NEW-YORK
de reiuge aux navires et aux embarcations de tout tonnage.
Remontons encore le long de ce bras de mer et nous trou- verons la rivière de Harlem, qui communique, par le ruisseau nommé Spuyten Duyvil Creek, avec le fleuve Hudson, si bien que ce canal, qui ne doit gien à la main des hommes, sépare entièrement l'ile de Manhattan, où New-York est bâti, du continent américain sur lequel se trouve l'Etat qui porte le nom de la grande cité.
Cette qualification de Manhattan vient d'une tribu de Peaux- Rouges qui habitait ce point du globe à l'époque où les Européens y débarquèrent.
Si nous retournons à l'entrée de la baie de New-York, nous apercevrons, à droite, la Longue- Ile et Coney Island, où les amateurs de plaisir se rendent souvent, à bord des steamboats frétés par des Compagnies, afin d'y manger un « clam bake », autrement dit une soupe aux moules, et s'y livrer aux plaisirs de la danse, Ces divertissements sont très prisés sur ces plages lointaines.
Les côtes de la Longue-Ile, vues de la plage de sable, sont boisées, et çà et là des villages, aux maisons peintes en bleu et ornées de volets verts, émergent du « buisson » pour récréer la vue.
A gauche de la Longue-Ile s'élève « Staten Island », qui fait partie de l'État de New-Jersey.
Les jardins et les parcs ombreux
qui s'élèvent sur les pentes douces