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LES CHUTES DE BELLOW

Le long de la baie de Norwalk, où lés bancs d'huitres atteignent vingt ou vingt-cinq pieds de profondeur, les dragueurs retirent bien souvent des flèches, des colliers, des paniers

d'origine indienne, preuves évidentes du goût prononcé qu'avaient Îles aborigènes des

siècles passés pour ces bivalves dont ils se nourrissaient volontiers, On rencontre également, en creusant le sol dans les terres voisines de la mer, des coquillages amoncelés, restes des repas des Peaux-Rouges avant l'invasion européenne du Connecticut.

Les plages de « Bramford » et de « Guilford » sont fréquentées par de nombreux baigneurs qui trouvent, dans les hôtels bâtis avec élégance, tout le confort désirable pour y passer leur temps de villégiature, C'est à Guilford qu'est venu au monde et qu'a été enterré le poète Halleck, une des gloires de la littérature américaine.

Entre les deux endroits que je viens de citer, il ne faut pas oublier Stony Creek, où s'arrête le chemin de fer, Non loin de cette station s'élèvent les Thimble Islands, roches qui s'élèvent au-dessus de la mer et sont couvertes d'arbres verts. Deux de ces ilots « Money » et «Pot» rappellent l'histoire de ce renommé capitaine Kidd, — un homme d'une audace sans pareille, —"dont les uniformes brillants, les richesses immenses, acquises par les captures de vaisseaux anglais et le Courage, avaient fait un héros.

La vie anecdotique de ce capitaine Kidd mérite certainement une mention particulière. C'est un roman à la Monte-Christo qui devait être fait par notre maitre et ami Alexandre Dumas père et nous, et qui le sera un jour ou l'autre, car ce récit véridique est un des plus attrayants que nous ayons jamais lus.

Kidd, né en Ecosse, appartenait à la marine anglaise. I était, en 1689, lieutenant de vaisseau à bord d'un navire de guerre et devint capitaine à la suite de traits de bravoure.

A cetie époque, les Anglais le nomment pour aller dans le golfe du Mexique — ou plutôt dans les parages des Iles-sous-le-Vent — poursuivre, combattre et anéantir, si faire se pouvait, une bande de pirates qui infestaient-les abords de Cuba et de la Jamaïque et génaie at le commerce du Royaume-Uni dans les mers caraïbes.

Kidd commandait une frégate, —l'Adrenture, — dont la marche rapide, la légèreté, la force cnient connues de tout son équipage composé de marins hardis et prêts à tout entreprendre. Pendant trois années, l'Adrenture fit la chasse à tous ces forbans et ces écumeurs de mer du golfe mexicain, depuis les rivages des Bahamas jusqu'à la côte fermée de l'Amérique du Sud, Dire le nombre des prises qui furent faites par le navire anglais et les hommes qui le montaient serait un travail hors du cadre de ce livre. Les ordres de l'amirauté anglaise étaient formels. Toute prise était brûlée; la moitié des valeurs qu'elle contenait appartenait de droit aux vainqueurs, l'autre au gouvernement anglais.

A la fin de la seconde année de croisière, Kidd écrivit à ses chefs pour les prier de le relever de la faction maritime qui lui était imposée : sa santé, celle de la plupart des officiers sous ses ordres et de son équipage réclamant un repos de quelques mois. Il ne reçut aucune réponse à ses justes réclamations, Mais cependant six mois après un ordre le relevait de sa mission et le rappelait en Angleterre,

1 obtiat là un autre commandement, mais, cette fois, on l'envoyait à Madagascar, toujours pour y combattre des pirates qui rendaient impossible le voyage des grandes Indes,

A force de faire la guerre aux écumeurs de mer, Kidd et ses compagnons prirent des allures de forbans et, sans avoir l'air, ils Commettaient maintes fois des actes fort répréhensibles sur des navires qui n'étaient pas anglais.

