PRODUCTION ENTONNES VALEUR EN FRANCS
l'JlOll 1911-12 1910-11 1911-12
Blé. . . . 3.710.000 4.7S8.445 652.960.000 916.987.197
Lin. . . . 685.000 595.000 226.050.000 218.257.500
Avoine . . 590.000 9.50.000 .51.920.000 104. .500.000
Maïs . . . 703.000 8.500.000 79.439.000 960.500. OUO
Totaux 1.010.369.000 2.200.244.697
En général, l'agriculture n'a pas de l)ien éprouvée par la sauterelle; il est vrai qu'on a iedoul)lé,d avance les mesures tondant à son exterminal ion. La dernière c.'im|)agne contre cet acridien a coûté quel(|ues millions au Trcisor public, mais aucun sacrilice n'a été omis pour éviler les dcgàls (|iril aur.iil pu causer.
La grêle a été sans conscqucuce. Elle est, du reste,
peu fréquente et ne produit que rarement des dommages considérables, étant donnée l'immense étendue de Faire de culture comprise dans les provinces de Buenos-Aires, Gordoba, Santa-Fé, Enlre-Piios, Pampa centrale, etc. Bref, on peut dire que le danger de grandes pertes pour la récolte n'existe plus. La superficie ensemencée a été, en 1911, de 24.000.000 d'hectares distribués comme suit :
Blé 7.000.000 d'hcclaros
Maïs 3.500.000 -
Lin 4.500.000 —
Avoine 1.000.000 —
Luzerne et prairie artificielle. 10.000.000 —
Seigle 400.000 —
Vigne 150.000 —
Canne à sucre 85.000 —
Arbres fruitiers et plantes industrielles 800.000
Coton, ramie, mani .... 25.000 —
Divers 20.000 —
La culture par affermag^e.
La culture du blé, du lin et du mais se fait en trois formes, savoir :
a) Par le propriétaire et sa famille, avec ou sans l'aide de travailleurs {peones) ;
6) Sur terre louée, payant la location en espèces ou donnant une j)artie de la récolte en qualité de fermage ;
c) En union du propriétaire, le fermier locataire percevant le 50, 40 ou ;^0 p. 100 de la récolte.
Le capital nécessaire pour qu'une famille puisse exploiter une ferme [chacra) de 100, 60 ou 25 hectares, en y cultivant du blé, du lin et du maïs, et qui
se trouve située dans des terrains voisins des ports, peut être ainsi calculé :
S'il s'agissait de terrains loués, il faudrait déduire la valeur de la terre, de la maison et des clôtures, en laissant de côté le calcul de la valeur de la location comme capital, puisque les paiements se font après la récolte. De façon que le capital serait, en tel cas, de 950 $ pour une ferme [chacra) de 100 hectares, de 745 § pour une de 50 hectares et de 582 § pour une de 25 hectares. Les loyers de bonnes terres pour l'agriculture peuvent être calculés de 1 § 50 à 5 3 l'hectare par an, selon la situation des fermes, voisinages des fleuves, chemins de fer et ports.
Quand l'agriculteur travaille comme associé du propriétaire, il en reçoit les machines et outils, les bêtes de somme et la semence, et il doit faire la semaille personnellement ou aidé par sa famille. La récolte vendue et ses frais déduits, le bénéfice est partagé entre le propriétaire et l'agriculteur dans les conditions préalablement fixées.
La famille et le travail des fermes.
Un homme et sa famille peuvent cultiver n'importe lequel des trois tyj)es de fermes et obtenir, en années normales, la terre étant bien travaillée, un rendement de 1.000 kilogrammes de blé, de 2.000 kilogrammes de maïs ou de 900 kilogrammes de lin, par hectare.
Le bénéfice net dépend du coût de production et du rendement de chaque récolte. Ces deux facteurs varient à l'infini, s'agissant de cultures aussi extensives comme celles qui se pratiquent dans ce pays.
182 L AMèniOtE LAtî^CE
où, à côté des exploitations agricoles, se trouvent des centaines de milliers d'hectares de terre vierge et bon marché, dans laquelle il ne sufï'it que de jeter la semence après un labourage superficiel pour obtenir une récolte magnifique. Dans des conditions aussi favorables, et grâce à la machinerie agiicole qui permet de cultiver de grandes étendues avec peu de bras, l'agriculteur a toujours des probabilités de succès. C'est justement pour cette raison que les cultures ont augmenté aussi extraordinairement dans ces dernières années, soit dans des terres vierges divisées et vendues par le propriétaire à des prix et des conditions très accessibles, soit dans des terres louées pour quatre ou cinq ans, le loyer étant payé en espèces ou avec un tant de la récolte à la fin de chaque année.
Les résultats du travail ag-rîcole.
Pour se rendre compte des résultats qUe l'on peut obtenir, il faut considérer que, si d'un côté il y a des terres de peu de rendement et des récoltes désastreuses dans les meilleures terres, de l'autre, il y a les rendements de 1.500 à 2.000 kilogrammes de blé, de 3.500 à 4.000 de maïs et de 900 à 1.200 de lin par hectare, dans des terres n'ayant pas besoin d'irrigation ou d'engrais, rendements qui, en outre, ne sont pas du tout exceptionnels.
L'orge et l'avoine.
Leur culture peut se faire avec succès dans les mêmes régions que pour le blé, et dans d'autres
avec des terres moins fertiles, en obtenant des rendements élevés, et ces bénéfices différant très peu de ceux rapportés par le blé.
Textiles. — Coton.
La culture du coton tend à se développer dans les territoires du Chaco, de Formosa et de Misiones, et aussi dans la province de Corrientes. La région septentrionale de la République se prête admirablement à cette culture destinée à un bel avenir.
Les excellents résultats laissés par celte exploitation dans les terres du Chaco et de Misiones, si extraordinairement favorables, et la situation actuelle de ce produit dans le marché universel, ont été comme une révélation de l'importance de cette culture pour la République Argentine.
Il y a des textiles indigènes, tels que le Khagnar, Karaguata et Palma-Karandag , (jui couvrent de grandes extensions dans certaines régions du pays et peuvent fournir des fibres qui ne sont pas à dédaigner. Leur utilisation donnera lieu à une industrie rémunératrice dont l'avenir est intimement lié avec raccroissenienl de la population et les progrès dans les moyens de transport.
Plantes rourras"ères. — Luzerne.
La culture des plantes fouriagères, et spécialement celle de hi lu/.eine, augmente rapidement et donne lieu à une consifkîrable occupation de bras pour les travaux de préparation de la terre, pour la