‹ L'AmériqueChapitre 5 sur 113 · L. Lanier · texte numérisé non relu

L. Lanier

LECniBES ET AlLYSES DE 6(06IIAPIini

AMÉRIQUE (géographie générale)

L'Amérique, Nouveau-ContiDent oa Nouveau-Monde, est une des cinq

Sarties du monde. Elle forme une lie, enveloppée à rouest par le Grandicéan, qui la sépare de l'Asie; — k Test par l'Atlantique, qui la sépare de rÊurope et de rÂfrique; — au nord par la mer Glaciale arctique. Elle occupe une partie de l'hémisphère qui fdit face à celui que remplit l'ancien continent, Europe, Asie. Afrique. Sa plus grande longueur, du cap du Prince-de-Galles au cap Horn, est de 18,000 kilom. Le nouveau continent se compose de deux presqu'îles, rattachées par un isthme long de 2,800 kilom., et large, dans la partie la plus resserrée, de 45 kilom. De là, la distinction géographique des trois Amériques : du Nordj Centrakj du Sud. La situation astronomique est la suivante : 55o58'40'' de lat. S., et 65» 33' 30' de lat. N.; 690 36'24'' et 170o 19' 20" de long. 0. de Paris.

La forme de l'Amérique du Nord est très irrégulière : à Test, l'océan Atlantique forme trois visles golfes : baie de Baffin, golfe du Mexique^ mer des Antilles; le littoral est très découpé, les Iles nombreuses (Terre- Neuve, les Lucayes, les Antilles, etc. .\ l'ouest le Pacifique creuse la mer Vermeille; les îles sont Vancouver, Varchipel de la Reine-Charlotte^ les Aléoutes, etc. Au nord, l'Océan polaire est couvert d'une multitude d'iles, Varchipel arctique,

L'Amérique du Sud a des contours moins brisés, et peu d'Iles importantes, à l'exception de la Terre de Feu, des Ues Falkland et de Varch, de Chiloi, dans l'extrême sud.

Le continent américain est bordé à l'ouest plutôt que traversé par un immense système de montagnes qui s'^ développe dans toute sa longueur, depuis le cercle polaire jusqu'au détroit de Magellan; tantôt se redressant en vives arêtes, tantôt s'élargissant en plateaux Qanqués de terrasses parallèles et de chaînons escarpés; on le nomme Rochy mountains f montagnes Rocheuses) aux Etats-Unis; Sierra Ifadre au Mexique; Coràilkrû de los Andes (Cordillère des Andes) dans la péninsule méridionale.

D'autres chaînes ou plateaux existent à l'est en dehors de la grande Cordillère. On a réduit à sept les groupes distincts qui forment l'ossature du continent tout entier : l® système des montagnes Rocheuses; 2<> système mexicain; 3» système central; 4<> système des AUeghanys, dans l'Amérique du Nord; — 5» système des Andes; 6« système de Parttna, entre rOrénoque et l'Amazone ; 7» système brésilien, entre l'Amazone, le Parana et l'Atlantique. Les montagnes sont volcaniques; quelques cratères sont

toujours actifs. Les plus har.ts sommets sont VAconcagua (Chili, 6654 m.) et le Chimborazo (Equateur, 6530). Quinze pics environ dépassent 5500 mètres. Montueuse à l'ouest, rAmërique est, dans la partie onentale, occupée par d'immenses plaines inclinées vers l'Atlantique ; telles sont les terres froides et humides de la NouYelle-Angleterre, les savanes ou prairies du Mississipi, les lUmos de rOrénoque, les selvas de l'Amazone, les pampas du Parana et de la Patagonie.

Les cours d'eau qui ont une issue vers la mer se distribuent en trois versants : \^ Her polaire et baie d'Hudson : bassins du Mackensie (4000 kilom.) et des Saskatchaouan (3500 kilom.);— 2o Brand-Ooèaii Pacifique : bassins du Youkon (3500 Kilom.): du Fraser (1250 kilom.) de VOrégon (2500 kilom.); du Colorado de l'ouest (2500 kilom.). — 30 Atlantique : bassins du Saint-Laurent (3500 kilom.); du Mississipi (5500 kilom.); du rio Bravo det Norte (3 500 kilom.); du rio Magdalena (1600 kilom.); de ÏOrénoque (2400 kilom.); de l'Amazone (5300 kilom.); du rio San Francisco brésilien (2900 kilom.); du Rio de la Piaio (5000 kilom.).

La division générale de l'Amérique en plateaux montagneux très élevés et en plaines très basses, explique, suivant Malte-Brun, le contraste entre deux climats très différents et pourtant très rapprochés. Le Pérou, Quito, Mexico jouissent d'une température printanière, tandis qu'à peu de lieues la chaleur malsaine étouffe l'habitant des ports de Vera-iiruz ou de Guayaquil. Humboldt attribue la douceur relative du climat des plaines basses aux courants d'eau froids de la mer, à l'abondance des sources et des fleuves^ à la présence des forêts impénétrables remplies de rivières, à la proximité des régions polaires.

n. GÉOGRAPHIE POUTIQUE.

L'Amérique^ peuplée au moment de sa découverte par Christophe Colomb (1492), d'Indiens peu nombreux, disséminés, incultes pour la plupart, est devenue par l'immigration et la colonisation une ter^e européenne. Espagnols, Portugais, Français, Hollandais, Anglais, Allemands, Italiens, Scandinaves, Chinois même y ont successivement ou ensemble fondé des établissements à l'image de leurs métropoles. Aujourd'hui, organisés et émancipés, les Etats américains vivent de leur vie propre, politiquement indépendants, sauf quelques rares colonies que l'Angleterre, l'Espagne, la France, la Hollande et le Danemark y conservent encore.

La superficie totale du Nouveau Monde, suivant Behm et Wagner, est de 41832213 kilom. carrés (Amérique du Nord, 19817305; — Amérique centrale, 547308; — Amérique du Sud, 17732117; îles de l'Amérique avec le Grognland, 3735483). — Le développement des côtes est de 77500 kilomètres. — La population approximative s'élève (1896) i 126 millions d'habitants, ainsi répartis:

1° Dans l'Amérique anglo-saxonne : 67 millions de blancs et métis; 7500000 noirs et gens de couleur; 500000 Indiens;

2o Dans l'Amérique latine: 33 millions de blancs et métis; 15 millions de noirs et gens de couleur; 2 millions d'Indiens.

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