Un matin, Kidd rassembla ses marins sur le pont de l'Adventure, et lui proposa tout crüment de jeter le masque et de courir carrément sur tous les navires qui passeraient à leur portée, sans égard pour la nationalité des passants.

Un hourra formidable répondit à cette communication du capitaine Kidd. L'équipage entier acquiesça à la proposition de son chef.

L'Adrventure reprit la mer et, à dater de ce moment, tout ce qui passa à portée des nouveaux écumeurs de mer devint une proie bonne à conquérir. Tartanes, prows, caravelles, jonques, navires hollandais ou portugais, ventrus et rebondis, vaisseaux de toutes les nations, étaient poursuivis, canonnés, pris à l'abordage; les officiers et l'équipage impitoyablement mis à mort et le chargement transbordé sur l'Adrenture. La maison flottante du capitaine Kidd était devenue un bazar bondé de riches étoffes, d'objets précieux de tous les pays.

Une après-midi, dans les eaux de la terre ferme, un navire indien parut à l'horizon: c'était une construction massive, dont la marche irrégulière, la manœuvre lente, trahissaient l'inhabileté de ceux qui le montaient. Le capitaine Kidd donna immédiatement l'ordre de courir sus sur cette proie, dont la capture lui sembla chose facile.

Le combat ne dura pas plus d'une demi-heure : les Orientaux qui gouvernaient cette jonque se rendirent à merci; mais, suivant l'usage, tous nérirent avant le coucher du soleil. Dans l'une des cabines de la perse, Kidd trouva évanouie une superbe jeune fille dont la beauté le « férut » en plein cœur. Cette inconnue, qui était-elle? La fille de l'iman de Mascate, qui s'en allait en pèlerinage à la pagode de Jaggernautt. Il y avait à bord des richesses sans pareilles, recueillies dans tous les États du père de cette « houri », richesses destinées à être offertes à la déesse Siva et aux autres divinités honorées dans ce temple célèbre : diamants, perles, or monnayé ou en barres, étoffes précieuses, tapis, tentures, armes, meubles, etc. Jamais les pirates n'avaient trouvé tant de trésors accumulés dans un seul navire.

Naturellement Kidd, en sa qualité de chef supérieur, s'empara de la belle Naahli et de la plus grosse part du chargement de la prise; la jonque, une fois vidée, devint la proie des flammes,

Trois ou quatre jours après cette capture inespérée, l'Adrenture aperçut à l'horizon deux vaisseaux de guerre anglais qui probablement étaient à sa recherche. Kidd comprit que la mer des Indes allait devenir dangereuse pour lui et pour son équipage. Dans cette occurrence, il proposa à ses marins de faire voile pour l'Amérique, où le gouverneur de l'époque avait déclaré la guerre aux Indiens : une fois là, il proposerait ses services et ceux de son équipage aux Knikerbokers. Là était le salut : les gens de l'Adrenture acceptèrent à l'unanimité.

Nous ne raconterons pas les épisodes de la fuite de Kidd vers des bords lointains; les difficultés qu'il éprouva pour ne pas être capturé, en trois occasions diverses, par des navires français et anglais à qui il était signalé, Bref, un matin de septembre 1699, l'Adrenture se trouvait à l'entrée de la baie de New-York. Le capitaine Kidd vint s'accoter à l'endroit où s'élève la Battery et s'aboucha avec le gouverneur hollandais, à qui il demandait l'honneur de servir le pays néerlandais.

Le jour même de cette entrevue, Kidd était accueilli; on lui reconnut son rang de capitaine et il lui fut enjoint d'aller dans la mer de Tappan porter la guerre contre les Indiens qui menaçaient New-York,

Nous avons oublié de dire que Kidd affectait de se vêtir à l'orientale : la richesse de ses habits, le luxe de ses ornements d'or enchässés de diamants et de perles fines, lui

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donnaient l'apparence d'un nabab où d'un prince oriental. Les jours de bataille, 11 était plus brillant qu'une chässe

La belle Naahli était devenue la compagne fidèle du capitaine : dévouce, aimante et courageuse, on la voyait aux côtés de Kidd à l'heure du danger, cherchant à le protéger contre les balles et les flèches des Peaux-Rouges, qui se battaient comme des lions.

