de la
veille , j'ai le droit d'eu parler : pour plusieurs, le dogme économique qui, après avoir vaincu en Angleterre, venait de dicter le traité de commerce avec la France, passait avant toute autre vérité.
Quoique le tarif Morill ne fût pas beaucoup plus protecteur en fait que le nouveau tarif franco-anglais, cependant son apparition, au moment même de la levée de boucliers du Sud, fit un mal incalculable en Angleterre. Des amis mêmes, je citerai le Daily- News, semblèrent se transformer presque en ennemis.
On accusait M. Lincoln, oubliant de quelle façon les choses s'étaient passées. Pendant que M. Lincoln se rendait de Springfield à Washington, on lui demanda, au grand meeting de Pittsburgh, ce qu'il pensait du tarif Morill. Il répondit qu'il fallait l'ajourner jusqu'à la prochaine session du Congrès. Or, huit jours après, le Congrès adoptait le bill sans attendre la session prochaine, et M. Buchanari signait le bill sans attendre son successeur. On eût dit qu'il avait hâte de lui léguer une difficulté de plus.
Le Sud , dont on veut faire le représentant idéal du libre échange, n'aurait eu qu'un mot à dire à son serviteur docile M. Buchanan, pour que cette signature ne fût pas donnée. Il faut se rappeler d'ailleurs que le tarif de 18V2, l'un des plus protecteurs qu'on ait jamais votés aux États-Unis, fut appuyé par les suftVages du Sud. 11 faut se rappeler aussi que le libre échange du Sud n'a jamais figuré jusqu'ici que dans ses pro-
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grammes et dans ses négociations européennes. Le tarif de 1857, adopté par le congrès deMontgomery,ne passe pas pour un modèle de liberté commerciale, et le gouvernement de M. Jefferson Davis a eu soin d'y joindre des droits d'exportation véritablement énormes.
Je ne lui en fais pas un crime. Quand on a beaucoup de dépenses sur les bras, on fait argent de tout. C'est là, pour le dire en passant, ce qui explique la conduite qu'on a tenue à Washington. Sous la pression des embarras financiers, on s'est laissé allé à croire (combien de pays éclairés ont commis la même erreur 1 ) qu'en augmentant les droits on augmenterait les recettes. De là le nouveau bill voté depuis la guerre. On ne s'est pas souvenu qu'en matière de douanes deux et deux ne font jamais quatre. Mais, patience! les adversaires du système prohibitif ne manquent pas dans les États du Nord ; l'aggravation du tarif Morill, subie à titre d'essai, ne tardera pas à y être attaquée de différents côtés. Je ne serais pas étonné que le tarif Morill lui-même, un tarif suicide {a suicidai tarif), suivant l'expression de M. Motley, fît bientôt place à une mesure décidément libérale.
Mais ni le coton ni le tarif ne peuvent expliquer cette disposition malveillante, presque haineuse, qui a comprimé pendant de longs mois les sentiments vrais de l'Angleterre. D'où venait cette froideur glaciale? D'où sont venues, à la première nouvelle de l'enlève-
ment des commissaires, ces explosions d'indignation passionnée ?
11 faut bien le dire, c'était une coupe pleine qui débordait. Les insolences yankees, voilà ce qu'il s'agissait de châtier une bonne fois.
Les Américains, convenons-en, avaient été maintes fois fort arrogants envers les Anglais. Ils s'étaient montrés provoquants, injustes. Mais quels Américains? ceux du iNord ou ceux du Sud? Il serait assez bizarre de faire payer aux amis les torts des ennemis. Or, pour qui pénètre par delà les apparences, le iSord n'a jamais cessé d'être foncièrement attaché à l'Angleterre; c'était le Sud qui la détestait. C'était le Sud qui, appuyé sur son coton, croyait pouvoir tout oser contre elle. C'était sous le gouvernement des hommes du Sud que ces actes violents avaient été commis : le bombaidement de Greytovvn placée sous la protection anglaise, le renvoi de l'ambassadeur anglais pendant la guerre de Russie, l'occupation de l'Ile de San-Juan.
Tout cela rentrait dans la politique du Sud, politique fondée sur la violation du droit international, sur le mépris des nations étrangères, sur le besoin de conquérir pour l'esclavage, politique odieuse dont les flibustiei's de Walker étaient les dignes agents et dont le programme d'Ostende était la glorieuse formule. ÎNotez que cette politique avait un article fondamental, la haine de l'Angleterre, de l'Angleterre abolitioniste, de l'Angleterre libérale, de l'Angleterre conservatrice.
