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le nouveau monde ni dans l'ancien. Kn définitive, le Mexique actuel, auquel l'Espagne laissée à elle-même aurait volontiers donné une leçon de bon gouvernement, n'est souillé ni par l'esclavage, ni par les inégalités de races, ni par l'intolérance. Il conviendrait de lui en tenir quelque compte.
Mais qui sait? La liberté religieuse et le mariage civil n'étaient peut-être pas, aux yeux des Espagnols, les moindres des méfaits à ciiâtier et les actes les moins abominables à réformer au Mexique. On ne saurait douter non plus qu'au premier moment ils n'aient rêvé le rétablissement pur et simple de la monarchie espagnole. C'est pour cela, en bonne partie, que la France et l'Angleterre n'ont pas voulu les laisser aller seuls, ce qu'ils eussent préféré de beaucoup. L'expédition à trois n'était plus, grâce à Dieu, ni une revanche de 1821, ni un rétablissement des vicerois, ni une réaction contre les principes de la liberté civile et religieuse, ni une campagne en l'honneur de Miramon et du parti clérical.
Elle n'était plus cela; et cependant, qu'on y prenne garde, en pareille matière, il serait trop facile de faire ce qu'on n'avait pas d'abord projeté. Les prétendues nécessités politiques surgissent les iines après les autres. On a renversé un gouvernement, il faut bien le remplacer. Et comment? Sur qui s' appuiera- t-on? On est forcé d'accepter les partis tels qu'ils sont, ainsi, on dévie insensiblement; d'abord, il ne s'agissait que de