LES RIVAGES
ous les voyageurs s'accordent à dire que la Cali-
fornie offre à elle seule un intérêt bien plus grand que toutes les autres parties du monde. Nous avons décrit précédemment sa vallée de l'Yosemite et tout le territoire qui s'étend entre le Sacramento et la rivière Willamete ; il nous reste à parler de la côte baignée par le Pacifique, qui est particulièrement
placée entre la mer et les montagnes de l’est du Coast Range, autrement dit la Chaîne de
la Côte.
Cette portion du pays californien est curieusement disposée : tantôt la montagne s'est retirée en arrière, comme si les rochers redoutaient la fureur des vagues, tantôt les falaises s'avancent hardiment au-dessus de l'abime et forment des promontoires qui semblent braver les fureurs formidables des voix de l'Océan, On comprend, rien qu'à la simple inspection de la côte, qu'entre les rochers de granit et ies ondes écumantes la bataille est éternelle : il n'y a qu'à examiner avec attention toutes ces roches de forme bizarre qui sont souvent entourées par les eaux, ou bien qui tiennent à peine à la montagne, d'où elles seront détachées à la première tempête. En suivant la côte, depuis Eureka, dans la baie de Humboldt, jusqu'au comté de Sanowa, on est étonné de rencontrer à chaque pas d'énormes blocs autour desquels le vent hurle, et dont la cime sert de point de refuge aux oiseaux palmipèdes, dont les cris vous assourdissent au plus haut degré.
Dans d'autres endroits de ce pays nouveau, les forêts couvrent le sol, et le touriste qui s'aventure sous ces ombrages a la plus grande difficulté à les franchir sans y laisser souvent une partie de ses vêtements. Il n'y a pas d'hôtellerie dans ces contrées encore inexplorées, et il faut se résoudre à vivre comme l'on peut, où l'on peut.
L'émigration s'est portée du côté des mines, ou vers les vallées de l'intérieur pour s'y livrer à l'agriculture, car la terre est très favorable aux travaux des champs, à la plantation des vignes et des arbres fruitiers. Du reste, les nouveaux colons n'ont eu qu'à émonder et à tailler les vergers qu'avaient autrefois organisés les padres missionnaires. De nos jours, les troupeaux sont nombreux et l’on se croirait en pleine Normandie.
Les habitants de la côte californienne sont pour la plupart originaires du Missouri. On trouve cependant dans leur nombre des Espagnols et quelques Russes, dont les parents avaient des rapports avec la Compagnie des Fourrures de Russie, à l'époque où les Moscovites établirent un comptoir sur la côte californienne.
Ceux qui voyagent en Californie font usage des mud wagons pendant l'été et des diligences lorsque l'hiver sévit dans le pays. On emploie également les chevaux de selle de la race des montagnes, dont le prix n'est réellement pas élevé. Les chemins ne sont pas très beaux, il faut l'avouer; mais enfin ils suffisent tels qu'ils sont.
Le voyage n'offre rien de bien intéressant jusqu'aux environs du cap Mendocino. Mais à cet endroit la montagne s'est élevée et a pris l'aspect d'une véritable falaise qui surplombe l'océan Pacifique. Dès qu'on a traversé le Eal River, — la Rivière de l'Anguille, — dont le courant est très important, on suit un chemin qui borde le mont Pierce et aboutit à un chainon de collines parallèles au rivage de l'Océan. Toute cette montagne Pierce est complètement couverte de ce bois rouge : quelques-uns de ces arbres mesurent 300 pieds de hauteur et leur circonférence est de 12 à 15 pieds. Ce sont des géants admirablement proportionnés, et, vus le matin, quand ils ont encore leur cime perdue dans le brouillard qui se lève, ces red 1vo0ds ressemblent à des fantômes géants. Viennent les rayons du soleil, et alors chaque feuille brille comme si elle était argentée, et le tronc de chaque arbre ressemble à un meuble de palissandre réverbérant la lumière. Nous ajouterons que, dans l'espace éthéré, l'azur rappelle celui du ciel de la Provence, sillonné à différentes reprises par des nuages roses qui semblent courir comme des fous à la suite l'un de l'autre.