Un jour, le capitaine Kidd rencontra une belle Hollandaise qui le séduisit par ses charmes : sous divers prétextes, il persuada à Naahli qu'elle devait quitter l'Adrenture et demeurer à terre. Naahli obéit; mais elle apprit bientôt que celui pour qui elle avait sacrifié son rang et à qui elle avait donné son cœur lui était infidele, La jeune Indienne résolut de se venger. Dans ce but, elle disparut de New-York, et l'on prétend qu'elle se réunit à une troupe de Peaux-Rouges qui se battaient du côte des Anglais et qui avaient pour mission de s'emparer de l'Adrenture par surprise.

Le mariage de Kidd eut lieu, et à dater de ce moment la fortune, qui avait favorisé les entreprises du pirate anglais, devenu l'allié des Hollandais, l'abandonna complètement. Chaque bataille était un échec : Kidd et ses gens étaient obligés de fuir, et maintes fois ils furent à la veille d'être faits prisonniers.

Or il ÿ avait à bord de la frégate des richesses énormes évaluées à plus de 2,500,000 francs de notre monnaie, et bien souvent Kidd et ses marins descendaient avec les plus grandes précautions à terre, portant d'énormes cotires dans lesquels étaient, disait-on, renfermées des valeurs considérables en bijoux, or et argent monnavés, ete. Ces enfouissements avaient eu lieu dans la Longue-lle, à Newark et surtout dans l'ile Gardiner et les environs.

Au mois de janvier 1701, le capitaine Kidd fut poursuivi par deux frégates anglaises sur le fleuve Hudson. A force de voiles, il remonta jusqu'a la mer de ‘Fappan, et la canonnade commença, qui dura jusqu'à la nuit.

L'Adrenture était criblée de trous; il était impossible de reculer davantage : la nuit seule allait donner quelque répit aux vaisseaux. Kidd protita de l'obscurité pour débarquer à terre et enfouir tout ce qu'il put parmi les objets restés dans les flancs de son navire Quand le soleil se leva, lAdrenture était en flammes et tout son équipage avait fui dans les montagnes. Traques, faits prisonniers par les Indiens, les marins furent passés par les armes, Seul, Kidd fut envoyé au camp des Anglais, qui lexpedièrent en Angleterre pour y subir son jugement. Arrivé à Portsmouth, il passa devant un conseil de guerre qui le condamna à étre pendu.

La veille du jour où il devait étre exécuté, une femme se présenta à la porte de son cachot, qui lui fut ouverte d'aprés un ordre particulier.

— « J'avais juré de tac venger, fit-clle; me voici. Je suis Naahli. C'est moi qui t'ai fait poursuivre; c'est moi qui ai indique ta piste aux Anglais, Tu vas mourir, Adieu. »

Kidd mourut en héros, sans sourciller

On se souvint, en Amérique, des trésors du capitaine Kidd, et des recherches furent faites dans plusieurs endroits pour les retrouver, Un seul parmi ceux qui voulaient découvrir ces richesses, — un homme de la Longue-lle, - fut assez heureux pour déterrer un des coffres de Kidd. Nul ne put jamais dire ce qu'il contenait, car il garda le secret de ses trouvailles, Ce qu'il v a de certain, c'est qu'il devint fort riche et acheta une grande partie des terres qui avoisinaient les siennes.

1 n K1 b1 NORWALK, — vli 1 UREBEENWICH — STAMFORT,

Tout s'oublie en ce monde et tout s'oubliera dans le nouveau monde où ces faits se sont passés, Seulement il nous souvient qu'en 1843, lorsque nous nous trouvions aux États-Unis, une compagnie se forma à New-York pour relever l'Adrenture dans les eaux de l'Hudson, au fond desquelles, disait-on, on apercevait sa carcasse, comme on voyait les épaves des galions espagnols de la baie de Vigo. Les actionnaires perdirent leur argent, — comme cela se passe en parcille occurrence, — et l'atlaire se liquida par un déficit considérable, Depuis cette époque, toutes les fois qu'on parle d'une entreprise véreuse aux États-Unis, on l'appelle Aidd's Humbug, — la blague de Kidd! — Cette appellation dit bien ce qu'elle veut exprimer.

