‹ L'Amérique du Nord pittoresque [microforme]Chapitre 74 sur 211 · UNE MATINÉE DE BROUILLARD SUR L'HUDSON · texte numérisé non relu

UNE MATINÉE DE BROUILLARD SUR L'HUDSON

dernier pour prendre congé de Katrina, mais celle-ci ne paraissait pas aussi tendre qu'il l'eût désiré, si bien que le pauvre maître d'école, — qui se croyait à la veille de réussir, — s'en alla :e cœur gros et monta sur « Gun Powder », lequel ne pressait point le pas et allait à l’amble, sans prendre garde aux coups de fouet.

Il longeait les hautes montagnes qui bordent Tarry Town. à ses pieds, la mer de

LE FLEUVE A YOAKERS,

Tappan roulait tranquillement ses ondes noires et clapotantes; le plus profond silence régnait autour de lui. C’est à peine si ie cri mélancolique d'un hibou ou le coassement d'une grenouille se faisait entendre.

Ichabod songeait à toutes les hisioires de revenants qu'on lui avait cornées aux oreilles, car il traversait le pays même e:: l'on disait qu'elles s'étaient passées,

LES HIGHLANDS DE L'HUDSON, + 3o1

Au centre de la route qu'il parcourait s'élevait un majestueux tulipier, qui dominait tous les autres arbres du voisinage, Ses branches noueuses, d'une grosseur prodigieuse, touchaient presque la terre pour se relever ensuite. On l'appelait le « tulipier du Major André», car ce fut presque sous son ombre que l’infortuné

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