Tout en avançant sur le chemin qui aboutit au cap Mendocino, on perçoit le bruit des vagues se croisant sur ces récifs, les cris stridents des albatros et des goëlands péchant et prenant leurs ébats. Bientôt l'œil distingue le vaste horizon de la plaine liquide.
Les rochers qui la bordent ne sont pas très élevés ; certains sont détachés de la côte et on les prendrait pour des épaves isolées au milieu de récifs. La nature de ces pierres est basaltique, striée, de diverses couleurs. Tantôt la mer s’est ouvert un passage sous la roche, comme à Étretat; sa base, toujours mouillée, est de couleur scmbre; mais la cime et le dôme montrent une teinte gris clair, surmontée de blanc, qui est tout bonnement celle du guano des oiseaux innombrables de l'Océan, nichant là et y élevant leurs petits. Lorsque le jour paraît, on n'entend pas le moindre bruit, et ce silence dure tant que le brouillard n'a point disparu. Mais, dès que l'atmosphère a repris sa pureté, on voit les palmipèdes partir lun après l’autre, en contournant la roche isolée, Lorsque toute cette bande d'êtres ailés a pris son vol en criant, elle s'élance en avant sur les eaux, en ne laissant sur la roche que les oisillons ouvrant leurs becs et attendant avec impatience leurs parents qui sont partis à la pêche pour les nourrir. Et, ces goëlands, ces mouettes, ces pingouins savent bien où est la récolte de la mer. Peu à peu, dès que la pêche est faite, on voit ces grands êtres ailés se diriger de nouveau à l'endroit où l'amour maternel les appelle. Des pélicans, des cormorans se trouvent dans le nombre de ces habitants du rocher. On y compte aussi des murres, dont les œufs passent pour un des mangers les plus délicieux. On les vend par milliers sur le marché de San Francisco.
Rien n'est plus accidenté que la côte californienne que l’on rencontre aux abords du cap Mendocino. Le touriste qui descend sur le sable du rivage maritime se plaît à suivre les mouvements du ressac, qui ne ressemble point à celui de l'océan Atlantique. Nous n'apprendrons rien à nos lecteurs en leur disant que, sur les côtes de l'Europe, aussi bien que vers celles de l'Amérique, du côté de New-York, et sur toute la ligne, les vagues se suivent sur une étendue de 200 mètres environ, au moment de la marée montante, Dans l'océan Pacifique, au contraire, c'est à peine si, par un temps calme, la mer remonte en moutonnant; on se demande sans se l'expliquer ce que vout dire ce calme insolite; mais tout à coup la mer s'irrite, les eaux se dressent comme des serpents prèts à se jeter sur celi qui les a dérangés dans leur sommeil; elles atteignent 12 et 15 pieds de hauteur, et cette convulsion liquide s'étend sur un espace d'un mille. Ce cataclysme imprévu étonne, émerveille, et abasourdit celui qui le contemple.