Revenons maintenant à notre description graphique des terres du côté du Sound.

Le village de «Saybrook », sis à trente milles à l'ouest de New Haven à l'embouchure de la rivière du Connecticut dans le Sound, est voisin des trois hameaux appelés Lynns, et de Waterford autour desquels s'étendent, à une distance de soixante-dix milles, les plaines cultivées bordées par la rivière Thames qui coule devant New London.

New London, sans être aussi pittoresque que Bridgeport et New Haven, n'en est pas moins une ville agréable : le commerce y trouve toutes les facilités voulues, et de l'endroit nommé Pequot House, en face du havre qui abrite les navires caboteurs du Sound, on aperçoit de superbes habitations louées, pendant la belle saison, à des familles qui fuient les ardeurs du soleil intolérables dans les villes.

L'entrée du petit port de New London est défendue par deux petits forts qui, à cette époque pacifique, n'ont plus raison d'être : aussi se regardent-ils l'un et l'autre «en faisant la grimace », disent les Américains, quand l'orage gronde au loin sur le Sound, Le tonnerre leur rappelle sans doute les explosions de leurs canonnades au temps passé, Le fort Trumbull et le fort Grismold renferment chacun une batterie de vingt bouches à feu.

C'est en dehors de cette place forte que l'on pénètre dans le village de « Groton », qui était autrefois un des faubourgs de New London, Le chemin de fer est porté en cet endroit wagon par wagon sur des bacs pour rejoindre l'autre rive.

C'est au fort Gridson que fut déloyalement assassiné le colonel Ledyard par un officier tory à qui il venait de se rendre. On a élevé à la mémoire du soldat assassiné et de ses compagnons massacrés après lui un monument de granit, pyramide de cent trente pieds de haut, sur les pierres de laquelle sont gravés les noms de tous ces martyrs de l'indépendance américaine.

De cet endroit on jouit d'une vue magnifique qui domine le port maritime élevé par les États-Unis sur les bords de la rivière Thames, du côté du village de Groton.

En quittant New London, le voyageur s'éloigne des bords du Sound et peut se rendre, si bon lui semble, à Norwich le long des rives pittoresques du ‘Thames.

Libre à lui de visiter aussi Mohegan, à cing milles plus loin vers le sud, I y trouvera la forteresse d'Uncas, sur la colline qui domine le village.

Norwich est une ville plus remarquable que New London par son étendue, sa population et sa marine, D'ailleurs, la situation de cette cité est très bizarre, puisqu'elle est bâtie en amphithéätre sur les collines qui dominent les ondes du Yantick et du Shetucket.

Le monument d'Uncas intéresse tout d'abord le visiteur qui connait son histoire de l'indépendance. Il a été élevé pour rappeler le souvenir de ces odieux massacres des chefs Mohégans qui ensanglantèrent cette époque.

Uncas écait sachem de la tribu des Pequots, alliés des soldats américains, dont il avait d'abord été le plus cruel ennemi, à la tête des Peaux-Rouges Mohégans. Mais, après s'être soumis, il se montra, jusqu'à sa mort, le propagateur fidèle des principes de colonisation et de bonne entente entre les Indiens et les Yankees. La pyramide d'Uncas a été construite en 1841. Tout autour du cimetière où reposent les Indiens s'élèvent de sombres mélèses et des pins. On visitait là autrefois une chute d'eau qui avait un certain renom, le Yantic Fall; mais, de nos jours, cette cascade n'offre plus qu'un mince filet d'eau crépitant sur des roches dénuées du moindre intérêt pittoresque.