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Par quelle étrange méprise nos voisins d'outre- Manche ont-ils porté au compte du Nord ce qui appartenait essentiellement au Sud? Sans doute le Nord aussi avait été plus d'une fois entraîné; il avait d'ailleurs son parti démocratique, étroitement lié au Sud. Mais, sous l'écorce souvent grossière, les observateurs attentifs découvraient autre chose. Un moment de réflexion suffisait pour voir qu'une fois en lutte avec le Sud, le Nord devait chercher en Angleterre son point d'appui naturel au dehors.
Soutenir le Sud afin de mieux se venger des humiliations infligées par le Sud, combler les vœux de M. Davis et de M. Mason afin de mieux punir le système dont MM. Davis et Mason avaient été les plus ardents organes, voilà qui me surprend, je l'avoue. Nouvel exemple de la puissance des mots ! Le mot « États-Unis » sulTitàbien des gens: ce sont les États- Unis qui nous ont offensés, ce sont les États-Unis qui doivent payer l'off'ense.
Je n'entrerai pas dans l'examen de ces offenses vraies ou fausses. Je crois que l'Angleterre se respecte assez elle-même pour ne pas se montrer moins patiente envers l'Amérique afl'aiblie qu'elle ne l'a été envers l'Amérique puissante. 'Je pense qu'elle sait ranger à. la place qui leur convient beaucoup d'injures prétendues, véritables commérages politiques, mots attribués à tel ou tel homme d'État, discours prononcé dans la fièvre électorale, excès passagers et sans
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conséquence d'un régime bruyant et démocratique.
Quant aux concessions qu'elle a faites, loin d'y voirune humiliation, je les considère comme un de ses titres d'honneur. Vis-à-vis du gouvernement querelleur qui, sous l'influence toujours dominante du Sud, menait les affaires de l'Union, l'Angleterre a su se montrer modérée. Eh bien, tant mieux ! Elle a cédé, dit-elle, huit ibis en vingt-cinq ans. Hé ! qu'importe? Je cherche où sont les solutions vraiment regrettables. Eût- il . mieux valu rompre avec l'Amérique, que de régler comme on l'a fait la question de l'Orégon, celle du Maine, celle de San-Juan?
Reste ce fait, malheureusement certain, que les procédés du gouvernement américain ont été souvent de nature à froisser l'Angleterre. Ce n'est pas nous. Français, qui refuserons de comprendre les susceptibilités nationales. Elles ont joué un rôle bien plus grand qu'on ne l'imagine dans le malentendu de l'an dernier. Elles ont rendu plausibles dans une certaine mesure les suppositions de ceux qui disaient : « L'acte du capitaine Wilkes n'est grave à nos yeux que parce que nous y voyons la conclusion inévitable et dès longtemps prévue d'une politique hostile à l'Angleterre. M. Seward lui-même n'a-t-il pas prononcé dans son temps des paroles dignes des plus, beaux jouvs de l'arrogance américaine? N'a-t-il pas désigné le Canada comme la compensation possible de la perte du Sud? 11 y avait un plan arrêté, ou peu s'en faut. Sachant
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que nous serions attaqués, nous ne pouvions nous faire grand scrupule d'attaquer nous-mêmes. »
Je comprends le sentiment qui s'est exprimé ainsi ; il a pu exister, mais il va disparaître. L'affaire du Trenl a déchiré bien des voiles, mis à nu bien des situations; les deux peuples, pour la première fois peutêtre, se sont vus tels qu'ils sont. Derrière les emporteuients aveugles du moment, l'Amérique a aperçu l'affection durable des Anglais libéraux pour la cause qu'elle soutient; derrière les déclamations de circonstance, l'Angleterre a aperçu l'attachement d'une nation amie et parente. Désormais, je l'espère, on laissera aux hommes d'État du Sud, à M. Toombs, par exemple, un des ministres de Richmond, le monopole de ces attaques haineuses où il excellait jadis, quand il déclarait en plein Congrès que son ambition était de couvrir l'Atlantique de steamers armés, afin d'abattre la Grande-Bretagne.
J'irais trop loin, sans doute, si j'affirmais que beaucoup d'Anglais, à leur tour, ont été mus par le désir d'abattre les États-Unis. Il est cependant incontestable que la politique anglaise a hérité du siècle deinier cet axiome prétendu, que rejettent les hommes clairvoyants mais qui fait encore son effet sur la foule : la prépondérance maritime de l'Angleterre exige l'abaissement des États-Unis.