Tout autour des rochers isolés le bruit est épouvantable; il rappelle celui que la mythologie attribue aux chiens qui attaguèrent l'infortunée Scylla, métamorphosée par la magicienne Circé. Tout le long de la côte de Mendocino, les roches montrent des formes étranges aux touristes égarés dans ces parages. Le basalte, plus dur ou plus mou, suivant les couches, a résisté ou a été rongé par l'action des eaux, et alors la fantasque nature s'en est donné à cœur-joie. L'on peut visiter tous ces rochers à pied, à cheval, souvent même en voiture, Quelques cactus poussent entre les interstices des pierres, et l'on aperçoit souvent une espèce de chardon dont les feuilles sont ardoisées et qui portent des fleurs d'or, Si le voyageur désire s'arrêter quelques instants aux endroits les plus pittoresques pour contempler le spectacle grandiose de cette mer écumant entre ces récifs, le conducteur de la voiture ne se fait pas prier. Mais le cas est rare; car d'ordinaire ceux qui se sont dirigés vers ces parages préfèrent courir à leurs affaires d'échange commercial, c'est-à-dire à l'achat de viasde de cochon et de farine d'hominy, et ils se soucient peu de perdre
leur temps à contempler les beautés du paysage. Il ÿ a fort peu d'hôtels dans ce coin de la Californie; mais, par contre, les scieries de
planches sont nombreuses, et l'on y trouve l'hospitalité quand on la demande. Il est bon de s’arrèter à la ville de Mendocino pour y prendre quelque repos, car on est inévitablement fatigué après avoir parcouru les monts et les vallées placés en bordure vers ces centres de population. Mendocino City a été bâtie dans une vallée appelée la Longue, au centre de laquelle coule la Rivière des Anguilles, que lon traverse le premier jour du voyage dés que l'on a quitté Eureka.
Peu à peu, la chaine des montagnes s'est rapprochée de la mer : l'on parvient à l'embouchure de la Rivière Russe, au sud de laquelle étaient situés les établissements de la Compagnie moscovite des fourrures. La riviére en question est de peu d'importance; il n'est pas possible de la remonter dans un bateau à plus de 12 milles; mais on trouve là divers moulins de sciage. À Bodega, village assez important, le commerce des planches scices se fait sur une grande échelle. L'entrée du courant d'eau russe est fort pittoresque. On y découvre un grand nombre de goëlettes chargées de planches et en partance pour San Francisco, Monterey et même l'isthme de Panama. Le promontoire qui descend jusqu'au milieu de la mer a des formes grandioses que l'on prendrait pour celles des fortifications des Titans. Tout cela est couvert d'arbres à bois rouge qui, à certaines places, dressent leurs cimes altières jusqu'au haut de la montagne, tandis que celle-ci, à divers eneroits, est nue, pelée et d’une teinte ocre. Vers la pointe extréme du cap, les roches ont été pour ainsi dire déracinées et séparées du continent, On croirait être devant le clocher d'une cathédrale engloutie dans les flots.
Vers l'embouchure de la rivière, on montre au voyageur deux groupes que les marins appellent les Frères et les Sœurs, noms assez communs sur cette côte de la Californie, Il y a, sur la côte sud de cette Rivière Russe, des pâturages splendides au milieu desquels, — bizarrerie inconcevable, — on voit se dresser des roches en forme de menhirs ou de dolmens, et souvent des sortes de châteaux forts où de donjons ayant une grande ressemblance avec ceux des gentilshommes pillards de l'Écosse qui vivaient au temps passé. Sur ces faux donjons aux créneaux inaccessibles, les oiscaux de mer ont élu domicile; ils y nichent et y élèvent leur progéniture.
Le village de Bodega était, au siècle dernier, une station moscovite : on rencontre dans le voisinage les vestiges d'une fortification, d'une église dont la construction remonte à 1787. Les noms de certains habitants de cette population appartiennent au calendrier russe : Cest ainsi que l’on peut lire sur des enseignes : Ivanowitch, « carpintero »; Vassiliwitch, « panadero ». Ces termes de profession sont en langue espagnole, parce que c'est la langue de Cervantès qu'on baragouine à Bodega. I y a dans la ville une « posada » espagnole, construite en pisé, dont l'architecture est castillane et qu'entoure un splendide jardin. Autrefois il y poussait des fleurs superbes; de nos jours, l'utile a remplacé l’agréable : tout l'enclos est couvert de vignes chargées d'un raisin délicieux dans la saison. Ces ceps sont appelés « sonomas »; leur produit est exquis, et pourtant les Américains, qui envahissent peu à peu le pays, préfèrent leurs raisins à ceux-là. Ces nouveaux colons, ainsi que nous l'avons déjà dit, sont venus du Missouri et ils ont importé la fabrication du whisky, dont l'usage est très répandu. Ajoutons à cela que, malgré la présence de nombreux moutons et de bœufs très gras dans ces pâturages, la viande préférée est celle du porc. Le jambon et le lard sont excellents, les œufs très abondants, le pain très savoureux, les fruits des pommiers et des poiriers churgent les branches de ces arbres à les rompre,
CAP MENDOCIN
et quand la récolte des plus beaux est faite, ce sont les pourceaux qui se nourrissent du reste. Le raisin blanc sonoma n'est point le seul que l’on récolte dans le pays; il y a aussi du raisin noir très savoureux. Les légumes, le maïs, poussent et mürissent en abondance.