La rivière, aux rivages fleuris et boisés, qui donne son nom à un des États de l'Amérique du Nord, a été si souvent chantée par les poètes du nouveau monde, qu'il nous suflira de dire que les vallées qu'elle traverse sont d'une fertilité sans pareille.

Le Connecticut prend sa source au milieu des montagnes qui délimitent le New Hampshire et le Vermont, et coule ensuite dans la direction du sud sur une étendue de quatre cents milles, pour venir se jeter dans le Sound, après avoir coupé en deux l'État du Massachussets.

Le voyageur, après avoir quitté le chemin de fer de Shore Line, visitera la ville de Saybrook, en passant sous les grands ormeaux qui couvrent les toits des maisons, et sont — pour la plupart — d'une très grande vétusté. On affirme que certaines de ces demeures ont donné asile aux lords Say et Peal, ainsi qu'à mylord Brook, qui, sous le règne de Charles 1‘, achetérent le territoire du duc Robert de Warwick et y élevèrent les premières maisons du village qui porte leur nom.

Diverses constructions, plus spacieuses que les autres, ont naturellement une destination autre que celle d'abriter des paysans. La tradition raconte que le cé :bre Olivier Cromwell et plusieurs hommes de haute capacité devaient se rendre à Saybrook. Déjà l'expédition était prête : on avait tracé un carré, un peu à l'ouest du fort, dans lequel se fussent élevées les maisons destinées à Cromwell, Pym, Hampden et autres révolutionnaires anglais. Certes, si pareil projet avait été mis à exécution, la vieille Angleterre eût échappé à l'une des plus terribles révolutions qu'elle ait subies,

C'est à Saybrook Point que le collège Yale a été placé; la construction avait d'abord un seul étage bâti sur un terrain de quatre-vingts pieds de long.

Remontons la rivière au-dessus de Saybrook, et nous trouverons un paysage qui rappelle celui des Highlands qui longent le fleuve Hudson. Une embarcation à voiles vous entraînera à une distance de trente milles, jusqu'à Middletown. Là, comme dans tous les villages de la Nouvelle-Angleterre, les rues sont spacieuses et plantées d'arbres de la plus belle venue: certaines maisons très élégantes, des édifices publics intéressants à visiter, une école méthodiste qui date de 183: et a été, dans l'origine, une Académie littéraire, scientifique et militaire, sous la direction du capitaine Partridge : telles sont les attractions de Middletown, Cette école méthodiste est plus prospère que ne l'était l'Académie militaire, car elle est renommée dans toute l'étendue du territoire, Deux parties de cette institution : le Memorial Hall et le Judd Hall passent avec raison pour des monuments très remarquables,

C'est vis-à-vis de Middletown que l'on exploite les admirables carrières de pierres de taille employées à New-York pour la construction des édifices particuliers et des bâtiments publics, Il y a plusieurs siècles, les rochers qui surplombaient la rivière étaient les spécimens les plus remarquables de ce genre de granit, et tout le monde venait s'y approvi-

sionner, suivant ses besoins; mais, en 1665, une assemblée tenue par les habitants du pays décida, à l'unanimité, que nul autre qu'un citoyen de Middletown ou de ses environs ne pourrait exploiter les carrières, et qu'il serait perçu un droit de soixante centimes par tonne arrachée au sol pour être transportée au loin. De nos jours, la pierre de taille de Middletown est aussi célèbre que l'étaient autrefois les marbres du Pentélique qui ornaient les temples d'Athènes.

La fertilité des prairies de cette partie de la Nouvelle-Angleterre est proverbiale. Aussi les anciens colons qui furent attirés dans ce pays appartenaient-ils aux meilleures familles anglaises de Plymouth et du Massachussets.

A quelques milles de Middletown, le touriste s'arrête à MW ctherstield, un des plus vieux établissements de la République américaine. On raconte qu'au moment où les pionniers qui venaient s'emparer du territoire se disposaient à descendre à terre, une

contestation s'éleva entre eux pour savoir quel serait celui qui mettrait le premier les pieds

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