TERRE-NEUVE
épaisse ou une tempête de neige Tenveloppent, et rhomme s'égare et succombe à la peine sous la triple étreinte de la faim, du froid et de la fatigue. » Id., ibid,
La pèche de la morue est toujours Tindustrie principale, a l*àme » de la colonie. Les Terre-Neuviens n'y prennent qu'une part modeste : les Anglais, les Américains, les Français surtout, y capturent ensemble 185000 à 200000 tonnes de morue par saison, soit une valeur de 75 à 80 millions de francs. Le gouvern»)ment français encourage par des primes (50 francs par matelot, 12 à 20 francs par quintal métrique de poisson) la pèche sur les bancs, qui prépare à notre marine de guerre des recrues éprouvées. — La pèche du hareng occupe près de 200 navires, montés par 10000 marins environ ; la pèche des phoques est en décadence ; la capture de 700000 phoques (1830) est tombée à 200000 (1882). Les Terre- Neuviens ont entrepris avec succès le repeuplement des eaux par la pisciculture; leur établissement de l'Ile Dildo, dans la baie delà Trinité, « distribue par centaines de millions le naissin des iirorues et des homards. »