L'aspect de Bodega est très curieux : les maisons sont presque toutes dans le style espagnol du siècle passé. Le vieux fort, appelé Ross, situé sur un plateau non loin des falaises, mérite un examen tout particulier. On doit également regarder avec attention la vieille église grecque, sur le toit de laquelle se dressent des clochers en bois rouge dont la cime est dorée. Ce sont là des souvenirs des siècles écoulés dont nul ne peut raconter l'histoire.
De Bodega, la diligence, — assez rapidement conduite, soit dit en passant, — amène à Petalunca, séparé de San Francisco par une soixantaine de milles seulement. De cette petite ville à la capitale de la Californie, les steamers vont et viennent comme le font ceux de New-York à Boston.
Le touriste va toujours visiter la ville des Deux-Rochers, — Two Rocks, — dont la qualification n’a pas besoin de commentaires, et où les picrres détachées de la montagne et debout dans la mer, servent de refuge aux veaux marins, très abondants sur la côte. Ces animaux sont, à l'heure actuelle, protégés par une loi sur toute l'étendue de la côte. Une loi du même genre défend de troubler la ponte des oiseaux de mer; mais on en fait peu de cas en Californie.
Rien n’est plus facile que d’escalader ces montagnes proéminentes au-dessus de la mer; c'est pour cela que les gens qui font la « chasse aux œufs » s'y rendent fréquemment aux époques de la ponte. Mais peu à peu les oiseaux, dont l'instinct est très remarquable, comprendront qu'ils ne doivent plus nicher là, et ils disparaîtront en se dirigeant sur les iles de l'océan Pacifique.
Tous ceux qui aiment la nature se plaisent dans la contemplation de ces rochers-iles, à la base sombre, aux pierres grises, vers la partie élevée au-dessus de l’eau, et à la cime couverte de guano. Tout le long de la paroi, des algues de mer appendues donnent un aspect des plus gracieux à ces pains de sucre gigantesques.
Le touriste qui ne veut rien perdre de la vue intéressante des côtes de la Californie doit, dès qu'il est arrivé à Marin County, prendre passage à Oloma, sur une embarcation pontée qui le conduira à San, Francisco, située à 15 milles plus bas en descendant vers le sud. Il ne faut point qu'il songe à s’'entasser dans ces voitures mal suspendues traversant un paysage terne et peu pittoresque. Il vaut mieux, de toutes façons, pénétrer dans la baie de San Francisco par voie de mer.
A mesure que l'on approche de cette ville capitale, on a devant soi, sur la gauche, des montagnes géantes dont la hauteur est évaluée à 2,000 pieds. Les cimes des rochers, sur la partie droite, n'ont pas la même élévation. Seul, le pic de Tamalpain est remarquable. Nous voici enfin devant le Golden Gate, — la Porte d'or, — de l'autre côté de laquelle s'élève le rocher d’Alcatras, surmonté par un fortin dont les murailles brillent au soleil. Il y a ensuite l'ilot de los Bugalos, très élevé et couvert de végétation. Le Goat Island, — la roche île de la Chèvre, — fait vis-à-vis à celle d’Alcatras, A droite, on montre le Fort Point, où flotte le drapeau étoilé de l'Union, et derrière cet endroit est celui que l'on nomme Old Presidio.
