UN CHÈNE CENTENAIRE SUR LES RIVES DE L'ASHLEY
seule est restée debout, et encore est-elle abandonnée. C'est le Drayton Hall, habitation bâtie de briques, placée au milieu d'un pare qui jadis était fort bien entretenu. Les appartements de cette demeure étaient peints à lhuile, du plancher au plafond, les foyers, façonnés à l’aide de briques, supportaient des sculptures de marbre admirables pour la beauté de la pierre et la gracieuseté des ciselures. On reconnaissait dans l'intérieur de ce domicile le goût d'une femme élégante. Hélas! pendant un voyage en Angleterre la reine du logis mourut et son mari désolé a laissé là cette construction commencée avec tant d'ardeur pour y loger sa bien-aimée. Ce château inachevé sert de trmbe... au souvenir de celle qui n’est plus. Nous dirigionis notre course vers la plantation connue aux environs de Charleston,
sous le nom de « Magnolia », où nous aicendait un lunch organisé à notre intention,
CHARI Quel paradis que ce séjour champètre ! Et pourtant cet Eden est une ruine. Le grand nombre de magnolias qui poussent et fleurissent dans ces parages à fourni au propriétaire de lendroit le prétexte du nom de baptème inféodé à la plantation.
Entre ces arbres aux fleurs odorantes s'élèvent de tous côtés des chênes blancs, sous lesquels des azalées et des lauriers-roses étalent leurs grappes aux parfums si doux.
Au temps passé, toutes ces maisons des basses terres n'étaient point habitées par leurs propriétaires qui se souciaient peu d'être exposés aux atteintes de la fièvre paludéenne, ou aur piqûres des insectes de toutes sortes. Généralement ces gens riches remontaient vers le nord, de juin en septembre.
Cette station des Magnolias, que nous visitämes en détail, est une des plus curieuses de toute l'Amérique du Nord. Dans ce coin de terre du Sud, les maitres de la propriété avaient fait planter des azalées de toutes les nuances, du blanc au ponceau, du violet au jaune, et ces fleurs hautes de 2 à 3 mètres, se mariaient fort bien avec la nature environnante,
Ce jardin disposé au centre d'un pays sauvage et abandonné, ayant pour horizon une demeure presque en ruines, également déserte, au milieu de laquelle se remuaient nonchalamment des nègres, tout inspirait aux visiteurs la plus profonde mélancolie.
ESTON
SES