Il est des gens en Angleterre qui détestent aussi
cordialement les Américains qu'on le faisait à la lin de la guerre de l'indépendance. Il en est qui regarderaient comme un grand profit la coexistence de deux républiques rivales, toujours aux prises et s' annulant l'une l'autre. 11 en est qui entrevoient dans le Sud ou lin protectorat ou même un établissement monarchique sous un prince anglais, avec église nationale et ce qui s'ensuit; oui, le royaume-uni d'Angleterre, d'Irlande et d'Amérique paraît avoir miroité devant quelques imaginations.
Tout cela doit entrer en ligne de compte, lorsque l'on veut s'expliquer les mouvements de l'esprit public. Je n'ai garde, au reste, de m'arrêter aux considérations de cette nature. Bien que le danger futur d'une intervention de la marine américaine soit pris au sérieux par la plupart des hommes d'État anglais, je ne pense pas qu'un tel motif ait eu une influence marquée sur leur attitude. Il est plus probable que dans les complications récentes d'où la guerre a failli jaillir, ils ont trouvé l'occasion naturelle de mettre le Canada en état de défense et de compléter ou de déployer les immenses ressources maritimes de leur pays.
Us y ont trouvé, je ne puis m'empêcher de le croire, l'occasion d'obtenir un autre genre de succès. Le cabinet vivait d'expédients, la majorité s'était réduite aux proportions les plus alarmantes. Lord Palmerston voyait approcher la session sans avoir encore décou-
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vert les moyens d'allermir sa position. Or, voici tout à coup une majorité magnifique qui s'offre d'elle-même : les tories promettent leur appui, le Moniing-IIerald s'engage solennellement en leur nom, pourvu que lord Palmerston ne faiblisse pas vis-à-vis des États-Unis ; c'est un coup de partie; les longs ministères de la guerre d'Amérique vont peut-être recommencer. Avec la guerre, plus d'opposition sérieuse (au premier moment du moins); la passion nationale enfante une sorte d'unanimité; toutes les réformes, toutes les questions difficiles reculent au second plan.
Si vous joignez à ceci que, pour le malheur des Anglais, leurs affaires étrangères sont loin d'être examinées par eux avec autantd'indépendance que les affaires intérieures, qu'ils ont sur ce point l'habitude de suivre d'abord leur gouvernement avec une docilité presque aveugle, sauf à critiquer plus tard, trop tard, quand la nation est engagée, vous comprendrez que la perspective de la session parlementaire et d'une majorité à conquérir ait pu, à l'insu du peuple anglais et des ministres eux-mêmes, contribuer à la roideur qu'on a mise dans les rapports avec l'Amérique.
Mais venons-en à un motif plus avouable, plus réel aussi, j'en suis convaincu. S'il n'y avait eu que le coton, ou le tarif, ou la crainte que peut exciter une marine rivale, ou le souvenir de quelques mauvaises querelles et de quelques mauvais procédés, ou le désir
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de réglw de vieux comptes et de prévenir des desseins hostiles, ou la chance tentante de conquérir une majorité, ni les Anglais ni leur gouvernement n'auraient agi comme ils l'ont fait.
Leur grand motif, leur grande excuse, dirai -je, c'est que, depuis bien des années et avec une violence croissante, on ne cessait d'attaquer les institutions anglaises au nom des institutions américaines. L'Amérique était devenue une arme de guerre, un bélier • heurtant sans cesse leurs remparts.
On s'irriterait à moins. Aussi, qu' est-il arrivé? Dans les embarras des États-Unis, l'opinion anglaise n'a vu d'abord que les embarras d'une république ; dans l'échec de la cause américaine, ils ont vu l'échec de M. Bright et du parti radical. La controverse s'est continuée de la sorte au travers des événements et par les événements. Plus les embarras grandissaient de l'autre côté de rx\tlantique, plus de ce côté-ci on se réjouissait d'avoir un trône et une chambre des loids.
Ce n'est pas moi, certes, qui regretterai que les républicains anglais reçoivent une leçon ; je connais peu d'ennemis plus dangereux de la liberté. Qu'on défende à outrance contre eux la monarchie constitutionnelle, qu'on repousse bien loin les tendances niveleuses de l'école de Manchester, rien de plus légitime et rien de mieux. Je conçois même que le Ti77îes, outrant un peu l'enseignement naturel que fournit la crise américaine, s'écrie en manière de conclusion : (( Si