Enfin voici la ville, San Francisco la dorée, aux clochers pointus, aux monuments déjà célèbres. Dans l'enceinte de ce vaste port, si bien abrité contre les vents, une forêt de mâts s'élève de tous les côtés du centre des navires de tout tonnage amarrés le long des quais, Dans l'autre quartier de la ville, on voit Benicia et le canal de Carquinez, puis le pic de Monte Diablo, au pied duquel on montre la cité assez importante de Oackland. L'atmosphère est d'une telle pureté que le touriste s'imagine apercevoir les maisons dont on lui désigne en effet là-bas, là-bas la place.
L'ensemble le plus exact que l’on puisse avoir de la ville de San Francisco doit être pris du haut de la colline du Télégraphe. Celui qui s'est hissé jusque-là doit être ravi et il l'est effectivement, car il est impossible de ne point se sentir vivement impressionné à la vue de tous ces navires à vapeur, chargés d' passagers et de marchandises, traversant la baie et se rendant d'un point à un autre, en rasant de près tous ces vaisseaux qui viennent de doubler le cap Horn.
Le but de promenade le plus à la mode de San Francisco est le Cliff House, devant lequel sont placés les rochers aux veaux marins, sur lesquels, en eflet, les animaux de cette espèce de mammifères vivent et se multiplient en liberté. Le Cliff House est un hôtel bâti sur la hauteur d’un rocher basaltique, du haut duquel on descend jusque sur le sable du rivage de l'Océan, en suivant un chemin taillé dans le roc. De là on entend aboyer les veaux marins qui se querellent entre eux. On compte ces animaux par centaines sur ces ilots et, à l’aide d'une lunette d'approche, on suit leurs ébats : on aperçoit les mères allaitant leurs jeunes, les mâles pêchant du poisson, et l'on ne dirait pas que, tandis que ces pauvres bêtes se croient aussi en sécurité qu'à 1,000 lieues de la terre, il est certains chasseurs cruels qui se demandent quel bon prix rapporteraient une ou plusieurs peaux de sea seals apportées au marché de la ville.
A 5 milles plus loin, on trouve encore un autre hôtel : celui-ci, c'est l'Occan House, autour duquel le paysage est réellement admirable. Du côté du cap San Pedro, particulièrement, la vue est incomparable. Le canal a 1 mille de largeur et la hauteur des vagues dépasse 15 pieds. Ces flots pressés s'avancent avec la régularité d'un escadron de cavalerie, dont les casques seraient ornés d’une plume blanche flottant dans l’espace. Enfin, parvenue au rivage, cette cavalcade paraît disparaître dans le sable en produisant un bruit terrifiant. On dirait que la terre tremble ou que le rocher va s'écrouler.
Et, chose curieuse à signaler, au delà de ce ressac bruyant, la mer est calme comme le serait un lac enclavé au milieu d’une chaine de montagnes. Les oiseaux chantent dans les bois pendant toutes les intermittences de la vague multiple.
Le grand cap a été scindé de la chaîne de montagnes : entre la terre ferme et cet ilot de pierre on peut, à marée basse, s'en aller sur des pierres devenues récifs, entre lesquelles, quelques heures plus tard, la mer fera rage.
C'est sur ce rocher que la gent ailée de l'océan Pacifique trouve un refuge préféré à tout autre, et elle a déposé sur la crête un guano d'une épaisseur évaluée à plus de 3 mètres. On voit là, quelquefois, des veaux marins, mais en petit nombre, car ils ne s'y sentent pas en sûreté.
Les coquillages sont abondants sur la plage, ainsi que les fucus, dont l'emploi est très fréquent dans la culture des champs. On les fait brûler et on en répand les cendres sur les terres labourées.
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